Les éclisses sous contrôles

Photo Jérémie Lorand

Photo Jérémie Lorand

6 morts, 62 blessés. Le bilan de l’accident ferroviaire survenu vendredi 12 juillet en gare de Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne, est terrible. La tragédie, sans commune mesure depuis vingt-cinq ans, a poussé la à lancer une vaste campagne de vérification de ces infrastructures à travers le territoire. Celle-ci a été déclinée en Bourgogne.

En un week-end, le mot éclisse, jusque-là inconnu du grand public aura acquis ses lettres de noblesse auprès de l’ensemble de la population. Cette petite pièce de métal d’une dizaine de kilogrammes, présente sur 5.000 aiguillages en France est fixée, comme une agrafe, par quatre boulons aux deux rails qu’elle enserre. C’est elle qui, en se coinçant dans l’aiguillage, aurait provoquée le déraillement du train. Sur les régions Bourgogne et Franche-Comté, vingt-six aiguillages sont du même type et sont donc concernés par ce plan de vérification, engagé depuis dimanche 14 juillet.

Effet de communication ? Surement pas pour Olivier Berton, directeur adjoint chargé de la maintenance des installations voies de Côte-d’Or : “Après un accident ferroviaire, comme pour un accident aérien, il est imposé, par principe de précaution, de prendre des dispositions pour qu’un tel événement ne puisse se reproduire”. Cette vérification exhaustive était donc obligatoire. Une centaine de personnes a été mobilisée pour contrôler les cinquante d’appareils sur les deux régions : “Ce principe de précaution est en réalité une tournée supplémentaire par rapport aux cycles de maintenance traditionnels”. Un référentiel technique détaille en effet les cibles des contrôles avec des fréquences variant selon les voies. Chaque vérification fait l’objet d’un procès-verbal signé et archivé.

A noter que chaque année, les équipes de la SNCF effectuent 480.000 kilomètres de tournées d’observation visuelle – sur un réseau de 30.000 km. 12.000 km de caténaire sont inspectées par des engins spécialisés et 1.000 km de voie intégralement renouvelés. 2.600 éclisses sont contrôlées depuis dimanche. 2/3 d’entre elles sont en Côte-d’Or.

Les commentaires sont clos.

  1. Dites Monsieur Lorand, c’est pas cela que l’on appelle un publi-reportage ? A c’est sur que votre journal est beaucoup moins polémiste que ne l’était DijonsCope ! Est-ce ainsi que vous entendez vous attirer la confiance des lecteurs ? A moins que vous ne cherchiez celle des annonceurs ?? A ce train là (si j’ose dire), on est à la veille de voir prochainement une pub de la SNCF sur votre site. Faut bien vivre, n’est pas ? Un ancien abonné à DijonsCope

    Autogestion le lundi 15 juillet 2013 à 18h16

  2. Je trouve ça super que miroir-mag n’ait pas fait de cet accident ferroviaire la une de sa page d’accueil le jour (ou lendemain) même où ce premier s’est produit.
    ça montre le ton de ce nouveau média, et personnellement, j’adhère complètement à sa ligne éditoriale!
    Franchement, je lui souhaite une longue vie! :)

    CamilleG le lundi 15 juillet 2013 à 18h35

  3. Nombreux sont les sites d’infos sur la toile. Si ce site d’actu vous déplait tant, pourquoi vous embêter à le lire alors ?
    Vous connaissez la sortie.

    Un ancien lecteur de dijonscope et nouveau lecteur du miroir Mag

    Mr T le mardi 16 juillet 2013 à 0h42