Réforme territoriale : François Rebsamen répond à François Sauvadet

François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, lors de la visite de François Hollande à Dijon | Photo Jonas Jacquel

François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, lors de la visite de François Hollande à Dijon | Photo Jonas Jacquel

n’a de cesse d’alimenter les peurs sur le devenir des territoires ruraux et d’entretenir une fracture stérile entre l’urbain et le rural”. Le sénateur-maire de Dijon, , n’est pas tendre avec son homologue de l’Assemblée nationale, .

Celui qui est aussi président UDI du conseil général de Côte-d’Or est en croisade contre la réforme des modes de scrutin aux élections départementales. “Cette loi, par respect de la démocratie, permet un rééquilibrage tenant compte de l’évolution démographique de notre pays”, se défend François Rebsamen.

“En effet, comment justifier que la voix d’un citoyen sur le canton de Grancey-le-Château vaille 40 fois plus que celle d’un habitant d’un canton de l’agglomération dijonnaise. L’écart en Côte-d’Or n’est pas constitutionnel et ne répond pas au principe d’égalité devant le suffrage universel”.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“François Sauvadet n’a de cesse d’alimenter les peurs sur le devenir des territoires ruraux et d’entretenir une fracture stérile entre l’urbain et le rural, à laquelle seuls, lui-même et ses amis, croient encore, parce qu’ils en ont fait leur fonds de commerce.

Le Président du Conseil général s’agite, presque quotidiennement dans la presse locale, sur les nouveaux modes de scrutin des élections municipales et départementales. Cette loi qui, par respect pour la démocratie, permet un rééquilibrage tenant compte de l’évolution démographique de notre pays.

En effet, comment justifier que la voix d’un citoyen sur le canton de Grancey-le-Château vaille 40 fois plus que celle d’un habitant d’un canton de l’agglomération dijonnaise. L’écart en Côte d’Or n’est pas constitutionnel et ne répond pas au principe d’égalité devant le suffrage universel.

Avec le scrutin binominal paritaire, un homme/une femme, deux conseillers départementaux représenteront en moyenne moins de 23.000 habitants. Ces deux élus exclusivement dédiés à leur canton, remplaceront le conseiller territorial, voulu par François Sauvadet, cet élu hybride, représentant près de 13.000 habitants, qui devait tout à la fois siéger au Conseil général et régional, dans une confusion des compétences et des mandats, qui non seulement l’aurait rendu inefficace mais signait un recul pour les départements. Un texte défendu et voté par François Sauvadet lui-même.

Aujourd’hui, alors même que les Conseils généraux seront appelés à donner un avis sur la nouvelle carte départementale, le président du Conseil général s’installe dans l’opposition systématique et ne formule aucune proposition pour lutter contre la désertification rurale. Au nom d’une ruralité dont il se prétend le défenseur exclusif, alors qu’en réalité, il en est le fossoyeur par conservatisme électoral, il refuse de voir notre société changer.

Le temps n’est plus où l’on pouvait opposer ville et campagne. La vérité, c’est que les échanges urbain-rural sont permanents et s’enrichissent mutuellement. Il est temps de réconcilier la ville et la campagne, de réparer la fracture, de renouer avec une solidarité territoriale. Il est temps de faire confiance à l’intelligence territoriale et à l’envie d’avenir qu’ont les élus ruraux pour leur territoire.

Ce n’est pas en organisant une réunion partisane et purement politicienne sous l’appellation trompeuse et pompeuse de « forum des territoires » que François Sauvadet apportera aux élus Côte-d’Oriens de vraies réponses à leurs problèmes, à leurs questions et à leurs attentes.”

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