Municipales : Quand l’adjoint aux finances de Dijon répond à E. Bichot

Visiblement, la campagne pour les Municipales 2014 à Dijon est bel et bien lancée. Alors que l’un des candidats UMP Emmanuel Bichot dénonçait fin août les augmentations d’impôts imposées par l’actuelle mairie socialiste, l’adjoint à la mairie délégué aux finances Georges Maglica n’a pas manqué de lui répondre par voie de presse.

Et pour tacler son adversaire, l’élu a tout simplement comparé les taux d’augmentation d’impôts de la municipalité et ceux du conseil général de Côte-d’Or, où siège par ailleurs Emmanuel Bichot. Et d’en conclure rapidement “qu’Emmanuel Bichot peut se féliciter d’une réussite rare : trahir ses promesses de campagne à l’instant où il les prononce !”.

En effet, celui-ci s’est prononcé en faveur “d’une augmentation historique de 12% du taux de la taxe foncière du Département”, pendant que la ville de Dijon se limitait à une augmentation de 1%”.

Ci-dessous, le communiqué dans son intégralité.

Réponse de Georges MAGLICA au communiqué de presse d’Emmanuel BICHOT “Stop aux augmentations d’impôts à Dijon !”

Emmanuel Bichot peut se féliciter d’une réussite rare : trahir ses promesses de campagne à l’instant où il les prononce !

Il prend l’engagement de ne pas augmenter les impôts des Dijonnais… en omettant de préciser que les Dijonnais lui devront en octobre 2013 la plus forte augmentation fiscale depuis des décennies !

En effet, dans une période difficile économiquement pour les ménages, la ville de Dijon et le Grand Dijon ont fait les efforts de gestion nécessaires pour limiter l’évolution de leur fiscalité à +1%, afin de préserver au maximum le pouvoir d’achat des contribuables.

Ce souci n’est pas partagé par tous, puisque Monsieur Bichot, vice-président aux finances du Conseil général a fait voter une augmentation historique de 12% du taux de la taxe foncière du Département. Ainsi, c’est en moyenne 65 € par foyer de plus que les Dijonnais devront verser en cette fin d’année au Conseil général (et bien plus pour les propriétaires de maisons, pavillons…).

Il est vrai que cette augmentation massive des impôts est sans doute rendue nécessaire par une gestion hasardeuse. Ainsi, le magazine Le Point, dans une étude de juin dernier, classe le Conseil général de la Côte-d’Or comme le quatrième département le plus mal géré de France (98ème sur 101). Emmanuel Bichot entend sans doute appliquer à la mairie de Dijon ce qu’il n’a pas su faire au Conseil général de la Côte-d’Or, où les dépenses de communication progressent de 10% par an, où les frais de mission par élu sont près de 5 fois supérieurs à ceux de la ville de Dijon, etc… (source : Le Figaro).

La municipalité de Dijon a rigoureusement tenu l’engagement réaliste qu’elle a pris en 2008 auprès des Dijonnais, celui d’une augmentation des taux d’imposition moins rapide que l’inflation. La gestion d’une grande ville, dans une période où il faut à la fois maintenir la qualité des services publics et préserver le pouvoir d’achat des habitants, est un exercice sérieux qui demande bien plus que des promesses tapageuses et des communiqués de presse quotidiens.”

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