Vent de folie en Haute Côte-d’Or

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Marchant maladroitement entre les débris de verres, une vieille dame en blouse demeure, hébétée, au milieu de ce qui reste de son salon balayé par l’. Elle reste là, aux côtés de son mari, l’octogénaire n’en revient encore pas, incapable d’agir. Dans la nuit de mercredi à jeudi 20 juin 2013, leur maison a été en partie détruite par l’ d’une violence exceptionnelle qui s’est abattu en Haute Côte-d’Or.

Sur un couloir aérien traversant les villages de Cérilly, Etrochey et Montliot, à quelques kilomètres au Nord de Chatillon-sur-Seine, les vents ont soufflé jusqu’à 160 km/h et dans plusieurs directions, causant des dégâts similaires à ceux provoqués par une .

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Le lendemain, durant toute la journée de jeudi, l’affluence était importante dans ces trois villages sinistrés. Pompiers et habitants pour s’affairer à la solidarité, ouvriers pour remplacer les milliers de tuiles arrachées, mais aussi personnalités politiques et médias nationaux. Après un passage du sénateur UMP Alain Houpert dans la matinée, lui qui a vu se lever un “vent de solidarité en Côte-d’Or”, ce fut au tour de son homologue socialiste François Patriat, également président de la région Bourgogne, de partir dans l’après-midi à la rencontre des habitants.

Plusieurs maisons bien trop endommagées devront être entièrement rasées, et quelques familles seront relogées en urgence dans des HLM disponibles sur Sainte-Colombe ou Chatillon-sur-Seine. En attendant, l’heure est aux constats. Tous les habitants sont dehors pour témoigner de leur cauchemar. L’un a vu des bottes de foin de plus de 300 kilos se soulever à plusieurs mètres dans les airs avant de s’écraser violemment, l’autre a assisté impuissant, depuis sa chambre à coucher, à l’arrachement de sa toiture.

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Si presque aucun blessé n’est à déplorer, les traumatismes sont grands. Notamment chez ce couple d’octogénaires. De leur propriété d’Etrochey, il ne reste que les murs. Le toit s’est envolé et la solide grange en pierres s’est effondrée. Prostrés, ils ne réalisent pas qu’ils confient leur frayeur au président de région, entré dans leur maison pour constater l’ampleur du sinistre. “On a eu très peur, ça a duré presque vingt minutes. Les murs tremblaient et il pleuvait dans la maison !”. Alors qu’ils se croyaient “à l’abri de tout ici”, leur demeure est à reconstruire. Mais il leur faudra encore quelques heures pour vraiment réaliser qu’ils ont tout perdu : “Moi qui suis si maniaque du ménage, regardez cette boue partout sur les meubles. Et toute la lessive est à refaire… ”

Ci-dessous, retrouvez en photo notre reportage sur les traces de l’orage :

Les commentaires sont clos.

  1. Bonjour,
    Il y avait beaucoup de dégâts donc beaucoup de photos à faire alors que vous avez fait le choix de faire de la publicité pour une entreprise de maçonnerie, ce n’est guère judicieux et surtout pas l’endroit pour faire de la publicité.
    Je ne partage pas du tout ce choix d’autant que cette entreprise n’a pas si bonne presse pour mériter une publicité gratuite et déplacée.

    Alain le vendredi 21 juin 2013 à 10h00

  2. Il semble que cela soit de l’humour, sur le côté décalé et anachronique de la situation. Un peu de recul ne nuit pas.
    L’humour est aussi une façon de supporter l’insupportable.

    Declic21 le mardi 25 juin 2013 à 11h26