Juveniles : “Tout est allé si vite”

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Si est sans conteste la tête d’affiche de ce concert de rentrée 2013, il y a un autre groupe qui partagera la soirée avec lui. Et ce groupe, c’est Juveniles. D’origine rennaise, le quatuor s’est fait un nom en deux années seulement, jouant désormais sur des scènes internationales. Mais surtout, a sorti son album éponyme début juin, après avoir enchaîné les apparitions sur des compilations, quelques singles et un EP l’an dernier.

En pleine répétition, le groupe a pu nous accorder une interview pendant leur repas, derrière la scène qui trône au milieu de la place de la Libération.

Salut Juveniles. Tout d’abord, on prononce votre nom à la française ou à l’anglaise ?

Les deux. Notre nom a un double sens et on joue dessus. (NDLR : le côté jeune et frais en français, le côté délinquant en anglais)

Comment décrivez-vous votre genre musical ?

C’est de la pop, du moins nos chansons sont pop, elles sont écrites en tant que telles. Après, c’est arrangé de manière un peu synth-pop.

Et vos influences, d’où viennent-elles ?

On en a un paquet. On écoute beaucoup de choses des années 70, 80 et d’aujourd’hui, de la pop, du hip-hop et de l’electro.

D’aujourd’hui à vos débuts, quel a été votre parcours ?

On a commencé il y a deux ans, avec un morceau, We are young, qu’on a signé sur le label Kitsuné. Un titre qui s’est d’ailleurs retrouvé sur leur compilation n°12. Derrière on a sorti notre single Ambitions (27 février 2012), et par la suite on a beaucoup tourné. On a sorti ensuite notre premier EP chez Universal, Through the night (11 juin 2012). C’est à ce moment là qu’on a rencontré , on lui avait demandé un remix et par la suite on a continuer de collaborer.

C’est à ce moment là que vous produisez votre album avec Yuksek ?

Oui, de septembre à décembre on a travaillé chez lui à Reims. Il est super cool, c’est un mec génial. Tu as deux manières de voir un producteur. Tu as la façon un peu ancienne, le mec qui fait le son de ton groupe, c’est cette image qui reste dans la tête des gens. Mais tu as l’autre façon de faire, comme avec Yuksek, il a produit l’album de manière beaucoup plus artistique, il a même recomposé des pistes avec nous. On est vraiment allés assez loin avec lui dans la collaboration.

Vous avez eu de bonnes critiques sur votre disque ?

Il a clairement bien marché, il est sorti le 10 juin et on a eu énormément de bons retours. La presse et les blogs ont chroniqué sur nous. La presse musicale et générale ont très bien accueilli l’album.

C’est à la sortie de Juveniles que vous quittez le label Kitsuné ?

Non, on n’a jamais été dedans en fait. Le label signe beaucoup de singles. On a eu la chance d’en signer deux chez eux, c’est ce qui a attiré l’attention sur nous, d’autant qu’on était tout nouveaux. Ca nous a lancé, on a voulu faire l’album avec Universal. On n’était pas artiste chez Kitsuné à proprement parler.

Votre titre phare We are young a été utilisé par le Grand Journal en octobre 2011 dans ses coming-next. Ça vous a aidé par la suite ?

Ca nous a carrément aidé. Le son a été utilisé par eux dès sa sortie et tout s’est enchaîné très vite. On a embrayé sur les Transmusicales à Rennes, chez nous, et Kitsuné nous intègre à sa compil’. Tout a démarré là. Ensuite, c’est allé très vite.

Pourquoi avez-vous choisi le concert de Dijon ? Vous connaissiez déjà la ville ?

Ouais, on était déjà venus à la Vapeur, il y a un an et demi, avec le groupe Stuck in the sound, quand on commençait à tourner beaucoup. Quand on a vu l’affiche du on a été curieux : on n’a jamais vu Stephan Eicher, ni Woodkid, alors on demande à voir ce que ça rend en live.

Quelles sont vos prochaines grandes scènes pour la fin de l’année ?

On va partir à Istanbul dans un gros festival – Rock’n’Coke le 8 septembre -, on ira aussi à Hambourg en Allemagne, au Reeperbahn Festival – le 26 septembre -, enfin on sera à la Maroquinerie, à Paris, le 9 octobre.

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