François Sauvadet : “Pas de rapprochement avec le Modem sans clarification politique”

François Sauvadet, député UDI et président du conseil général de Côte-d'Or | Photo Jérémie Lorand

François Sauvadet, député UDI et président du conseil général de Côte-d'Or | Photo Jérémie Lorand

Listes autonomes, listes - ou listes UMP- ? A quelques mois des élections européennes, les dirigeants de l’Union des démocrates et indépendants () s’opposent sur la stratégie à adopter. Jean-Louis Borloo se verrait en effet bien nouer différentes alliances.

Pour , ancien ministre, vice-président du groupe UDI à l’Assemblée nationale et président du conseil général de Côte-d’Or, un tel rapprochement ne peut se faire sans clarification politique. Encore plus quand on connait l’état, très dégradé, des relations entre l’UDI et le Modem sur le département de la Côte-d’Or.

Ce qui n’empêche pas François Bayrou de positiver !

“Nous avons affiché sans la moindre ambiguïté notre positionnement politique au centre-droit. Tous ceux qui se reconnaissent dans cette famille politique savent qu’ils trouveront avec l’UDI des partenaires constructifs et solides”, assure-t-il. “Il n’en est pas de même pour le Modem. Ses valeurs sont certes résolument pro- européennes, nous les partageons. Ses alliances politiques avec le Parti Socialiste, à Lille, Grenoble, Lyon ou Dijon, nous les rejetons résolument”.

Dans la capitale des Ducs, le parti de François Bayrou est en effet dans la majorité municipale, avant même l’élection en mars 2008. “Nous sommes opposés au Parti Socialiste – à l’échelle nationale mais aussi européenne et locale. Il n’est pas possible de combattre le parti qui gouverne la France en gérant avec lui des villes, des départements ou des régions !”

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“L’UDI est un jeune parti qui a vocation à rassembler les Français autour d’un projet crédible, ambitieux, humaniste et profondément européen. Un projet qui offre des perspectives d’avenir à chacun, loin de la désespérance que fait naître chaque jour le Gouvernement.

Alors, à tous ceux qui veulent nous rejoindre pour construire dès aujourd’hui les conditions de l’alternance et s’opposer résolument au Gouvernement, je dis « bienvenue » ! Je crois que c’est ce message que Jean-Louis BORLOO a voulu exprimer cette semaine.

En revanche, l’action politique doit répondre à deux impératifs : de la sincérité et des valeurs. Celles-ci réclament donc la clarté des alliances.

Pour l’UDI, c’est clair, nous avons affiché sans la moindre ambiguïté notre positionnement politique au centre-droit. Tous ceux qui se reconnaissent dans cette famille politique savent qu’ils trouveront avec l’UDI des partenaires constructifs et solides.

Il n’en est pas de même pour le Modem. Ses valeurs sont certes résolument pro- européennes, nous les partageons. Ses alliances politiques avec le Parti Socialiste, à Lille, Grenoble, Lyon ou Dijon, nous les rejetons résolument.

Si l’UDI et le Modem doivent travailler ensemble, cela ne peut se faire sans une clarification politique : nous sommes, à l’UDI, opposés au Parti Socialiste – à l’échelle nationale mais aussi européenne et locale. Il n’est pas possible de combattre le parti qui gouverne la France en gérant avec lui des villes, des départements ou des régions !

J’attends donc que les élus modem alliés au Parti Socialiste dans les collectivités territoriales fassent un choix : la rupture avec la gauche ou le refus d’une convergence avec l’UDI. Pour moi, il ne sera pas possible de participer à un quelconque rapprochement sans cette clarification politique.”

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