La dette, enjeu central des Municipales à Dijon

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C’est le sujet au centre de toutes les critiques de l’opposition à , qu’elle soit de gauche ou de droite. La dette de Dijon, plus ou moins élevée, plus ou moins toxique. Qui donne lieu à une vraie guerre des chiffres.

Pour , le candidat UMP, la dette de Dijon s’élève à “un millard d’euros”. “Fin 2012, la dette de la ville de Dijon était de 215 millions d’euros, celle du Grand Dijon de 345 millions d’euros. Les contrats conclus pour les transports publics (tramway et bus) représentent en plus 179 millions d’euros de dette. Enfin, la dette des organismes rattachés (Semaad, Splaad, Dijon Habitat) atteint au total 334 millions d’euros. François Rebsamen a créé de la dette à tous les étages. La dette est donc aujourd’hui de plus d’un milliard d’euros soit une multiplication par 4 depuis 2001”, détaille le sénateur dans un communiqué.

Un calcul que François Rebsamen réfute en bloc et parle de “pure hallucination budgétaire doublée d’une hérésie en matière de comptabilité publique”. “D’une part, je l’affirme avec la plus grande détermination : les chiffres qu’évoque Alain Houpert sont faux”, continue le maire sortant. “Le candidat de droite se livre à une addition qui n’a aucun sens : il ajoute des choux, des carottes et des poireaux, mélange la dette de la ville, celle du Grand Dijon (qui fédère 24 communes, avec un budget voté à l’unanimité des élus dont bon nombre de maires UMP), celle d’organismes extérieurs (Semaad, Splaad, Dijon Habitat) et même celle de structures privées avec lesquelles le Grand Dijon a signé des marchés, etc. Cette addition en forme de salade ne correspond en aucun cas à la définition de la dette d’une collectivité locale”.

Pour Rebsamen, la dette s’élève à 207 millions d’euros

Dans l’interview qu’il a accordé hier au Miroir Mag en partenariat avec Radio Campus, François Rebsamen tranche : “La dette est, dans le compte administratif 2013, qui sera dévoilé dans un mois et demi, de 207 millions d’euros. Elle était de 220 millions lorsque nous sommes arrivés. Un recul historique.”

De son côté, Alain Houpert se défend de tout calcul malhonnête. “Les Dijonnais supportent la dette de Dijon et supportent leur part dans la dette du Grand Dijon : 62% précisément. Ils supportent aussi l’épée de Damoclès qui est au-dessus, la dette cachée. Les partenariats publics privés, les crédits-bails. Je suis un homme d’entreprise, je sais lire un bilan comptable. J’ai réintégré les charges dans la dette comme l’aurait fait n’importe quel banquier. Et j’ai fait de même avec les sociétés d’économie mixte, la Splaad, la Semaad”.

François Rebsamen en profite pour contre-attaquer : “A l’inverse, comment le candidat UMP, l’exemple-type d’une gestion fiscale irresponsable, peut-il promettre de ne pas augmenter les impôts quand son programme impliquerait 304 millions d’euros de dépenses supplémentaires et 38 millions d’euros de recettes en moins ?” Réponse classique d’Alain Houpert : “Nous allons faire des économies importantes. Dans le train de vie de la municipalité.” Mais il se refuse à chiffrer ces économies sensées compenser la baisse des impôts : “C’est symbolique, important. Tout le monde doit faire des efforts. Je ne m’engage plus à donner des chiffres.”

La mairie porte plainte contre Dexia

Dans l’opposition à la gauche de François Rebsamen, c’est sur la partie toxique de la dette que les attaques se concentrent. 47% de la dette de la Ville est toxique, dont 17% sont dangereux. Thomas Spindler, membre du Comité d’audit citoyen de la dette () est “de plus en plus inquiets sur l’état de la dette de la ville”. Face à ses prêts structurés proposés illégalement par des banques aux collectivités locales, “Dijon est une des dernières municipalités à ne pas bouger le petit doigt”, continue-t-il. Ce qui soulève des questionnements : François Rebsamen a été administrateur de la banque Dexia de 2002 à 2008, avec qui la Ville a conclu de plusieurs prêts, avant son arrivée à la mairie en 2001. Thomas Spindler prévient : “Si la municipalité ne fait rien, ce sont les citoyens qui porteront plainte contre les banques”.

Mais lors de l’interview diffusée hier sur Radio Campus et publiée ce matin sur le Miroir Mag, François Rebsamen assure avoir assigné Dexia en justice. “A ce jour, il y a trois emprunts toxiques à la ville de Dijon qui représentent un montant de trente millions d’euros. Soit 16% du montant de la dette. Nous sommes en train de les sécuriser. Le premier, celui du Crédit foncier, est en cours de sécurisation. Nous aurons désormais un taux fixe, aux alentours de 4,5 ou 5% au lieu de 0,24%. Et puis il y a les deux emprunts Dexia. Ils sont au tribunal.” Le maire sortant est sûr de son fait : “Je voudrais juste rassurer tout le monde. La ville est sous contrôle, bien géré.”

