Au technicentre, on bichonne les TER

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Afin de faire connaître au public l’importance de ses infrastructures dijonnaises, la organisait une visite de presse du technicentre Bourgogne Franche-Comté, vendredi 28 juin 2013. Concentré de savoir-faire ferroviaire, le technicentre est composé de 360 personnes qui travaillent au quotidien ( en 2/8 ou 3/8 selon les besoins) pour assurer la sécurité, la régularité et la fiabilité des trains.

La régularité justement, parlons-en… Deux réponses sont à prendre en considération. Premièrement, les trains circulent sur un même rail ce qui implique que lors d’une panne sur un train, tous les autres se retrouvent dans l’incapacité de circuler sur le rail concerné. Cela explique les retards en cascades parfois affichés sur les écrans d’informations. Deuxièmement, si les trains récents sont globalement plus sûrs, ils comportent beaucoup d’électronique. Et là où il était possible d’estimer et prévoir les futures pannes mécaniques, avec l’informatique embarquée, on se retrouve dans le domaine de l’aléatoire et de l’imprévisible… Enfin, la SNCF privilégie systématiquement la sécurité quitte à laisser les trains au garage.

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Bâtiment AMTER (atelier de maintenance des ) Photo Jonas Jacquel

Quoi qu’il en soit, ce complexe de maintenance est réparti sur quatre sites : Perrigny, le centre névralgique qui regroupe la majorité des unités du technicentre ; Dijon-Ville où est entretenu le matériel remorqué ; Gevrey qui s’occupe des wagons et le site de Besançon qui entretient les automoteurs des TER de la région Franche-Comté. Pour l’information, sachez que les TER régionaux sont actuellement fabriqués par le canadien Bombardier, mais qu’ils seront bientôt remplacés par des modèles de nouvelle génération “Regiolis“, fabriqués par le français Alstom.

Le site de Perrigny, ouvert à la visite ce jour-là, est composé de plusieurs unités spécifiques telles qu’un atelier locomotive et fret ; l’AMTER, l’atelier de maintenance des TER qui s’occupe du parc Bourgogne Franche-Comté ; une station-service à disposition également des sociétés concurrentes de la SNCF qui permet le ravitaillement en gasoil, sable (utilisé pour améliorer l’adhérence au freinage) et eau ; un tour en fosse destiné au reprofilage des essieux et des engins de levage afin de pouvoir travailler sous les rames et de changer de gros organes.

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