Laurent Grandguillaume veut se fier aux “faiseux” plutôt qu’aux “diseux”

Laurent Grandguillaume, député PS de la première circonscription de Côte-d'Or

Laurent Grandguillaume, député PS de la première circonscription de Côte-d'Or

“En politique comme ailleurs, on distingue communément les diseux et les faiseux”. C’est sur ce constat que débute la tribune cosignée par le député socialiste de Côte-d’Or, dans les colonnes de Libération, lundi 22 juillet 2013.

Aux cotés de plusieurs cadres du parti socialiste, il assure être “fier de soutenir, avec autant de force que d’exigence la politique conduite depuis un an par le Président de la République et le Gouvernement” et appelle “toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette ambition à se faire entendre et à agir plus efficacement encore au service des Françaises et des Français”.

“La majorité dont nous nous revendiquons est sans doute moins bruyante, moins friande de polémiques ou de pétitions en tous genres”, poursuivent-ils. “Elle agit jour après jour, au Gouvernement comme au Parlement, avec cohérence et constance au service d’un objectif: la bataille pour l’emploi”.

Et pour y arriver, Laurent Grandguillaume détaille les étapes : restaurer la crédibilité du pays en Europe, sortir la France de la crise avec l’accord sur la sécurisation de l’emploi ou la création de la Banque publique d’investissement et enfin la préparation de l’avenir avec la , de l’Université ou les contrats de génération.

Retrouvez la tribune sur le site de Libération (article payant).

Les commentaires sont clos.

  1. “Et pour y arriver, Laurent Grandguillaume détaille les étapes : restaurer la crédibilité du pays en Europe, sortir la France de la crise avec l’accord sur la sécurisation de l’emploi ou la création de la Banque publique d’investissement et enfin la préparation de l’avenir avec la réforme des rythmes scolaires, de l’Université ou les contrats de génération.”

    Avant de rassurer les marchés, ça serait peut-être pas mal de prendre des mesures en faveur du peuple. Parler salaires, et emploi par une relance de l’activité. Mais non, il faut cajoler les banques et rassurer ce gros bébé capricieux qu’est le marché.
    La démonstration est fait que l’ANI casse l’emploi, de nombreux socialistes en ont déjà fait la démonstration. La stratégie du gouvernement que soutient Granguillaume est de se coucher devant toutes les exigences du patronat. A venir, la réforme des retraites.
    La Banque Publique d’Investissement n’est pas une banque, elle n’a pas de licence bancaire et ne peut pas emprunter à la BCE à des taux faibles pour financer l’activité des PME TPE, c’est de l’enfumage pur et simple.
    La réforme de Fioraso sur l’université met en concurrence les territoires et les savoirs, c’est une réforme qui va encore plus loin que la LRU 2 de Sarkozy. Quand on a connu l’avant LRU et maintenant on sait très bien que ces réformes cassent l’université qui se meurt.
    Et les contrats de générations, ça ne marche pas, Martine Aubry avait prévenu. Et on voit qu’ils ne sont pas en capacité de remplir les objectifs qu’ils s’étaient fixés.

    Bon, une fois qu’on a dit ça, on constate qu’Hollande et son gouvernement n’est pas en capacité de changer quoi que soit à la situation de la France.

    Arnaud Guvenatam le lundi 22 juillet 2013 à 12h07

  2. Après avoir enterré la séparation des banques (mesure autrement plus importante…), enterré le plafonnement des salaires des hauts dirigeants (inventant, au passage, le concept d’auto-régulation exigeante…), Pierre Moscovici et son gouvernement ont courageusement torpiller l’idée d’une taxe internationale sur les transactions financières au niveau européen (la zone euro, du moins).
    M. Grandguillaume, votre parti n’est pas socialiste, même pas social démocrate mais social traître.

    Petitrabot le lundi 22 juillet 2013 à 18h13

  3. Ah j’oubliais: pour améliorer leurs ratios financiers, les banques ont obtenus un transfert de 25 milliards d’euros de liquidités en provenance du livret A, du LDD et du LEP.
    Ce qui est incroyable, c’est que personne ne fait le parallèle avec le dérisoire plan d’investissement du gouvernement. En effet, alors qu’il accorde 25 milliards aux banques, en une seule fois, il n’a accordé que 12 milliards sur 10 ans, soit 1,2 milliard par an (0,06% du PIB, 0,3% des investissements annuels), 20 fois moins pour les investissements que pour les banques.

    Petitrabot le lundi 22 juillet 2013 à 18h21

  4. Belle tribune pour accompagner et vanter les mesures du gouvernement , sauf que les électeurs -trices de gauche n’y retrouvent toujours pas leurs attentes et leurs espoirs . quant aux “faiseux ” ,on s’attendait à d’autres actes que ceux de donner des cadeaux au Medef en les faisant payer aux salariés ! Ex : L granguillaume vante cette mesure dans cette tribune et aujourd’hui à l’AN interpelle Moscovici sur le Cice ? C’est quoi ce jeu là , un tour de passe passe ?
    On voit bien que le gvt et le pdt ont besoin de resserrer les rangs dans le ps , et au delà ; mais le décalage est de plus en plus grand entre majo gouvernementale et majorité populaire ; il faudra un peu plus que la méthode coué, l’autérité et la discipline ou la division/stigmatisation de la gauche ( car c’est le ps qui en est l’artisan)pour entrainer une dynamique d’e confiance . C’est encore possible de la créer, engageons de réelles confrontations constructives et respectueuses dans la gauche sociale et politique !

    de almeida le mardi 23 juillet 2013 à 23h07