Bourgogne et Franche-Comté vous convient à leurs noces, le 1er janvier 2016

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Au lendemain de la venue à Dijon de Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, les élus du conseil régional de Bourgogne se sont réunis en session ce lundi 30 juin 2014.

L’occasion d’évoquer une nouvelle fois la fusion prochaine entre les deux régions Bourgogne et Franche-Comté. Et pour cause, la date officielle des noces vient d’être annoncée, sous réserve de validation parlementaire, au 1er janvier 2016.

Un “mariage d’amour”

Comme un symbole, le vice-président du conseil régional de Franche-Comté, Pierre Magnin-Feysot, était présent dans l’hémicycle bourguignon. Car pour le moment, même si les deux présidents de région ont dès l’annonce de la réforme territoriale affirmé leur souhait de servir d’exemple, l’heure est encore officiellement au débat.

Seulement, en avance sur le processus, et Marie-Guite Dufay ont signé ce lundi 30 juin 2014 une déclaration commune, fixant précisément la fusion au 1er janvier 2016. Une date en cohérence avec le souhait de François Hollande d’arrêter officiellement le nombre de régions à 14, au lieu de 22 actuellement, en décalant les élections régionales au mois de décembre 2015. Sous réserve d’approbation par le Parlement de la réforme, bien sûr.

Mais ce planning imposé n’est pas pour plaire aux élus de Bourgogne. Ce lundi 30 juin, beaucoup ont une nouvelle fois déploré une forme de précipitation. À commencer par , lequel redoute que “le calendrier resserré qui est proposé fasse peser un risque important sur la bonne fin de cette réforme”. Et d’ajouter que le gouvernement “met la charrue avant les bœufs”, en ne prenant pas le temps de débattre sur le découpage le plus pertinent de la carte. “Le redécoupage ne passe pas obligatoirement par le rassemblement de régions entières”, ajoute l’élu écologiste, arguant la proximité comme condition de la réussite.

Faux, pour François Patriat, puisque selon lui la fusion en bloc des deux régions voisines est le seul rempart à l’effacement promis de la Bourgogne, entre deux régions dominantes : Ile de France et Rhône-Alpes. En effet, à le croire, sans cette initiative, les quatre départements de Bourgogne seraient un par un absorbés par les régions voisines, plus riches.

Dans la corbeille de la mariée

Car outre les délais, la notion même de fusion entre deux blocs fait encore débat. Le groupe UMP, par la voix de sa présidente , affirme en effet que cette décentralisation, supprimant au passage l’échelon départemental, met en péril le “bloc communal” et dénonce le masquage du mauvais état des finances de la région Bourgogne : “La mariée est belle, mais sa dot l’est quand même un peu moins !”. Plus encore, son homologue de l’UDI Pascal Grappin renchérit, à propos de l’état financier de la Franche-Comté : “On ne règle pas les problèmes d’un boiteux de la jambe droite en l’associant avec un boiteux de la jambe gauche !”. “Moi quand je me marie c’est par amour, pas par intérêt, et il est mal venu aujourd’hui de venir critiquer la corbeille de la mariée”, rétorque immédiatement le président François Patriat.

Mais, quelles que soient les positions de l’opposition, la machine semble bel est bien lancée. Tout l’été et d’ici la session de novembre, les “deux administrations régionales vont poursuivre leurs travaux d’instruction politique et technique”, détaille la note des deux présidents de région. En parallèle, les modalités de cette fusion sont actuellement analysées dans les deux Ceser respectifs de Bourgogne et France-Comté, qui rendra ses observations à la rentrée.

Le mot d’ordre officiel : “Approfondir” la coopération entre la Franche-Comté et la Bourgogne, et ce sur plusieurs chantiers : “34 chantiers prioritaires du redressement productif et de l’usine du futur, mise en commun d’outils de financement des PME et de l’ESS, mise en place d’une société d’économie mixte pour faciliter l’implantation prochaine de deux Center Parcs, stratégie commune d’enseignement supérieur et de recherche…”

Pas encore tout compris sur la fusion prochaine entre Bourgogne et Franche-Comté ? Retrouvez ici tous les enjeux en 10 questions réponses.

Les commentaires sont clos.

  1. Ça c’est de la démocratie! Aucune consultation… et on essaye de nous faire croire qu’on est tous d’accord, même qu’on en redemande!
    Misère…

    blurpy le mardi 1 juillet 2014 à 17h22

  2. ET LE PEUPLE VOUS EN FAITES QUOI ?, VOUS ETES VRAIEMENT LES VASSAUX D UN REGIME EN PLEINE DECOMPOSITION

    mangione daniel le mercredi 2 juillet 2014 à 9h48

  3. Ce n’est pas tant le pouvoir actuel qui se décompose ; qui ne fait ; et ce toutes tendances politiques depuis au moins 40 ans ; que suivre la tendance de fond; que LA FRANCE QUI SE DECOMPOSE : ” avec ses peuples de plus en plus divers et opposés.. allez parler de l’identité Bourguignonne ou Franc- Comtoise a ” ces jeunes d’origines” qui il y a peu ; exhibaient ostensiblement des drapeaux ALGERIENS sur la place Darcy! Quant a bien d’autres que je côtoie par obligation professionnelle ; résidants pour des raisons économiques de prix de l’immobilier dans la plaine de Saône ou en banlieue Est de Dijon; volontairement sous informés et peu cultivés ; ceux là ne me parlent pas du projet de fusion entre nos deux régions ( c’est à peine si ils en ont entendu parler ) mais de la coupe du monde de foot et de .. ” l’équipe de France ” . Ah! les cons !

    Cranach le mercredi 2 juillet 2014 à 11h38

  4. a cranach ,curieuse façon de botter en touche ; il ne s’agit ni de foot ni d’immobilier mais de fusion de regions ; il semblerait qu’une sorte de racisme tres ciblé vous prive de raisonnement clair a ce sujet ; quand aux drapeaux l Algerie a été pres de 2 siecles departement francais ça crée des liens surtout de sang versé pendant les gerres et melés aujourdhui ; par exemple d’une lointaine origine italienne ‘je conserve malgré moi une petite symphatie en sport pour les italiens apres mon pays la France bien entendu ; essayer de comprendre l’etre humain different est toujours plus enrichissant et civilisé que le rejet facile ; a mediter d’autant que vos arguments dedouannent le pouvoir qui decide sans le peuple et ça sous couvert des couleurs de notre republique et aux ordres de l’europe des financiers

    mangione daniel le mercredi 2 juillet 2014 à 15h49

  5. Schizophrénie. Se réunir tou-te-s à Dôle

    Dijon Autrement le mercredi 2 juillet 2014 à 20h10