Fusion Bourgogne Franche-Comté : François Sauvadet et André Villiers dénonce un “simulacre de démocratie”

, président du conseil général de la Côte-d’Or, et , président du conseil général de la Côte-d’Or n’ont pas participé à la conférence des territoires organisée au conseil régional de Bourgogne autour de la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu. Pour eux, il s’agissait de “ne pas cautionner ce qui s’apparente à un simulacre de démocratie”

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Pourquoi nous ne participerons pas au simulacre de démocratie organisé par Mme LEBRANCHU

Nous avons décidé de ne pas nous à rendre à la « Conférence des Territoires » organisée ce jeudi par Mme LEBRANCHU à DIJON pour ne pas cautionner ce qui s’apparente à un simulacre de démocratie.

Le Gouvernement semble vouloir consulter alors qu’il vient de présenter un projet de réforme territoriale qui prévoit la suppression des conseils généraux à l’horizon 2020 et un redécoupage des Régions concoctée dans la précipitation dans un dialogue exclusif entre François HOLLANDE et quelques barons socialistes.

François HOLLANDE invente la concertation a posteriori, ce n’est pas acceptable !

Nous voulons rappeler ici qu’il y a un peu plus d’un an, aucun élu local n’a été associé au redécoupage des cantons qui avait été annoncé comme étant l’un des moyens d’assurer pour l’avenir le rôle des départements sur la base « d’une meilleure représentation territoriale ».

Nous n’avons pas été plus associés à la nouvelle répartition des compétences entre les collectivités territoriales, le Gouvernement ayant annoncé sa volonté de supprimer les conseils généraux en 2020 et d’ici là de les « dévitaliser », c’est-à-dire de les vider de leurs compétences.

La France est un vaste pays et nous sommes convaincus que cette décision sera lourde de conséquences pour maintenir la proximité de l’action publique locale. Avec des régions lointaines et des départements supprimés, cela risque d’aggraver le sentiment d’abandon des territoires périphériques, cette « France d’à-côté » qui souffre.

Face au passage en force relayé par la décision hâtive des deux Présidents de Conseils Régionaux de Bourgogne et de Franche-Comté de fusionner, nous refusons de servir de caution et appelons le Gouvernement à reprendre un vrai dialogue avec l’ensemble des collectivités de France et avec leurs habitants pour moderniser notre pays.”

Les commentaires sont clos.