Grand Dijon : Solidarités 21 salue l’engagement officiel de la Communauté urbaine de Dijon

Solidarités 21e salue l’engagement officiel du processus devant conduire à l’avènement au 1er janvier prochain de la Communauté urbaine de Dijon. “Nous regrettons que cette transformation importante de l’organisation territoriale n’ait pas été portée, comme nous l’avions proposé, par les listes de gauche dans l’agglomération durant la campagne municipale et intercommunale”, expliquent Najate Haïe et Pierre Campagnac, porte-paroles de Solidarités 21e – Front de gauche.

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Communauté urbaine, métropolisation et prolongement européen et transatlantique

Solidarités 21e salue l’engagement officiel du processus devant conduire à l’avènement au 1er janvier prochain de la Communauté urbaine de Dijon. Nous regrettons que cette transformation importante de l’organisation territoriale n’ait pas été portée, comme nous l’avions proposé, par les listes de gauche dans l’agglomération durant la campagne municipale et intercommunale à la fois pour des raisons démocratiques et d’efficacité.

Nous regrettons à plus forte raison que François Rebsamen et sa majorité d’alors n’aient pas saisi, quand c’était possible, l’occasion pour faire inscrire Dijon au nombre des 15 – dans ce cas – premières métropoles. La Communauté urbaine de Brest – 213 000 habitants – ou l’agglomération grenobloise le firent, pas Dijon. Dans tous les cas, cela doit conduire les élus à élargir leur champ de vision, d’élaboration et de décision pour toujours privilégier l’intérêt général sur les intérêts particuliers. C’est plus important encore que les économies réalisables par la mutualisation et les recettes découlant de l’augmentation des dotations de l’Etat.

A ce titre, Solidarités 21e regrette que certaines majorités communales s’engagent avec une argumentation mal assurée et inquiétante dans la dénonciation du projet de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP). Certes, cette négociation est largement opaque et ce n’est pas acceptable. Pour autant, elle est porteuse, selon la manière dont elle se conclura, d’une possible harmonisation par le haut des normes d’un marché de 820 millions de consommateurs avec à la clé un gain possible de croissance de l’ordre de 0,5 à 0,7% par an de part et d’autre de l’Atlantique. La mise en place d’un tribunal arbitral supposerait elle une évolution de la position américaine la conduisant à sortir de son “isolationnisme” et à acter le principe et les modalités d’une justice internationale dont elle ne reconnaît pas dans les faits à ce jour les juridictions existantes.

Les Européens ont donc tout à gagner à une politique offensive et ont tout à perdre à un refus d’entrer en négociation fondé sur la “préférence locale”, déclinaison de la préférence nationale, chère à Madame Le Pen. Il ne faut jamais aller sur ce terrain bourbeux et agiter des peurs irrationnelles d’autant qu’aujourd’hui l’ouverture des marchés publics, y compris locaux, à supposer qu’elle soit bien réciproque, serait dans les faits plus bénéfique aux Européens qu’aux Américains. C’est donc bien une affaire de volonté politique et de maîtrise du processus de négociation qui est en jeu quitte à n’approuver au final ce traité qu’en fonction de ce qui sera effectivement acquis.

Solidarités 21e défend une autre vision que celle de la concurrence prétendument libre et non faussée ou du protectionnisme pour combler les inégalités de développement entre territoires. Celle de la mutualisation des ressources qui suppose toujours un transfert de valeurs en faveur des territoires les plus mal lotis. Cela vaut à l’échelle locale, comme en ce qui concerne les régions et les pays dans le cadre de l’Union des 28 par le jeu des fonds structurels notamment. Il n’en va pas différemment à l’échelle planétaire où l’aide au développement – ou au co-développement – s’affiche à moins de 1% du Pib des pays développés dont la plupart des Etats européens. Inverser la donne au nom du progrès économique, social et démocratique est encore le meilleur moyen d’éviter les conflits et les guerres que porte en lui le sous-développement. Cela relève de l’intérêt général de l’humanité sur lequel aucun intérêt privé ne saurait prévaloir.”

Les commentaires sont clos.

  1. allez encore un petit pas a droite et vous meriterez votre adhesion au ps voir meme au modem vous devenez ridiculement servile ; vive le front de gauche et heureusement sans vous !!!!!

    mangione daniel le dimanche 29 juin 2014 à 9h58

  2. de plus ce groupuscule usurpe l’identité du ” front de gauche ” auquel il n’est pas adherent ; minable manoeuvre politicienne qui les mets dans le camp des ripoux de la politicaillerie vomi par nos concitoyens ; beurk !!!!!

    mangione daniel le dimanche 29 juin 2014 à 10h06