Center Parcs en Saône-et-Loire : EELV pointe la “schizophrénie” du conseil régional de Bourgogne

Lors de la session du conseil régional de Bourgogne du lundi 30 juin, le groupe Europe-écologie – Les Verts a quitté l’hémicycle à propos du dossier . “L’investissement public de 74 millions d’euros représente un coût disproportionné eu égard aux finances régionales”, note Philippe Hervieu, vice-président EELV du conseil régional de Bourgogne.

“Présenter un tel dossier le jour-même où les élus régionaux votaient une stratégie régionale de la biodiversité et où la vice-présidente en charge du tourisme réaffirmait son attachement à un tourisme régional durable et de qualité, soucieux de la préservation des sites naturels, est d’une totale schizophrénie”.

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Lors de la session plénière du conseil régional de Bourgogne du lundi 30 juin, le groupe Europe Ecologie- les Verts a quitté l’hémicycle à propos du dossier Center Parcs. En effet, les élus écologistes ont demandé un vote solennel des conseillers régionaux, vote qui leur a été refusé par le Président. C’est un déni de démocratie.

Le projet d’installation d’un Center Parc sur la commune du Rousset en Saône-et-Loire, qui prévoit la construction d’une bulle tropicale dans le sud Morvan chauffée toute l’année à 29°C, est une hérésie environnementale. D’autant que celle-ci sera construite sur une zone naturelle sensible et en lisière d’une zone Natura 2000.

L’investissement public de 74 millions d’euros représente un coût disproportionné eu égard aux finances régionales. Le modèle économique est très incertain, les risques sont assumés essentiellement par les collectivités alors même que le retour en emploi prétexté est faible.

Présenter un tel dossier le jour-même où les élus régionaux votaient une stratégie régionale de la biodiversité et où la vice-présidente en charge du tourisme réaffirmait son attachement à un tourisme régional durable et de qualité, soucieux de la préservation des sites naturels, est d’une totale schizophrénie.”

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