Alain Millot, trois mois après

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

À Dijon, il symbolisait “la force tranquille”. Depuis la nomination de François Rebsamen au poste de ministre du Travail, a revêtu l’écharpe de maire de la ville de Dijon. Après trois mois d’exercice, chacun s’accorde à dire que l’ancien premier adjoint a pris la mesure de la fonction.

Une nouvelle méthode

“Merci pour votre confiance. Je ferai tout pour me montrer digne de l’honneur que vous me faites”. Lorsqu’il monte pour la première fois sur l’estrade de la salle de Flore, la salle des conseils municipaux, Alain Millot assure qu’il sera le maire de “tous les Dijonnais”. “Sans servir un clan ou une clientèle”. Nous sommes alors le 5 avril 2014, tout juste une semaine après les résultats définitifs des élections municipales. a bien été reconduit par la majorité des Dijonnais, mais il a entre-temps été appelé rue de Grenelle pour occuper le poste de ministre du Travail.

Fin juin, il était de retour avec son collègue Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture. “Alain Millot est désormais plus qu’un maire par intérim, c’est un maire”, nous assure-t-il en marge de son déplacement. La veille, François Rebsamen était assis en face de lui, lors du conseil de communauté. “Il a réussi la transmission de flambeau”, poursuit le ministre du Travail. “Le vote, symbolique, permettant à la communauté d’agglomération de devenir communauté urbaine montre qu’il s’est installé, qu’il a la confiance des autres maires”.

Autour du maire ce jour, son entourage s’affaire à prendre quelques clichés. Pour sa page Facebook. Son cabinet a en effet très rapidement décidé d’ouvrir une page pour celui qui était jusque là totalement absent des réseaux sociaux. Les albums photo s’y enchaînent. “C’est vrai qu’au début, il nous a faire courir alors que nous devions gérer l’installation des nouveaux élus”, confie un proche. “C’est dans sa nature d’aller à la rencontre des gens, de boire un café avec eux, de discuter”, ajoute une adjointe.

L’anniversaire d’un bar de la rue Jean-Jacques Rousseau, une kermesse de quartier. Sans cravate la plupart du temps, veste jetée sur l’épaule, les photos sur le réseau social se multiplient. À la maison des associations de la ville de Dijon, plusieurs présidents louent la proximité du maire : “Il continue ce qu’il faisait en tant que premier adjoint”, notent-ils. “Il a toujours été très proche et imprime un nouveau style, moins austère”. Et François Rebsamen d’acquiescer : “Je travaille avec lui depuis vingt ans, il ne m’a jamais fait défaut. C’est un homme politique proche des gens. Il a une qualité formidable qui est ce sens de la proximité, il aime les gens, il est sincère dans toutes ses actions”.

Une rentrée qui s’annonce chargée

“Je pense avoir toujours été comme cela”, concède-t-il. “C’est vrai que chaque week-end, je suis ici et là, mais c’est un besoin, un plaisir même. Si à un moment donné je commençais à trop fatiguer, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. Je me suis engagé à accepter le poste le temps qu’il faudra. On ne doit jamais dire ‘jamais’, mais il est hors de question pour l’instant de m’imposer à un moment ou un autre”. Reste que beaucoup n’ont pas oublié que ce n’est pas vraiment lui qu’ils ont élu. “Démocratiquement et moralement, la manœuvre est insupportable”, assurait alors Laurent Bourguignat, conseiller municipal UMP. Tout en saluant une personne “affable, sérieuse, et travailleuse”.

Désormais, c’est à qu’incombe la tâche de conduire l’opposition, du moins au conseil municipal de la ville. “C’est un groupe avec différents courants qu’il fallait fédérer”, reconnaît-elle. Vendredi 11 juillet 2014, les différents élus de l’UMP ou de l’UDI se réuniront pour tracer un premier bilan. “Je n’ai jamais travaillé avec François Rebsamen, mais on m’a décrit une personne parfois vindicative. Alain Millot est clairement un homme de dossiers, à l’écoute. Mais dans le fond, la gouvernance est la même : les adjoints sont pour la plupart des conseillers sortants, François Rebsamen dirige toujours la ville. Lors des conseils, il envoie ses instructions à Alain Millot par SMS”.

“Dès que je peux, je reviens à Dijon, je me mets dans les pas d’Alain”, répond François Rebsamen. “Je ne suis pas en contact quotidiennement avec lui, plusieurs fois par semaine c’est sûr”. D’autant que les dossiers sont nombreux. L’opposition a ainsi multiplié ses interventions sur les finances et les subventions diverses. Emmanuel Bichot et Stéphane Chevalier en tête. “J’ai une méthode de management qui donne la part belle au participatif : chacun intervient sur son domaine de compétences ou l’appartenance à un quartier”, assure Anne Erschens.

Quitte à laisser un peu sur la touche Alain Houpert, qui a pourtant conduit la liste. “Je ne fais rien seule, c’est tout à fait normal”, explique-t-elle. “Alain [Houpert] est actuellement en campagne pour les sénatoriales, il se positionnera plus après la campagne”. Au mois de septembre donc. Et d’ici là,  les sujets ne devraient pas manquer à en croire Alain Millot. “Je suis entouré d’une équipe d’hommes et de femmes qui prennent leur poste très à cœur, qui piaffent d’impatience. J’ai beau leur dire que nous avons six ans devant nous, ils veulent tout faire maintenant. C’est encourageant de devoir calmer les ardeurs”.

Les commentaires sont clos.

  1. Bien, bien mais on attend de grands et ambitieux projets fédérateurs

    Dijon Autrement le vendredi 11 juillet 2014 à 9h25

  2. Dites donc le miroir, on vous a connu plus incisifs. Là, c’est sûr que ca va pas fâcher

    Vert de terre le vendredi 11 juillet 2014 à 13h36

  3. Je vous en supplie, relisez-vous ! Corrigez ces fautes d’orthographe qui discréditent votre propos : on dirait une feuille de chou locale souvent moquée pour ça… J’ai l’impression qu’il y en a de plus en plus – en tout cas, cet article en est truffé.

    Alma le vendredi 11 juillet 2014 à 17h45

  4. Attention Danger: la 6ème préoccupation (sixième adjoint)de l’équipe(?) municipale est la dite-“Cité de la Gastronomie”(tm), sous-facturée et éventuel futur fiasco politico-financier et tombeau de l’équipe en place

    Anonyme le dimanche 13 juillet 2014 à 8h36

  5. allez ! allez !!! un peu de courage monsieur le maire ; quand repondrez-vous a la demande d’audience des usagers du credit municipal , allez vous faire comme votre predecesseur appliquer “l’omerta” et les insultes et vous gaver du mot democratie sans jamais la respecter ; a votre entiere disposition pour mettre carte sur table , quand ????? quant a miroir mag , quand oserez-vous poser les questions qui genent ; telle celle des 65 millions d’euros de fonds sociaux qui risquent de disparaitre dans la caisse de la banque dexia !!!!! ?????

    mangione daniel le jeudi 17 juillet 2014 à 9h49