La nouvelle vie de l’aéroport Dijon-Bourgogne

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Pilotes ou voyageurs, soyez rassurés. Après le 31 août 2014, vous pourrez toujours décoller ou atterrir sur le tarmac de l’. A l’issue d’une année de rebondissements et de polémiques, le Grand Dijon et le viennent de voter officiellement la reprise de la gestion de la structure. À vitesse réduite, mais pas vraiment à moindre coût.

Une semi-résurrection

Il y a eu la compétition avec l’aéroport de Dole. Il y a eu les déficits d’exploitation. Les menaces de retraits de la Chambre de commerce de Côte-d’Or – autorité gestionnaire depuis plus de dix ans -, dont l’équipement lui coûte plus d’un million d’euros chaque année, le retrait polémique du conseil général de Côte-d’Or dans le soutien financier, et enfin le départ de la base militaire aérienne 102. Enfin, la piste avortée d’une délégation de service public, toujours trop peu rentable. Et après une année pour le moins compliquée, la CCI 21 a annoncé qu’elle rendrait définitivement les clefs le 28 mai 2014, date de la fin de son contrat de gestion.

Que fallait-il faire ? Accepter la fermeture pure et simple de l’aéroport ? Pour le Grand Dijon et le conseil régional de Bourgogne, co-financeurs historiques de la structure, impossible. Malgré un manque de rentabilité flagrant (trop peu de passagers, des destinations peu attractives), les deux collectivités considèrent la présence d’un aéroport comme vitale pour l’attractivité économique du territoire. Tant pour les fortunés particuliers et professionnels qui y atterrissent que pour les entreprises bourguignonnes qui souhaitent l’emprunter lors de leurs déplacements.

Profitant d’un ultime délai d’exploitation jusqu’au 31 août concédé par la CCI – date à laquelle elle licenciera les personnels et rendra toutes les clefs -, le Grand Dijon et le conseil régional viennent de s’accorder sur la création d’un syndicat mixte. À partir du 1er septembre, les deux collectivités seront cogérantes du site, pour une activité minimum.

545 000 € de budget annuel

“On va commencer petit”, s’explique , maire de Dijon. Seulement une poignée d’emplois sont en effet prévus pour maintenir l’activité, avec quatre agents et trois pompiers inscrits au budget prévisionnel, pour lesquels a assuré avoir demandé que “priorité soit donnée aux personnels licenciés”.

Mais avant de démarrer l’activité de ce microaéroport, outil appartenant désormais totalement aux collectivités, il faut déjà rembourser le dernier déficit d’activité : 576 000 €, partagés équitablement entre la CCI, le Grand Dijon et le conseil régional de Bourgogne. Puis le nouveau dispositif prévoit un budget de fonctionnement de 545 000 € par an, abondé notamment par 300 000 € partagés par la région et l’agglomération, ainsi que par la redevance de titres aéronautiques.

Pour les écologistes comme pour l’opposition de droite, ce n’est une nouvelle fois “pas raisonnable”. En témoigne le conseiller municipal dijonnais d’opposition Laurent Bourguignat, pointant des coûts supplémentaires non chiffrés : “La poursuite de l’activité suppose non seulement de nouveaux déficits d’exploitation, mais aussi de nouveaux investissements sur l’aéroport : mise aux normes incendie, rachat du matériel militaire nécessaire à l’exploitation…”

Créé pour une durée illimitée, le syndicat mixte bénéficiera pour le dernier trimestre 2014 d’une dotation exceptionnelle de 100 000 € partagée par les deux collectivités, afin d’être certaine de pouvoir débuter son activité à la rentrée.

Les commentaires sont clos.

  1. Le ville de Dijon étant devenue ville de la gastronomie, je pense que l’aérodrome ne doit pas fermer. Au contraire il peut nous amener de nouveaux touristes étrangers.

    MARIE le jeudi 3 juillet 2014 à 10h29

  2. Bonjour,
    D’accord avec Marie.
    Ce qui est inquiétant, c’est que ce syndicat mixte est fait des mêmes personnes qui sont à l’origine du premier fiasco de cet aéroport, et qui plus est, ne connaissent strictement rien dans ce domaine.
    Si l’on ne prends pas un vrai directeur d’aéroport, qui a les compétences de l’aéroportuaire et surtout de l’aviation privée et aviation d’affaires, ainsi qu’un commercial qui a les mêmes compétences, et que l’on ne donne pas de budget puisque dans tout les articles de journaux on parle de développement,le problème sera le même. C’est déjà en partie à cause de cela que tout à capoté. A bon entendeur.

    Gérard Menvussa le jeudi 3 juillet 2014 à 10h51

  3. Très bonne initiative. On ne ré-ouvre pas un aéroport fermé, tandis que maintenir une activité minimale permettra de réfléchir sereinement aux différentes options. 500 k€ de budget, ce n’est pas énorme, surtout si ça comprend les 7 salaires chargés.

