Bourgogne : La CFE-CGC perplexe face à la nouvelle mission confiée à la CNAV

La de Bourgogne s’interroge sur la faisabilité de la mission confiée à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), “n’ayant toujours pas de réponse des pouvoirs publics sur les moyens qui seront mis en œuvre afin de faire appliquer la loi”.

“La loi a confié à la CNAV la gestion et le contrôle du compte pénibilité. Cette nouvelle mission nécessite des moyens supplémentaires évalués à 400 salariés”, précise le communiqué.

A lire ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse : 

COMPTE PENIBILITE : La CNAV aura-t-elle les moyens de remplir sa mission ?

La loi a confié à la CNAV la gestion et le contrôle du compte pénibilité. Cette nouvelle mission nécessite des moyens supplémentaires évalués à 400 salariés. L’enjeu consiste à attribuer à chaque salarié soumis à des facteurs de pénibilité, des points, logés sur un compte spécifique. Á terme, le salarié pourra bénéficier d’une action de formation favorisant une reconversion vers un emploi moins pénible, assurer un complément de rémunération lors d’un passage à temps partiel en fin de carrière ou obtenir des trimestres supplémentaires d’assurance vieillesse, permettant un départ en retraite anticipé pouvant atteindre deux ans.

La CFE-CGC n’a toujours pas de réponse des pouvoirs publics sur les moyens qui seront mis en œuvre afin de faire appliquer la loi. La CFE-CGC s’inquiète de l’impossibilité de mettre en application ce texte. 

Avec un plan de réduction des dépenses publiques, il est demandé à la CNAV de réduire ses effectifs de 1500 personnes sur trois ans, alors que ses services ont connu cette année, compte tenu du nombre croissant de départs en retraite, de nombreuses difficultés pour assurer leur mission première. Comment peuvent-ils aujourd’hui assurer la gestion du compte pénibilité
sans avoir les salariés pour le faire ?

Nous constatons que les choix annoncés risquent de ne pas être suivis d’effet. Il serait plus que regrettable qu’une loi généreuse, promulguée en début de quinquennat, ne soit qu’un effet d’annonce, un texte que ne s’appliquera pas car se heurtant à des restrictions budgétaires.

La CFE-CGC demande au gouvernement de répondre à ses questions, comment compte-t-il rendre concrète cette loi et quand ?

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