Grand Dijon : Des horaires décalés pour fluidifier la circulation ?

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Qui n’a jamais râlé, pesté, peut-être même insulté le conducteur de la voiture devant lui ? Les bouchons sont le lot quotidien de nombreux automobilistes. Et si, pour pallier ce problème, souvent générateur de stress et de mauvaise humeur, on décidait de décaler les horaires d’une partie des usagers de la route. L’idée s’applique déjà dans des villes comme Rennes, en Bretagne, et Dijon y pense très fortement.

Il ne s’agit pour l’instant que d’une note, qui circule auprès des élus, mais , l’adjoint au maire de Dijon en charge des transports ne cache pas son impatience de la voir s’appliquer. D’ici quelques années, voire quelques mois, il espère dire adieu aux longues files d’attente devant les feux tricolores ou aux tramways surchargés. Sa solution ? Étudier avec l’université de Bourgogne ou le Centre hospitalier universitaire la possibilité de décaler de quelques minutes le début des cours ou des prises de fonction.

En dix minutes, un carrefour peut-être totalement saturé

“C’est une bonne solution qui s’applique déjà dans plusieurs villes comme Rennes, Poitiers ou Montpellier”, souligne Dominique Royoux, président de l’association Tempo territorial, qui travaille beaucoup sur ces questions de coordinations des horaires au sein des villes. “Cette méthode offre plus de fluidité et permet aussi aux gens de ne pas abandonner les transports en commun si ceux-ci sont trop chargés”. Chacun y serait gagnant donc.

Du côté de la ville de Dijon, on estime que cette solution serait aussi la moins coûteuse pour le contribuable : “Des associations nous ont demandé d’acheter de nouvelles rames, mais elles seraient inexploitées le reste du temps. D’autres souhaitent redimensionner à la hausse les voiries”, explique André Gervais. Avec cette solution, pas besoin d’investissement dans l’immédiat. “Au PC circulation de la ville de Dijon, on se rend bien compte de l’ampleur de la problématique. En dix minutes, un carrefour peut-être totalement saturé. Et quinze minutes plus tard, d’une grande fluidité”.

Reste alors à convaincre. Et là, la partie ne semble pas gagnée. “Nous tentons d’appliquer ce dispositif depuis plusieurs années en Île-de-France, mais il faut, dans tous les cas, une incitation financière particulière”, considère Fabrice Morenon, directeur des affaires publiques de Gares et Connexions. “Le passage de la théorie à l’acte individuel est très compliqué, la nature humaine est comme cela”.

Rien de bien optimiste donc alors que les discussions, à Dijon, n’ont pas encore débuté. “L’université est très réactive”, répond André Gervais, comme pour se rassurer. “C’est une question de bon sens. Lorsque vous allez faire vos courses, vous faites en sorte de ne pas y aller en pleine heure de pointe. Là, il s’agira de faire de même”.

Les commentaires sont clos.

  1. La semaine de 4 jours à 32 heures pour tou-te-s!

    Dijon Autrement le vendredi 4 juillet 2014 à 9h50

  2. Tout à fait d’accord pour l’étalonnage des horaires de prise de fonction. Cela sera un plus pour ceux qui habitent dans la banlieu dijonnaire (nb de TER restreint donc on prend la voiture.

    Titine le vendredi 4 juillet 2014 à 10h05

  3. la plupart des gens prennent leur voiture mais : sur 5 places il n y a que celle du conducteur alors pourquoi prendre une voiture avec les bus et tram certes il y a des horaires moi je travaillais à longvic et prenait le bus très rapide agréable.quand les gens prendront conscience qu au lieu d encombrer les rues en voiture il vaut mieux vérifier son parcours et modifier son mode de transport.de plus aucun automobiliste ou très peu respecte dans un carrefour de ne pas s engager s il est encombré.

    markitto le vendredi 4 juillet 2014 à 11h01

  4. Moi, je me rappelle, quand j’allais à la fac, il suffisait que je parte 3-4 minutes en retard pour me retrouver dans les bouchons… C’était hallucinant.

    CamilleG le vendredi 4 juillet 2014 à 11h28

  5. Pourquoi les 2 roues motorisés ne sont-ils jamais pris en comptes ? Le stationnement organisé n’est pas suffisant et les aménagements urbains empêchent souvent de dépasser les voitures (voir par exemple, les voies de circulation trop étroites le long du réseau du tram comme le Bvd De Brosses). L’impact positif sur le trafic est le même que pour le vélo. L’impact écologique est moins significatif (mais il existe) et le vélo n’est pas adapté à toutes les distances.

    Paco le lundi 7 juillet 2014 à 11h56

  6. Fluidifier la circulation… Qui pourra me faire croire qu’il s’agit d’une priorité de M. Gervais lorsque l’on voit comment il (?) a profité des travaux du tram pour modifier de façon stupide et honteuse (pour l’écologie) la circulation à Dijon. Les voies se sont rétrécies, les zones vertes sont devenues … rouges, etc. ? Bien difficile de prendre au sérieux des personnes aussi irresponsables (et acharnées contre les automobilistes!) qui ont réussi à presque multiplier par deux notre temps de trajet, en peu de temps.

    B. Germain le mercredi 9 juillet 2014 à 15h55