La Dame de Pique, petite nouvelle… fantastique

Caroline Gaujard, co-fondatrice de la Dame de Pique, média des régions en Russie | Photo Jonas Jacquel

Caroline Gaujard, co-fondatrice de la Dame de Pique, média des régions en Russie | Photo Jonas Jacquel

Inspirée par la nouvelle fantastique de l’auteur russe Alexandre Pouchkine, Caroline Gaujard, dijonnaise de 29 ans, lance aujourd’hui son pure player à . La Dame de Pique se revendique comme le premier magazine culturel en ligne chargé de traiter l’actualité des régions russes. Une vraie niche, depuis que les francophones ont compris – grâce à Gérard Depardieu et les Femen – que la Russie, c’était autre chose que le Kremlin et la Place Rouge.

Caroline Gaujard, bonjour. Ton média est sorti ce matin même sur internet. Tu travailles ce projet depuis déjà quelques mois. Pourquoi miser autant sur un journal des régions fédérales ? Elles qui semblaient en sommeil…

Les Russes – en particulier les Moscovites – méconnaissent les régions qui composent la province russe et c’est compréhensible compte tenu de l’immensité du pays et du déficit de visibilité notamment dans les médias – russes et francophones. Dommage, car en s’y rendant, on s’aperçoit de la richesse et de la diversité des régions. Nous souhaitons nous focaliser dessus… Sans oublier non plus la capitale.

Ton projet est inscrit à la CCI de Côte-d’Or, néanmoins il s’agit d’un projet cohérent à destination de la Russie.

Moscou est la ville la plus dynamique de toutes celles que je connaisse. Tout à fait palpitante. À une autre échelle, beaucoup de régions de province sont elles aussi dynamiques et très riches en événements culturels et pas seulement en matières premières. Le gouvernement actuel semble avoir compris leur importance et la nécessité de soutenir leur développement. L’un des ministères est même exclusivement dédié à cette tâche.

Pourquoi avoir monté un projet en Russie ?

C’est ici que j’ai débarqué il y a presque deux ans. J’y travaille comme correspondante pour différents médias français, notamment Radio France et Les Inrockuptibles. La Russie et Moscou sont des endroits où je me sens bien, personnellement, professionnellement. C’est une destination très marquante pour moi, qui recèle beaucoup de possibilités dans tous les domaines. C’est aussi là que j’ai rencontré certains de mes collaborateurs et amis chers. Nous nous sommes réunis autour de La Dame de Pique.

De quoi va traiter ce nouveau média ?

Il va proposer des reportages culturels et de société sur l’ensemble de la Russie ainsi que sur les relations franco-russes, toujours à travers le prisme de la culture. Six rubriques principales vont permettre de couvrir des sujets culturels au sens large du terme : société, lettres, arts visuels, scène, table et voyage.

Quelle est la composition de l’équipe ?

Nous sommes deux journalistes à avoir fondé ce journal : Jean-Didier Revoin – Suisse et également journaliste indépendant à Moscou – et moi-même. Autour de nous s’est fédérée une équipe d’une dizaine de journalistes, photographes et illustrateurs basés surtout à Moscou mais aussi de correspondants locaux répartis dans la quasi totalité des 83 régions de Russie. Des Français qui vivent ici, mais aussi des francophiles russes.

Quelle est l’importance de la communauté française / francophone en Russie?

On estime qu’environ 10 000 Français vivent en Russie suivant les chiffres communément avancés (la majorité réside à Moscou). Quant au nombre de francophones, on avance le chiffre de 2 millions de Russes maîtrisant cette langue.

En quoi peut-il intéresser les Dijonnais et les Bourguignons ?

Dès la création, La Dame de pique a nourri un lien fort avec Dijon. Je suis moi-même bourguignonne et plusieurs années journaliste à Dijon – c’est d’ailleurs là que j’ai fait mes débuts, je connais bien les poètes de la région pour les avoir étudiés et beaucoup appréciés. Cela se remarque notamment dans le sous-titre de La Dame de Pique, journal dédié aux 83 régions de Russie.

Pour les amateurs de littérature ou d’histoire locale, cela ne manque pas de rappeler la revue littéraire dijonnaise dirigée au début du XIXe siècle par le poète et journaliste dijonnais Aloysius Bertrand et qui s’intitulait Le Provincial, journal dédié aux 80 départements” et qui combattait déjà l’écrasante centralisation française et le parisianisme littéraire de l’époque. Par ailleurs, nos reportages concerneront parfois des régions russes qui ont à voir avec la Bourgogne. Un reportage sur la ville de Volgograd, ville jumelle de Dijon, est notamment programmé.

Quels magazines ou sites t’inspirent pour écrire ton info ?

Difficile à dire. Nos sources sont très variées grâce à notre grand nombre de collaborateurs. C’est une chance que le projet ait fédéré autant et si rapidement.

Les commentaires sont clos.

  1. Bonjour, j’essaie d’aller sur la page de La dame de pique à partir de votre lien mais je n’y arrive pas. Quelle est l’adresse internet de ce média? Merci

    Nastasia le mardi 28 mai 2013 à 10h49

  2. http://www.ladamedepique.ru !

    louise974 le mardi 28 mai 2013 à 11h38