L’UMP et sa dette, Dijon en “Salives” d’avance…

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“On voit que les Municipales approchent !”. , maire de Dijon, l’a bien remarqué lors du conseil municipal qu’il présidait lundi 24 juin dernier. Et qui dit échéances électorales, dit coups politiques plus violents.

Attaqué par l’opposition sur la gestion globale de la dette dijonnaise, François Rebsamen n’a pas manqué, avec l’appui de ses conseillers, de s’amuser à comparer la dette de la capitale bourguignonne avec une certaine commune de Salives (21), actuellement gérée par , candidat UMP aux à … Dijon.

C’est Franck Ayache, élu d’opposition (sans étiquette) qui s’est chargé de dégaîner le premier, pointant précisément la gestion financière de la ville. “Vous êtes dos au mur, vous n’avez plus d’autre choix que d’enchaîner budget d’austérité sur budget d’austérité”. Il faut dire que les comptes de Dijon cumulent actuellement une dette de 215 millions d’euros, quoi qu’inférieure par rapport à 2001, année de l’investiture de François Rebsamen. Mais ce qui dérange l’opposition, c’est le transfert des compétences de la ville vers le Grand Dijon. Et la première conséquence de ces délégations  à l’agglomération, c’est l’augmentation de la dette du Grand Dijon 19 à 345 millions d’euros depuis 2001. “La dette a été multipliée par 18”, dénonce Franck Ayache.

Salives, dans le top 200 des villes les plus endettées

Pour l’opposition, la ville de Dijon ne fait ni plus ni moins que transférer sa dette vers l’agglomération, faite “d’emprunts toxiques et à risques”, afin de la maquiller et la dissoudre dans une collectivité qui cette fois comporte 22 communes. Archi-faux pour la majorité, qui affirme traîner cette dette municipale depuis les années 90, quand la ville était gérée par la droite. “Vous déversez des chiffres qui n’ont ni queue ni tête !”, a répondu l’adjoint socialiste Pierre Pribetich. “C’est votre dette, qui à l’époque représentait 110% du budget, c’est votre dette qui a plombé dans les années 90 la situation de Dijon. Ce qui a été fait depuis 2001, c’est de s’efforcer à la réduire !”.

Mais la majorité, l’élu Modem François Deseille en première ligne, ne s’est pas arrêtée là, contre-attaquant en comparant tout bonnement la dette dijonnaise avec celle de Salives (21), dirigée actuellement maire le sénateur Alain Houpert, candidat UMP à Dijon en 2014. Car sur plus de 36.000 communes en France, la ville de Salives culmine à la 174e place en matière d’endettement  : 4.680 € par habitant en 2011. Dijon, quant à elle, n’est qu’à la 3998e place avec une dette de 1.201 € par habitant.

François Rebsamen n’a d’ailleurs pas hésité à surenchérir, brandissant le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la fameuse ville de Salives. Le citant, il mentionne la “non conformité de l’état des données de la dette” de la commune, et les vives critiques de la Chambre régionale vis à vis de la gestion économique de Salives.

Cependant, pas de quoi faire trembler l’élu d’opposition Laurent Bourguignat, soutient principal à Dijon du grand absent de la soirée Alain Houpert : “Manifestemment, le sénateur dont vous parlez tant vous inquiète !”

Les autres points marquants à l’ordre du jour :

  • Les élus ont voté une enveloppe budgétaire supplémentaire pour la ville de 12,5 millions d’euros, liées aux charges “exceptionnelles” que la municipalité va devoir assumer.
  • Parmi elles, la ville de Dijon a débloqué 741.000 € pour réparer les dégâts occasionnés par les inondations de mai 2013.
  • Dès septembre 2013, les écoles élémentaires dijonnaises passeront semaine de 4,5 jours. Pour la ville, la réforme des rythmes scolaires coûtera un peu plus de 260.000 €.
  • Toujours sur la thématique scolaire, 8 classes fermeront en septembre, mais plus du double ouvriront, pour un solde finalement positif de 10 ouvertures de classes.
  • La tenue du conseil municipal a été l’occasion de présenter au grand public le projet enfin validé de . Divisé en un réseau de quatre “cités” en France, la ville de Dijon sera chargée d’installer, au cœur de l’ancien Hôpital général, un pôle touristique dédié à la culture de la vigne et du vin. Pour François Rebsamen, l’heure est désormais à la recherche d’investisseurs privés, pour financer le projet. Mais pour l’opposition, le partage final du ” gâteau ” avec trois autres villes risque de faire fuir ces éventuels investisseurs…

Les commentaires sont clos.

  1. Si les élus comparaient les villes les moins endettées ca serait plus intelligent car c’est le mieux qu’il faut viser
    Mr Deseille en donneur de leçon cela est hilarant !!! Il est vrai qu’il a de nombreuses années d’expérience derrière lui de gestion économique municipale c’est sans doute ça qui autorise ce porteur d’eau ou de voix d’appoint pour la majorité à donner un avis sur les dépenses d’autres communes.
    Que Monsieur le Sénateur brandisse les comptes du Grand Dijon et explique aux contribuables l’augmentation de la dette x 18 au lieu de chercher les déficits soient dans le passé soient dans une autre ville.
    Il peut aussi expliquer le financement de vootv et son utilité ou le dépassement des couts de la rénovation du centre ville et du tram ou la gestion du CHU dont il est président

    Laurent le mardi 25 juin 2013 à 17h54

  2. Nous devrions avoir plus d’élus ayant dans leur vie quotidienne la gestion de leur entreprise, comme Mr Desseille qui gère un des plus grand cabinet de Kiné de Côte d’or, cela éviterai de mettre en place des élus qui sont déconnectés de la réalité et qui dépense à tout va, il suffit de voir ceux qui ont publié leurs revenus pour comprendre que soit ils ne gèrent pas mieux leur finances soit ils mentent…

    Aoucine le mercredi 26 juin 2013 à 12h06

  3. Quelle mauvaise foi !
    La dette de Salives n’est pas glorieuse, mais Dijon est dans les 11% des communes les plus endettées et, comme chacun peut s’en douter à défaut de le savoir, l’endettement du Grandijon permet d’en atténuer la visibilité !

    Sixte le lundi 1 juillet 2013 à 17h13

  4. Bizarre.. maintenant il va chercher les années 90 pour expliquer l’endettement. Ça me rappelle Sarkozy cherchant l’origine de certains de ses problèmes remontant à…Mitterrand ! Que Rebsamen s’explique sur ses projets et ce que cela coute aux contribuable au lieu de chercher à comparer avec un village de côte d’or… On reconnait la mauvaise foi de ce parti aux abois… heureusement pour ce parti de minables que l’UMP n’est pas au mieux non plus…

    carlos le jeudi 11 juillet 2013 à 1h09