Le Parti radical s’interroge sur la responsabilité de François Rebsamen dans la défaillance de Dexia

Le parti radical de Côte-d’Or réagit suite aux révélations de la Cour des comptes sur le dossier : “Certaines questions doivent-être posées sur la présence de au sein du Conseil d’administration en 2007 et 2008”.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“François Rebsamen, ancien administrateur de Dexia – Quelle responsabilité dans les défaillances de la banque ?

La cour des comptes vient de publier hier un rapport édifiant sur la banque Dexia, ex-banque des collectivités locales. Comme l’indique la presse aujourd’hui, la débâcle de cette banque a pour l’instant coûté 6,6 milliards d’euros aux contribuables français.

Rappelons que le Sénateur-Maire de Dijon, François Rebsamen, fut l’un des administrateurs de la banque Dexia en 2007 et 2008.

Une participation loin d’être symbolique puisque le Canard Enchaîné révélait que François Rebsamen avait touché 20 000 euros de jetons de présence en 2007. A la suite des révélations de l’hebdomadaire, François Rebsamen d’ailleurs démissionnait, prenant le prétexte du manque de temps pour se consacrer à sa tâche d’administrateur. Aujourd’hui, la Cour des comptes pointe une croissance débridée et aventureuse. On note par exemple que de 2004 à 2007 le bilan de Dexia a cru de 50%, et encore de 8% de 2007 à 2008.

Dans un souci de transparence nous demandons à François Rebsamen :

  • 1) de s’expliquer sur le contenu réel de son travail d’administrateur au sein de la Banque Dexia en 2007 et 2008. La rémunération importante qui lui a été versée au titre des jetons de présence a-t-elle trouvé sa contrepartie dans une activité réelle de contrôle au sein du conseil d’administration ?
  • 2) Comment celui qui s’est présenté comme “un spécialiste du fonctionnement des collectivités locales” pour justifier sa présence au sein de Dexia, a-t-il pu cautionner à l’époque de tels errements ?

La Cour des comptes évoque “la fragilité du modèle , la faiblesse de sa gouvernance et les défaillances de la régulation et de la supervision” pour expliquer “que le groupe n’ait pas survécu aux crises de 2008 et 2011”

François Resbamen en 2007 et 2008 appartenait à ce dispositif de gouvernance et de supervision de la banque Dexia. D’ailleurs la Cour des Comptes préconise de “renforcer les dispositifs de sanctions pénale et pécuniaire, tant pour les dirigeants que pour les membres des conseils d’administration d’institutions financières, pour les cas de prise de risque inconsidérée ayant entraîné des pertes”.

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