Pour compenser les pertes, les viticulteurs vont-ils pouvoir acheter du raisin de la même appellation ?

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Selon les dernières estimations, 1.350 hectares de vignes ont été touchés, avec une intensité de 10 à 100% de destruction, par l’épisode de grêle du mardi 23 juillet 2013. Soit une perte potentielle de près de 30.000 hectolitres pour la récolte 2013. Dans la journée de jeudi 25 juillet, le président du conseil régional de Bourgogne, , est allé à la rencontre des viticulteurs touchés en présence de représentants de l’État, du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne () et de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne ().

“Je vais immédiatement saisir le premier ministre, le ministre de l’Agriculture et le ministre du budget sur la condition extrêmement fragile de certains viticulteurs de la côte de Beaune”, a-t-il déclaré en fin de journée, à travers un communiqué de presse. “J’ai proposé l’organisation d’une réunion, dès la rentrée […] pour statuer, avant la campagne de vendange 2013, sur la possibilité d’effectuer des achats de raisin de la même appellation pour compenser les pertes subies”.

Avec le député UMP Alain Suguenot, il avait déjà proposé de réinstaurer le dispositif de défense aérienne anti-grêle. En parallèle, un travail collectif de prospective pour mieux prendre en compte la prévention et la gestion du risque climatique doit être engagé.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Suite à l’épisode de grêle qui a durement affecté le vignoble de la côte de Beaune, j’ai rencontré ce matin les maires et les viticulteurs de Volnay, Pommard, Savigny-lès-Beaune et Pernand-Vergelesses en présence de représentants de l’État, du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) et de la confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB)*.

Dans le cadre de ces quatre réunions, nous avons envisagé des mesures de court et de moyen termes afin de faire face à la délicate situation dans laquelle se trouvent les exploitations viticoles.

  • En premier lieu, je vais immédiatement saisir le premier ministre, le ministre de l’agriculture et le ministre du budget sur la condition extrêmement fragile de certains viticulteurs de la côte de Beaune en particulier les jeunes et ceux qui viennent d’investir.
  • J’ai proposé l’organisation d’une réunion, dès la rentrée, avec l’ensemble de la profession, les services de l’État (préfecture, alimentation agriculture et forêt, finances et douanes), la Mutualité Sociale Agricole et les organismes bancaires et d’assurance. Elle devra permettre de mettre en œuvre les exonérations et étalement de charges, le report des annuités d’emprunt et des cotisations sociales. Elle devra également statuer, avant la campagne de vendange 2013, sur la possibilité d’effectuer des achats de raisin de la même appellation pour compenser les pertes subies. Cette réunion doit permettre, par ailleurs, d’engager une réflexion pour évaluer le système d’assurance et permettre de le rendre plus incitatif afin que le plus grand nombre y adhère.
  • Enfin, ce nouvel épisode calamiteux révèle l’intensité et la répétition de phénomènes climatiques toujours plus violents. Au plan régional, je vais donc engager un travail collectif de prospective pour mieux prendre en compte la prévention et la gestion du risque climatique. Il comprendra notamment des travaux d’étude sur les dispositifs de prévention des effets de la grêle”.

Les commentaires sont clos.

  1. s est bien beau mais qui va payer

    nono le vendredi 26 juillet 2013 à 7h03