    Aime le jeudi 3 juillet 2014 à 10h56

  4. Quel est le coût par passager pour la collectivité?

    Dijon Autrement le jeudi 3 juillet 2014 à 13h37

  5. Le coût pour la collectivité sera toujours moindre que celui de Dôle… Et il faut raisonner en valeur de passager. Le touriste qui prend Ryanair n’apporte auquel valeur à sa région d’origine. Il lui coûte juste.

    Aime le jeudi 3 juillet 2014 à 18h37

  6. Cool! :)

    CamilleG le vendredi 4 juillet 2014 à 11h25

  7. Quel est le coût pour la collectivité par passager ?…

    Le total des dépenses publiques pour cet aéroprt est énorme ces dernières années. Mis en face, le nombre d’emplois créés et maintenus est ridicule. Idem la plus-value pour le territorie.

    Quand regroupe-t-on Dijon et Dôle pour un aéroport unique ???

    Quand se pose-t-on la question de la suffisance des aéroports de Lyon et Paris pour les vols moyens et longs courriers ?

    Chaque grande ville veut son aéroport, est-ce vraiment efficace ?

    Alexandre le vendredi 4 juillet 2014 à 23h21

  8. Bonjour,
    Pour Alexandre et Dijon autrement. Il faut arrêter d’être idiot ou faire celui qui ne comprends rien. Beaucoup de choses sont dites sur différents sites, alors allez jeter un oeil et arrêtez de parler toujours de la même chose : le coût pour la collectivité par passager!!!!!
    Avez vous posez ces questions à la SNCF, déficitaire depuis des décennies, au conseil régional qui prévoit un budget transport de 180 millions d’euros pour les RER, qui ne rapporte rien bien au contraire.
    Le budget de l’aéroport représente seulement 1% de cette somme, mais pour de grosses retombées économiques locales que vous ne pouvez même pas imaginer. Vous intervenez sur un dossier que vous ne connaissez pas. Demandez donc à Mr Sauvadet ce que coûte son parc à Alésia, dans lequel il vient de remettre 3 millions d’euros pour son déficit, suite à un rapport de la cour des comptes. Demandez donc à la mairie de Dijon, pourquoi le budget de l’auditorium de Dijon est de 10,5 millions d’euros, déficitaire et comblez à 67% par la ville de Dijon. J’ai plein d’exemple comme ceux là, mais cela ne vous choque pas. Quand à Dole, qui fonctionne à coup de subventions illégales accordées par Mr Perny, président du conseil général du Jura, subventions non votées et non acceptées par Bruxelles. En core une petite couche pour les guignols : Dole est situé face à Solvay, classé très haut risque Seveso, et inondable à 70%, pas de capacité hôtelière, une piste, pas de norme ISO, etc…
    A Dijon, 2 pistes, norme ISO en vigueur, capacité hôtelière,Dijon qui sera la première cité gastronomique de France, l’attente du classement des climats de Bourgogne à l’Unesco, et la capacité touristique de notre région. Je crois qu’il n’y a pas photo sur le choix où doit être cet aéroport. Concernant les retombées économiques locales, elles sont importantes quand vous savez que beaucoup de jets privés viennent à Dijon. Les passagers restent par fois une semaine et dépensent beaucoup d’argent dans les hôtels, restaurants, domaines viticoles, magasins divers, etc…Cela est du domaine du réel, et à Dole cela n’est pas du tout pareil, car les gens qui partent de cet aéroport en réalité vont dépenser leur argent ailleurs, et avec le système actuel de Mr Perny, plus il y a de passagers, plus cela coûte en subventions, payé par les Jurassiens. Sachez donc de quoi vous parlez quand vous posez des questions.Le problème majeur dans tout cela est que le projet Renaissance aurait été parfait, s’il n’avait pas été géré par des guignols et des incapables qui n’ont aucune connaissance aéroportuaire. Et en ce qui concerne le syndicat mixte, qui prendra le relais en Septembre afin de conserver les jets privés et l’aviation d’affaires, malheureusement il va en être de même car on retrouve les mêmes guignols aux commandes, et toujours aucune personne qui a des connaissances aéroportuaires, pas de directeur, pas de commercial pour développer, puisque c’est le but recherché. Il y a eu une réunion dernièrement, mais aucune personne ayant ces compétences aéroportuaires n’a été invitée à cette réunion. Bref, cela sera donc géré encore une fois par des bureaucrates de mairie, du conseil régional, de la région, qui ne seront pas sur place et décideront donc de ce qui est bon ou pas, sans rien y connaitre et prendront donc les mêmes décisions aussi mauvaises,que leur prédécesseurs. A croire que cela n’a pas servi de leçon. Pourquoi ne pas faire appel à un groupe privé comme SNC Lavalin qui gère 15 plateformes aéroportuaire en France, et à qui l’état vient d’octroyer une concession de 45 ans avec un budget de 10 millions d’euros, comme quoi Mr PATRIAT quand on veut on peut, et ce afin d’en faire un super aéroport de jets privés et jets d’affaires. Prenons exemple, mais dans cette région en a t’on la volonté….A bon entendeur. Gérard Menvussa.