“Si notre action avec le Cac21 a pu mettre François Rebsamen en face de ses responsabilités et le faire réagir, c’est très bien”, commente Thomas Spindler. “Si la municipalité a porté plainte contre Dexia, c’est une bonne chose. Nous aurions quand même aimé plus de transparence”. Il souligne le timing entre cette nouvelle information et le scrutin à venir. “Le maire se gardait visiblement ça sous le coude pour des raisons électorales, comme un joujou, alors qu’il s’agit d’argent public”.

Les commentaires sont clos.

  1. De 207 à 1000 millions (en y ajoutant les apparentée-s),
    voilà de quoi plomber les marges de manoeuvre-s
    même en bradant les bijoux architecturaux
    de famille-s. Ming à la caisse?!

    Dijon Autrement le vendredi 21 mars 2014 à 17h34

  2. Bravo Thomas Spindler et les militants du CAC21.
    François Rebsamen n’avait pas à garder secret tout ceci.
    La révélation du recours contre Dexia en pleine campagne électorale n’est pas inocent, de la part de Rebsamen le calculateur, suivi par ses colistiers et petits partis soumis.

    Joseph B le samedi 22 mars 2014 à 19h48

  3. POURQUOI JE NE VOTE PAS POUR M. REBSAMEN :
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    LES RESULTATS DE CE 1er TOUR ONT MONTRE QUE M. REBSAMEN n’est pas certain d’être réélu malgré son appel solennel à tous ces partisans “d’en finir une fois pour toute!”. Plusieurs raisons expliquent son insuccès.

    Ses 100 propositions ou “promesses” font penser à un conte de fée ou au titre d’un film au cinéma. Cette liste impressionnante de promesses fait aussi rappeler aux français de celles de son ami, François HOLLANDE qui a menti aux français. Les Dijonnais savent aussi que M. REBSAMEN est favorable aux cumuls des mandats, ce qui lui laisse une possibilité de prendre un “poste” à Paris.

    Son insuccès provient aussi de son manque de sens démocratique en refusant de participer au débat public lors de la campagne électorale. Les Dijonnais qui votent, ont le droit de connaître les différences qui opposent les candidats. En refusant de participer au débat pré-électoral, M. REBSAMEN a cru, à tort, “bien s’asseoir dans son fauteuil confortable” et a méprisé le public qui vote.

    Il a aussi sous-estimé ses adversaires et les mauvais classements publiés par les organes de presse. Ces derniers ont formulé plusieurs critiques quant à l’économie, au transport, à l’urbanisme et à la fiscalité de Dijon. Cependant, M. REBSAMEN pratique une politique de dénigrement systématique des critiques à son égard. Une de ses premières armes était d’utiliser, dans un communiqué d’Alain HOUPERT, une faute de frappe concernant le nombre d’étudiants à Dijon. L’ancien Président des Universités, et peut-être ami politique, a aussitôt monté au créneau avec un grand article de presse pour rectifier cette “impressionnante” faute de frappe. Mais en parlant de l’Université, combien de fois les examens des étudiants ont-ils été annulés à cause des fautes de frappe dans les énoncés ?. En partant de là, le candidat REBSAMEN va à la chasse aux sorcières en lançant le slogan : “HOUPERT ne connaissent pas les chiffres!”. Et il l’accuse par le même coup d’avoir utilisé une publication datée de 2012, sur les accès des personnes handicapées dans la ville de Dijon. Une association lui a même donné un coup de pub en publiant dès le début de 2014, une étude portant sur 2013. C’était une boutade énorme qui allait le discréditer. En effet, toute publication sérieuse nécessite l’examen d’un comité d’experts qui valident ou non l’étude, et cet examen demande un délai minimum d’au moins quelques mois. Ainsi, M. REBSAMEN a eu tort de se référer, dès le début de 2014, à une étude portant sur 2013 : ce n’est pas une démarche sérieuse mais plutôt “électorale”!. Alain HOUPERT a eu la prudence de prendre comme référence une étude portant sur 2012.

