14 juillet : Derrière les feux, des hommes et des bombes

Photo Jérémie Lorand

Photo Jérémie Lorand

Événement incontournable de Dijon, le feu d’artifice du est devenu l’un des plus imposants de l’Hexagone. Preuve en est, , l’artificier de Lacroix-Ruggieri en charge du feu, explique que celui-ci est cette année le “3ème plus important de France, derrière Marseille et Carcassonne”.

En ce samedi 13 juillet, l’équipe de Thierry Lepretre prépare depuis 8h le pas de tir au . Des tas de cartons encore sous cellophane sont empilés derrière un semi-remorque, vide. “Il y a plus d’une tonne de poudre noire sur les lieux”, annonce l’artificier. De la poudre noire distillée dans des centaines de fusées en tout genre. Quoi que. “La fusée classique telle qu’on la connaît va disparaître. On ne tire plus que des bombes, beaucoup plus précise que le tuteur en bois de la fusée, qui peut vite faire dévier le projectile, sous l’effet du vent. Avec les bombes, on dirige les trajectoires pratiquement au millimètre”, détaille Thierry Leprêtre.

32 minutes pour 1 tonne de poudre noire

On retrouve plusieurs types de feux d’artifice. La bombe, donc, qui fonctionne selon un principe simple : c’est un énorme boulet, qui s’allume par mèche et fait détonner la poudre noire qui se trouve au cul du projectile. Ce dernier décolle donc du mortier qui le contenait et le projette dans les airs. Dans le même temps, un retardateur fera exploser la bombe dans les airs, créant ainsi le feu. Mais il y aussi des chandelles “qui sont des petits mortiers, où s’empilent à l’intérieur des tirs l’un au-dessus de l’autre, le produit étant éjecté successivement”, un produit qui diffère largement de la bombe, qui n’a qu’un tour et qui explose sur un rayon de 200 mètres.

Il y a également des packs, des boîtes contenant des chandelles “pouvant monter jusqu’à 6 mètres de hauteur”. Ils seront installés sur plusieurs barges sur le lac Kir, qui sont pour l’instant empilées dans l’herbe. “Quand les barges seront installées, on aura un front de 600 mètres sur le lac”, précise-t-il. Des radeaux qui seront reliés par câble à l’ordinateur qui exécute les tirs.

“Le feu durera 32 minutes. Pendant tout ce temps, il y aura de la musique, programmée par le groupe Skylab, et nous on se synchronise dessus avec un ordinateur, via le timecode envoyé par la régie. Ensuite le feu est déroulé automatiquement sur cette fréquence, et on n’aura quasiment plus rien à faire à moins d’un pépin”. Un processus qui est entièrement informatisé, plus sûr et qui permet de réaliser des gains de temps et d’économie considérables. “En 30 minutes, il y aura 550 ordres de départ et un ordre de départ peut déclencher 1 comme 100, 200 ou 300 tirs”, raconte Thierry Leprêtre, document dans les mains.

Il conclut en expliquant qu’il ne faut pas être économe de ses efforts. S’il y a deux journées d’installation, il y a eu des semaines de conception et de réalisation en amont pour que finalement “en une trentaine de minutes, tout notre travail disparaisse dans les airs”.

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