Des Yuans dans la ville

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Lors du conseil municipal organisé lundi dernier, le maire de Dijon François Rebsamen avait formellement recommandé à ses adjoints de bien les accueillir. Et pour cause : la délégation d’une vingtaine d’industriels chinois, en visite à Dijon mardi 25 et mercredi 26 juin, a la vive intention d’investir dans la capitale bourguignonne. Plusieurs millions d’euros sont en jeu dans le domaine de l’agroalimentaire, dans le cadre de la création de la … mais surtout dans le vin.

Ils étaient exactement 22 à faire le déplacement jusqu’à Dijon. Dix-sept grands patrons et quelques officiels, dont Liu Ming Jun, vice-maire de Qingdao (prononcez ” Tchingtao “), ou encore le représentant de l’aéroport de cette ville qui ne compte pas moins de 8,4 millions d’habitants ! Parmi les industriels, on comptait notamment le vice-président de la brasserie Tsingtao, la plus grande marque de bière en .

Or s’ils avaient rendez-vous au siège de Dijon Céréales à Longvic mercredi 26 juin, ce n’était pas pour importer du houblon, mais bien pour parler de vin et de gastronomie. La veille, ils étaient à Paris pour rencontrer le président de la République François Hollande. Après que celui-ci leur a affirmé vouloir régler la querelle commerciale entre l’Europe et la Chine ” par la négociation et dans un esprit d’apaisement “, le maire de Dijon François Rebsamen les a invités à prolonger leur tournée vers Dijon, notamment en raison du projet de Cité de la gastronomie.

Du vin et… des immeubles ?

Le projet, budgetté à hauteur de 54 millions d’euros, a besoin d’investisseurs privés. L’architecte français Anthony Béchu, spécialiste de la restauration de monuments historiques, était présent pour vendre le dossier. Une Cité de la gastronomie orientée vers le vin pour laquelle le vice-maire de Qingdao s’est montré particulièrement intéressé : ” Nous avons déjà envie de répondre aux appels d’offres, car il faut savoir que nous avons un grand pouvoir d’achat de vin français à Qingdao “. Il faut dire que la Chine est en effet sur le podium des exportations de vin bourguignon, dont ses riches habitants sont extrêmement friands. Pour faire l’article Aubert de Villaine, propriétaire du domaine Romanée-Conti, était présent.

Pour l’heure, pas encore de contrats concrets, mais de belles promesses des deux côtés du partenariat entre Dijon et Qingdao. Un memorandum a été signé affirmant que les deux villes “s’engagent à renforcer le commerce bilatéral et à élargir l’importation et l’exportation à travers des mesures concrètes “. La venue de la délégation a également été l’occasion de rencontrer les chefs d’entreprise dijonnais et notamment Pierre Guez, président du pôle de compétitivité goût-nutrition-santé Vitagora. ” Le secteur sur lequel nous souhaitons coopérer est surtout celui du vin et de l’agroalimentaire “, a déclaré Liu Ming Jun, vice-maire de Qingdao. Mais visiblement séduit par la ville au complet, il a confié en fin de visite être également intéressé par tout le secteur de ” l’immobilier “…

Dans les mois à venir, ce sera au tour des industriels dijonnais de venir observer en Chine les possibilités  d’investissements qui s’offrent à eux.

Les commentaires sont clos.

  1. “import – export dans le domaine agroalimentaire”. Si on exporte nos vins, qu’est-ce qu’on va importer? Allez, juste un rappel puisque “l’économie” ne connait pas les limites physiques de la planète, il est préférable d’un point de vu écologique, de produire et consommer localement. Et bien entendu, des produits peu transformés (moins consommateur d’énergie, nécessitant moins d’emballages).

    dijon-ecolo le jeudi 27 juin 2013 à 9h05

  2. la seconde info de votre article , c’est que maintenant la véritable identité du maire de dijon est dévoilée : c’est le directeur général des services………… l’autre est surement à Paris;-))

    bentiens le vendredi 28 juin 2013 à 12h52