    Un des sujets les plus préoccupants des Dijonnais est représenté par les énormes emprunts (et donc les dettes) de notre ville, récemment rapportées par la Revue Capital. Alain HOUPERT les a sans doute étudiés depuis longtemps puisqu’il les a annoncés avec des chiffres. Curieusement, M. REBSAMEN a contesté ces chiffres, sans toutefois en fournir les “vrais”, alors qu’il détient tous les contrats d’emprunts de Dijon. D’habitude, lorsqu’on tient à démentir un chiffre, on doit en fournir un autre avec preuve à l’appui. Curieusement, M. REBSAMEN conteste les chiffres d’Alain HOUPERT sans fournir aucun autre chiffre en retour. De ce fait, M. REBSAMEN laisse planer un doute angoissant sur l’avenir de nos concitoyens. De plus, il tend à noyer le poisson en citant le rôle de la Chambre Régionale des Comptes. Or, sans être expert, tout le monde sait très bien que l’on peut faire plusieurs combinaisons d’emprunts et de remboursements selon le type de contrat. Et, dans ce domaine, la “réputation” de la banque DEXIA dont M. REBSAMEN connait “parfaitement”, n’est pas à citer!. En claire, les Dijonnais peuvent très bien paraître peu endettés aujourd’hui, mais ils risquent de payer lourdement plus tard selon la formule similaire : “Partez en vacances maintenant, vous paierez après!”. Jusqu’à ce jour, M. REBSAMEN ne communique jamais aux Dijonnais les vrais chiffres d’endettement mentionnés dans les contrats d’emprunts de la ville. Par contre, il cite à plusieurs reprises l’endettement de Salives où Alain HOUPERT est élu depuis 1983. Or, les habitants de Salives continuent à faire confiance à son Maire jusqu’au dernier dimanche 23/03/2014. Ils savaient qu’Alain HOUPERT est honnête et sa gestion est transparente. Alain HOUPERT n’a jamais cherché à camoufler l’endettement de Salives dont les habitants savaient aussi que la ville de Fontenay aux Roses a obtenu de l’Etat près de 8,5 millions d’euros au sujet des taxes de son centre d’énergie atomique(CEA).

    Contrairement aux habitants de Salives, les Dijonnais ne connaissent pas les chiffres des emprunts de leur ville. Ainsi, la “métamorphose grandiose” de Dijon que vante M. REBSAMEN laisse un arrière-goût amer pour ceux qui seront obligés à déléguer les dettes actuelles à leurs enfants. Dijon donne une fausse apparence trompeuse. Comme sur le TITANIC, on nous berce et nous invite à continuer à faire la fête pendant que le bateau coule.

    Je ne cherche pas à discréditer M. REBSAMEN sans preuve. Dans un communiqué de presse, il a dit que depuis qu’il est élu, on commençait à voir des employés d’origine étrangère dans les services de la ville. Cette déclaration est à la fois choquante et mensongère : choquante car elle soulève la ségrégation raciale, voire la haine, à des fins électorales !. Mensongère car il existait déjà plusieurs employés de la ville d’origine étrangère bien avant l’arrivée de M. REBSAMEN. Je me permets de rappeler qu’auparavant, pour avoir la nationalité française, il fallait effectuer obligatoirement le service national, que savoir chanter l’hymne national n’était pas suffisant et qu’on vous apprenait le “nombre de couplets de la Marseillaise”. Je suis certain que très peu d’entre vous connaissent ce nombre de couplets. De même, il fallait bien évidemment savoir parler correctement le français, et aussi de connaître la date de la création de l’académie française, de savoir citer RICHELIEU et les auteurs des 3 premiers dictionnaires français!. Ainsi, dans un but de récupération électorale, Monsieur REBSAMEN a fait un grossier dérapage en voulant donner un faux exemple anti-raciste qui ne peut que se retourner contre lui-même.

    Il y a encore bien d’autres preuves de l’incompétence de M. REBSAMEN , mais j’en passe en citant le dernier qui porte atteinte aux valeurs et à l’image de la France : M. REBSAMEN a voulu défendre maladroitement son ami, le Président HOLLANDE lorsque ce dernier a rencontré des problèmes personnels pour lesquels il a dû “fuguer” en scooter. L’image a été diffusée dans le monde entier. Dans cette affaire, M. REBSAMEN a publiquement minimisé le rôle de la Première Dame de France. C’est la première fois qu’une personnalité représentant du Capital des Ducs de Bourgogne a osé “souiller” le Grand Rôle d’Ambassadrice des valeurs culturelles et humanitaires de la France

    M. REBSAMEN espère que les AUTRES FRANCAIS, ceux qui ne l’aiment pas trop, n’aillent pas voter au 2è TOUR, dimanche prochain.

    QU’IL SE TROMPE LOURDEMENT CAR NE PAS VOTER, C’EST SUBIR SON REGNE ET CELUI DE LA POLITIQUE GAUCHISTE PENDANT ENCORE PLUSIEURS ANNEES.

    VOUS QUI AVEZ ASSEZ DES MENSONGES,
    VOUS QUI AVEZ ASSEZ DE TRAVAILLER ET DE PAYER POUR LES AUTRES,
    VOUS QUI AVEZ ASSEZ DE VOIR DISTRIBUER DES ALLOCATIONS DE TOUT GENRE,
    VOUS QUI AVEZ ASSEZ DE VOIR LA GAUCHE GRIGNOTER VOTRE PENSION DE RETRAITE,
    VOUS QUI AVEZ ASSEZ DE VOIR BAFOUER LES VRAIES VALEURS DE LA FRANCE,

    ALLEZ VOTER AU 2è TOUR, DIMANCHE PROCHAIN !
    POUR CHANGER DIJON ET SAUVER LA France…………….pendant qu’il est encore temps !

    lamquocdung le mardi 25 mars 2014 à 14h12