Dijon devient officiellement cité internationale de la gastronomie

C’est enfin officiel, la cité des Ducs fait partie du réseau des cités de la gastronomie. Il a été officiellement présenté, mercredi 19 juin, au ministère de l’Agriculture à Paris, par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, ainsi que les maires des quatre villes constituant le réseau.

Dans ce réseau, Dijon sera le pôle “de référence en matière de valorisation et de promotion de la culture de la vigne et du vin”, indique le communiqué de presse de la ville. Tandis que Lyon sera le pôle “nutrition et santé”, Paris-Rungis sera “pilote pour ce qui relève du développement et de l’animation des marchés (à travers entre autres les halles des trésors gastronomiques), des produits et des enjeux liés à l’approvisionnement des centres urbains”, et enfin Tours sera un “un pôle moteur dans le domaine des sciences humaines et sociales”.

A Dijon, la s’installera dans l’ancien hôpital général “avant fin 2016”, a précisé , sénateur-maire de Dijon.

A lire ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse de la ville de Dijon :

Dijon officiellement “Cité internationale de la gastronomie”

Le réseau des Cités de la gastronomie a été officiellement présenté, mercredi 19 juin, au ministère de l’Agriculture à Paris, par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, ainsi que les maires des quatre villes constituant le réseau. Aux côtés de Lyon, Paris-Rungis et Tours, Dijon a été retenue pour défendre et promouvoir le “repas gastronomique des Français”, entré au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2010. “Cette distinction marquait la reconnaissance, à travers notre patrimoine alimentaire, de l’importance, pour le Français, du bien être ensemble, du plaisir du goût et de l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature”, ont rappelé les ministres.

Chaque ville aura pour mission de développer plus spécifiquement une thématique : “Dijon constituera le pôle de référence en matière de valorisation et de promotion de la culture de la vigne et du vin”, a indiqué Stéphane Le Foll. La présence de la chaire Unesco “Culture et traditions du vin” à l’université de Bourgogne, unique au monde, et le classement des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco, attendu pour 2015, constituent des atouts forts de Dijon sur cette thématique viticole. La Cité internationale de la gastronomie à Dijon, située au kilomètre zéro de la
route des grands crus de Bourgogne, comprendra notamment une école de sommellerie et une exceptionnelle vinothèque de 800 mètres carrés, ouverte aux vins des terroirs français et étrangers,installée dans une chapelle du XVIIIesiècle.

La Cité internationale de la gastronomie à Dijon ouvrira ses portes sur le site de l’hôpital général “avant fin 2016”, a précisé François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon. Sur 3,5 hectares, auxquels s’ajouteront 3 hectares d’un “écoquartier gourmand” d’environ 600 logements avec cuisines collectives et jardins potagers et vergers partagés, le projet dijonnais s’articulera autour de 4 pôles et 14 éléments de programme. La Cité comprendra un musée vivant de la gastronomie, un marché couvert touristique et événementiel avec une aire de pique-nique urbain, un spa vinothérapie, des commerces et des restaurants, une école d’hôtellerie, un hôtel haut-de-gamme et une résidence hôtelière. Soit au total 26 000 mètres carrés de locaux dont 17 000 historiques rénovés.

L’investissement, estimé à 54 millions d’euros, sera largement pris en charge par des investisseurs privés. Les bâtiments, eux, seront acquis auprès du CHU, qui aura quitté le site fin 2014. L’hôpital général présente l’avantage d’être idéalement situé, à proximité de la gare Dijon-ville, aux portes du secteur sauvegardé, le long d’une ligne de tramway et dans un environnement préservé (Port du canal, coulée verte, Jardin des sciences…). “Les services du Grand Dijon ont mis les bouchées doubles pour faire entrer ce qui n’était qu’un projet il y a encore quelques semaines dans une phase opérationnelle, qui sera officiellement lancée lors du prochain conseil municipal”, a précisé François Rebsamen.

À l’occasion de la présentation officielle du réseau, devant la presse nationale et la presse régionale, François Rebsamen était accompagné d’une délégation d’acteurs impliqués dans le projet : Aubert de Villaine, copropriétaire du domaine de la Romanée Conti et président de l’Association pour l’inscription des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’humanité ; Pierre Guez, directeur de la coopérative Dijon Céréales et président de Vitagora, pôle de compétitivité goût-nutrition-santé (150 entreprises, laboratoires et grandes écoles adhérents, 165 projets labellisés) ; Jocelyne Pérard, directrice de la chaire Unesco “Culture et traditions du vin” ; Philippe Crevoisier, directeur de la branche “culinaire électrique” de Seb, implantée dans la région dijonnaise ; Claude Bernhard, directeur de l’école d’ingénieurs AgroSup Dijon (1000 étudiants) ; Anthony Béchu, architecte qui a contribué aux études de faisabilité du projet dijonnais. Ainsi que Didier Martin, président de l’agence Dijon Développement et président de l’office de tourisme de Dijon, et Danielle Juban, conseillère municipale de Dijon chargée du rayonnement de la ville.

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