    Gérard Menvussa le samedi 5 juillet 2014 à 22h57

  9. PS / Je parle de l’aéroport de Toulouse pour la concession de 45 ans.

    Gérard Menvussa le samedi 5 juillet 2014 à 23h00

  10. A Gérard Menvussa : vous pourriez avoir la correction de ne pas faire parler vos interlocuteurs…
    Rien que votre phrase “Sachez donc de quoi vous parlez quand vous posez des questions.” se passe de commentaire.
    Ayez la correction de ne pas fleurir en qualificatifs vos interlocuteurs.

    Je vous rejoins toutfois sur les subventions accordées parfois bien maladroirtement, aux projets dépensiers, comme l’aéroport que vous défendez si bien, à votre façon, càd si mal par le ton et les critiques formulées.

    Alexandre le lundi 7 juillet 2014 à 23h50

  11. Alexandre,
    Je suis désolé que vous le preniez de la sorte. Mais je suis également très déçu par des textes que je vois tous les jours, sur différents sites, journaux, etc…et bien entendu toujours les mêmes questions. A force, c’est gonflant. Il arrive un moment ou il faut essayer de faire déclencher quelque chose dans la tête des gens. Vous, moi et bon nombre de contribuables avons payé 25 millions d’euros pour un aéroport qui aurait certainement fonctionné à merveille…. si toutefois cela n’avait pas été confié à des guignols qui n’avaient aucune connaissance en services aéroportuaires.Résultat, un énorme investissement, des pistes neuves, 2, prêtes à recevoir des gros porteurs,normes ISO, tarmac et parking avions neuf, restaurant neuf avec license 4. Bref, tout est là, et maintenant Mr Patriat décide que l’aéroport sera à Dole.Le problème est qu’il va falloir financer également à Dole, alors que tout est près ici. Et tout ça parce que des incapables ont volontairement laissé se dégrader une situation qui n’aurait jamais dû en arriver là, si toutes les personnes concernées avaient fait leur travail correctement. Encore une énormité révélée dernièrement : saviez vous également que la BA 102 était sur le livre blanc depuis 3 ans, donc avec une fermeture prévue. Malgré cela, on a quand même fait venir tout l’état major de l’armée de l’air, construit de nouveaux bâtiments sur la base et le déménagement complet de cet état major, tout compris a coûté 23 millions d’euros. Et tout ça pour rester un an. Alors, avez vous posé la question au ministre ou nos politiques locaux du coût par habitant???
    Je crois que ce qui est important, ce n’est pas de savoir comme vous le demandiez, le coût de la collectivité par passagers, mais s’interroger sur l’échec lamentable de nos élus locaux de ce projet Renaissance, grâce à un manque de combativité incroyable, une incompétence totale, et un grand manque de volonté, et un ego surdimensionné de toutes ces personnes concernées. Et en plus, quand on les écoute, avec une autosatisfaction en étant persuadés qu’ils ont fait le maximum. Bien entendu,ne rêvons pas car je doute que quelqu’un nous rendent des comptes à ce propos. Et pourtant je pense que les contribuables que nous sommes seraient en mesure de le demander. A bon entendeur.

    Gérard Menvussa le mardi 8 juillet 2014 à 23h11

  12. Pensez vous une seule seconde aux riverains de l’Est Dijonnais!!!
    Plus d’avions militaires ou civils tant mieux , pendant des dizaines d’années 50000 personnes de l’Est Dijonnais ont souffert de pollution sonore, de dioxyde de souffre , de risque de crash alors maintenant on veut du calme et de la sécurité!
    Aéroport civil à Dole pour la future région Bourgogne Franche Comté à 30 minutes par autoroute des 2 capitales de la future Région c’est parfait!
    Et Dole fonctionne très bien Concorde s’y posait de gros porteurs s’y posent toutes les semaines et en mutualisant cela nous coûtera toujours moins cher que ce gouffre de projet Renaissance , la danseuse de quelques utopistes économistes en herbe à la Piketty….
    Dijon est relié par TGV à la demi heure ou à l’heure vers Paris pour les hubs des grandes compagnies et dans 2 ans nous seront raccordés directement à l’aéroport de Bale Mulhouse par le TGV Rhin Rhône donc stop , pitié pour nos impôts locaux qui augmentent de façon éhontée tous les ans!

    ADCNA le vendredi 18 juillet 2014 à 21h16

  13. Bonjour
    Pourquoi les compagnies LOW COST sont limitées à Dijon alors que dans les autres aéroports elles les font vivre donc par conséquent vivre la ville, les communes, la région

    DENIS le samedi 27 septembre 2014 à 16h44