Les transports publics doivent-ils devenir gratuits ?

“La guerre de l’automobile” déclarée par le sénateur-maire est-elle en train de perdre du terrain ? C’est en tout cas ce qu’estime , vice-président du Parti radical de Côte-d’Or (PR21).

Dans un communiqué de presse daté du 27 août 2013, Lionel Fourré critique fermement la politique de transport “d’un autre siècle”, appliquée depuis deux mandats par l’actuel maire de Dijon, “qui se déplace toujours en véhicule officiel avec chauffeur”, précise-t-il. Le week-end dernier, les syndicats CGT et FO de entamaient leur 15ème samedi de grève consécutif, amputant par là 28% du trafic de . Un pourcentage qui s’est élevé à 100% une fois passé 20 heures.

Pour le vice-président du PR21, cette crise n’est que la face visible de l’iceberg. Point par point, il passe au crible tous les inconvénients qui en découlent : réduction drastique de la circulation en centre-ville, suppression de 500 places de parking, modification des circuits de bus, prix du ticket qui passe de 80 centimes à 1,50 euro, augmentation de 86% du prix du parcmètre… “Tout cela dans le seul et unique but de financer le tramway voulu par le locataire du Palais des Ducs”, rajoute-t-il. Un tramway qui, “selon certains experts”, aurait coûté 600 millions d’euros à la municipalité.

Pire, pour lui, le maire de Dijon aurait déjà “commencé à reconnaître l’échec de sa politique” dans le domaine, faisant ainsi voter au conseil municipal l’augmentation des tarifs des terrasses des restaurateurs du centre-ville. Pourtant, les tarifs ont été revus, justifiés par une “fréquentation des terrasses sur certains sites récemment réaménagés n’ayant pas encore atteint le niveau que pouvaient en espérer les professionnels”.

C’est pourquoi Lionel Fourré propose que les transports dijonnais deviennent gratuits, afin que la ville devienne la capitale de “l’art de vivre”. Une politique qui “permettrait de désenclaver les quartiers, de recréer de la proximité ainsi que du “flux” vers les commerces du centre-ville”.

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