Eolien : 23 “petites” nouvelles dans le parc Bretelle-Echalot

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L’effort bourguignon en matière d’énergies renouvelables se poursuit avec l’installation d’un parc de 23 éoliennes en Côte-d’Or, dans les parcs de Bretelle et , à cinquante kilomètres au nord-ouest de Dijon. Elles sont inaugurées ce vendredi 14 juin 2013 dans les communes de , Etalante et Echalot. Ils comptent respectivement 5, 10 et 8 mâts.

Les deux parcs financés à hauteur de 60 millions d’euros par La Compagnie du Vent, filiale du groupe GDF-Suez, seront en mesure de produire chaque année 100 millions de kilowattheures, “soit la consommation électrique annuelle de plus de 55 000 personnes et l’équivalent de plus d’un tiers de la population de Dijon”, précise l’entreprise montpelliéraine.

L’économie en dioxyde de carbone (CO2) est estimée à 80 000 tonnes par an. Dans une logique de transition énergétique, l’objectif de la région Bourgogne est  “de couvrir, d’ici à 2020, les besoins en électricité (hors chauffage) de plus d’un million de Bourguignons, avec, au total, 500 à 600 mâts installés sur tout le territoire.” (Ici, le détail en Côte-d’Or)

Le chantier du parc de La Bretelle-Echalot aura, à lui seul, mobilisé une dizaine d’entreprises de la région (du terrassement jusqu’au contrôle technique). L’essentiel du matériel est «made in Bourgogne». Siag (Creusot) pour les 92 tronçons composant les 23 mâts. Schneider Electric (Mâcon), pour l’ensemble de l’équipement haute tension. Les équipes de maintenance sont basées à Langres, en Haute-Marne.

D’ores-et-déjà, le site Windforfuture.com émet l’hypothèse que la Bourgogne pourrait devenir la cinquième région française de l’éolien à l’horizon 2015.

Les commentaires sont clos.

  1. “100 millions de kWh par an racheté à 0,085 le kWh pendant une durée de 15 ans(obligation d’achat par EDF réglementaire), soit 127,5 millions d’euro empochés pour un produit que le client (EDF) est obligé d’acheter pour un investissement de 60 millions d’euro”.
    Super! Les renouvelables électriques sont une affaire rentable. La compagnie du vent l’a bien compris. Les consommateurs seront obligés de payer car la CSPE (voir facture d’électricité) va continuer d’augmenter.
    Quant à la diminution des émissions de gaz à effet de serre, quand on remplace de l’électricité produite sans gaz à effet de serre (nucléaire) par de l’électricité produite sans gaz à effet de serre (éolien) où est le gain ? L’estimation de l’économie en CO2 est bidon. De plus pour pallier l’intermittence de la production éolienne, EDF sera obligé de faire marcher des centrales à gaz.

    Gérard PIERRE le vendredi 14 juin 2013 à 17h20

  2. Monsiur Gérard Pierre, toujours si prompt à remettre en cause les ENR, pouvez vous nous dire quelles sont les études qui démontrent l’absence de production de gaz à effet de serre de la part de la filère nucléaire ? D’où vient ce dogme ?

    Phil le samedi 15 juin 2013 à 0h17

  3. J’oubliais votre crédo : la CSPE va augmenter du fait des ENR ? Pourquoi Monsieur Proglio annonçait-il il a deux semaines en commision parlementaire l’accroissement futur du cout de l’énergie électrique ? Pourquoi la CRE annonçait il y a une semaine une augmentation du prix de l’électricité, rejetée par la ministre de l’énergie, car l’annonce vient en temps de crise et de besoin de rassurer les consommateurs. Le développement des ENR a un cout indéniable, et malheureusement encore une fois il s’agit d’enrichir des grands groupes industriels, pas de développer l’investisement citoyen et de faire profiter réellement les populations locales des retours financiers. L’énergie nuclaire a enrichi certains et les énergies renouvelables vont en enrichir d’autres, car nous restons dans les mêmes schémas de pensée.
    Enfin, pourquoi AREVA se positionne-t-elle sur la construction des champs d’éolienne ?

    Phil le samedi 15 juin 2013 à 0h31

  4. Il suffit de regarder le prix de l’électricité en Allemagne (presque 2 fois celui de la France) pour comprendre que les nouvelles ENR coutent très comme le dit Altmeier, le ministre de l’environnement allemand, qui situe autour de 1000 Milliards de coût de la transition allemande.
    Enfin AREVA compte bien tirer parti la manne que constitue les ENR payée par les consommateurs.

    Gérard PIERRE le dimanche 16 juin 2013 à 20h12