Dijon, figure de proue du futur “réseau de Cités de la gastronomie”

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On le savait depuis janvier 2013, il n’y aura pas une mais plusieurs “Cités de la gastronomie”. Le projet de pôle touristique national dédié à l’art de vivre à la française, voulu par la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires suite au classement du repas gastronomique française à l’Unesco, a fait couler beaucoup d’encre depuis l’été 2012. Une seule ville devait remporter le contrat, mais face à la pression des acteurs politiques concernés, la décision avait été repoussée une première fois, sous le motif d’un consensus.

Mercredi 19 juin 2013, les ministères de la Culture, de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont enfin tranché : il y aura un réseau de quatre cités de la gastronomie en France, dont Dijon prendra vraisemblablement la tête. C’est en tout cas ce que laisse suggérer le nouveau logo du projet (voir photo ci-dessus).

Il faut dire que la capitale bourguignonne a vu grand, en proposant l’installation de sa Cité à l’emplacement historique de l’ancien Hôpital général, qui sera restauré et aménagé pour un budget total de 54 millions d’euros. Une somme record, dépassant largement le budget de Lyon. Mais , maire de Dijon, l’assurait encore ce matin : la cité pourra ouvrir ses portes dès 2016, les financements étant en grande partie privés.

Quatre pôles seront donc développés dans quatre sites magistraux de l’Hexagone, avec chacun un rôle bien distinct, comme le détaillaient mercredi 19 juin les ministres concernés :

  • La  Cité de la  gastronomie de Dijon,  en liaison étroite avec l’Institut  de  la  vigne  et  la   chaire  UNESCO « culture et traditions du vin » constituera le pôle de référence en matière de valorisation et de promotion de la culture de la vigne et du vin.
  • La  thématique associant « nutrition et santé » prendra une place prépondérante dans les politiques de développement engagées par la de Lyon, au sein de l’Hôtel dieu.
  • La Cité de la Gastronomie de Paris – Rungis sera pilote pour ce qui relève du développement et de l’animation des marchés – à travers entre autres les halles des trésors gastronomiques -, des produits et des enjeux liés à l’approvisionnement des centres urbains.
  • Le site de Tours sera un pôle moteur dans le domaine des sciences humaines et sociales avec la constitution d’une Université des sciences et des cultures de l’alimentation.

Retrouvez demain jeudi 20 juin en Une du Miroir un dossier complet retraçant l’épopée dijonnaise pour décrocher la Cité de la gastronomie.

Les commentaires sont clos.

  1. …”dont Dijon prendra vraisemblablement la tête. C’est en tout cas ce que laisse suggérer le nouveau logo du projet…”

    –> Cette “première place” accordée à Dijon ne serait-elle pas uniquement… alphabétique ?

    O. Dupuy le mercredi 19 juin 2013 à 16h15

  2. A O.Dupuy.

    Je crois qu’il ne parlait pas de l’ordre d’apparition dun nom des villes choisies, mais plutôt du logo qui se trouve en bas à gauche ou l’on peut lire “Cité international de la Gastronomie” et au centre du cercle seul le nom Dijon apparaît.

    Cet élément semble en effet montrer que Dijon sera la Cité de la Gastronomie principale… A moins que ce logo existe décliné avec chaque nom de ville?!

    A voir.

    Clément le mercredi 19 juin 2013 à 17h49

  3. Manifestement, chaque ville a son propre logo “cité de la gastronomie” avec son nom.
    Je pense aussi que le “leadership” de Dijon est surtout alphabétique…

    LaClairette le mercredi 19 juin 2013 à 20h27