Alain Houpert (UMP) : “Il faut un maire à temps plein pour s’occuper de cette ville au bord du gouffre”

2013-12-Alain-Houpert-Francois-Xavier-Dugourd-municipales-2014-JJ-LeMiroirMag-1

Voilà près d’un an qu’ est entré en campagne. Le sénateur-maire de Salives, a reçu l’investiture de l’UMP et le soutien de l’UDI pour tenter de faire vaciller le sénateur-maire sortant, François Rebsamen.

Mais depuis le départ de Robert Poujade en 2001, la droite semble éprouver des difficultés à se reconstruire. En 2008, François-Xavier Dugourd recueillait 36,44% des suffrages. Cette fois-ci Alain Houpert a dû faire de paire avec des dissidences au sein même de son parti. Si bien que depuis quelques semaines, il est passé à l’offensive, attaquant François Rebsamen, celui qu’il appelle son “futur prédécesseur” sur la dette, sur les transports sur la bétonisation de la ville.

Un récent sondage le créditait d’un peu plus de 27% des voix. Et laissait entrevoir la possibilité d’une victoire de son adversaire dès le premier tour. Lui considère que c’est bien là le seul suspens.

À partir de lundi 17 mars et durant toute la semaine, retrouvez chaque soir les interviews des différents candidats aux élections municipales à Dijon, sur Radio Dijon Campus. Branchez-vous dès 17h30 sur le 92.2FM ou rendez-vous à 18h sur le Miroir Mag.
Alain Houpert bonjour. Déjà, question commune à l’ensemble des candidats. Que représente pour vous le mandat de maire ?

Être maire, c’est la fonction la plus vibrante des mandats électifs. C’est le premier maillon de solidarité, c’est celui qui doit ouvrir son bureau au quotidien, contrairement au maire actuel, mon futur prédécesseur. J’ai l’habitude de fonctionner dans la proximité, voire dans l’intimité, de par ma profession, médecin radiologue. J’ai été là pour annoncer des mauvaises nouvelles lorsque tout bascule, mais aussi pour annoncer des guérisons, des rémissions. Le métier de maire qui est d’ailleurs plus une mission, c’est cela aussi : être là au quotidien, dans la proximité. Les gens attendent d’être entendus et surtout écoutés. Il n’y a rien de pire en politique que de faire des choses et les expliquer après. Être un maire, c’est être celui qui dit oui, mais surtout celui qui dit non, qui pose des limites.

Autre question commune : quel bilan tirez-vous du mandat de François Rebsamen ?

Au début de son mandat, il a incarné un désir de changement. Voilà, c’est tout. Ce changement, je ne le vois pas. Il parlait de Dijon la belle endormie, il a endormi les Dijonnais durant treize ans.

Vous êtes sénateur, conseiller général et maire. Ce qui fait de vous un cumulard. Qu’adviendra-t-il de ces postes si vous arrivez à la tête de la ville ?

Ce n’est pas parce que je suis sénateur que je me suis présenté à la mairie de Dijon. Je ne me sers pas de mes précédents mandats comme levier. On peut le concevoir le cumul des mandats que si la responsabilité qui s’ajoute n’est pas prise aux dépens de la précédente. François Rebsamen est le roi des cumulards et ce qui me dérange le plus dans la pratique c’est le montant des frais de représentation, des frais de bouches, de communication. Le tout pour mettre le maire en posture. Si je suis élu maire, je serai maire à plein temps. À partir du 30 mars, il va falloir s’occuper de cette ville qui est au bord du gouffre. Il va falloir gérer la dette colossale de la ville qui est cachée sous le tapis des élections.

Vous démissionnerez donc du poste de sénateur ?

Je serai un maire à plein temps.

Revenons maintenant sur votre campagne. Elle a débuté il y a un. Vous souffriez d’un déficit de notoriété. Pensez-vous l’avoir désormais résorbé ?

Je n’ai pas de déficit de notoriété, car en tant que médecin, j’ai vu plus de 200 000 Dijonnais. Maintenant les gens font la relation entre leur docteur et leur sénateur. Je suis allé dans le quotidien des Dijonnais pendant un an, au plus près de leurs problèmes. J’ai rencontré énormément de gens. C’est en les écoutant, en les entendant que j’ai compris leur souci. La seule chose qui soit plurielle dans ce bas monde c’est la vérité et l’on réfléchit mieux à plusieurs. J’ai réussi à dénicher des talents et j’ai une liste qui partage la même ambition : faire sortir Dijon de l’ombre.

Cette liste, vous la décrivez comme “unie, rassemblée”. Pourtant, vos avez dû inclure Emmanuel Bichot, le candidat dissident de l’UMP dans votre liste…

Où voulez-vous m’emmener ?

Certains mots ont parfois été très durs entre les différents candidats. Une gestion commune est-elle possible ?

Qui aime bien châtie bien. Ça se passe très bien entre nous. C’est dans les fratries qu’il y a les plus grosses engueulades et les clans politiques sont des fratries. On se dit des choses, mais l’intérêt général domine. Il y a des ambitions personnelles, mais moi je m’inscris dans une ambition collective et ma réussite est d’avoir réussi a rassembler toutes ces ambitions collectives autour d’un projet. Je ne suis pas un homme du passé, je n’ai pas de rétroviseur, je regarde en avant, je vais à fond et j’accélère.

Je m’engage à ne pas augmenter la fiscalité, voire à la diminuer.
Vous avez axé une grande partie de votre programme sur la fiscalité. Une bataille de chiffres s’engage entre vous et François Rebsamen. Vous annoncez un milliard de dettes, lui en annonce 200 pour la mairie de Dijon en demandant de mettre le Grand Dijon à part. Concrètement, que proposez-vous pour réduire cette dette ?

Les chiffres, c’est comme les lampadaires pour les alcooliques. Ça sert plus à soutenir qu’à éclairer. Les Dijonnais supportent la dette de Dijon et supportent leur part dans la dette du Grand Dijon : 62% précisément. Ils supportent aussi l’épée de Damoclès qui est au-dessus, la dette cachée. Les partenariats publics privés, les crédits-bails. Je suis un homme d’entreprise, je sais lire un bilan comptable. J’ai réintégré les charges dans la dette comme l’aurait fait n’importe quel banquier. Et j’ai fait de même avec les sociétés d’économie mixte, La Splaad, la Semaad. Et je ne parle même pas de la dette du CHU dont le conseil de surveillance est présidé par François Rebsamen.

Vous ne pouvez pas additionner la dette du CHU quand même.

Non, mais la gestion est calamiteuse, irresponsable. Et là je prends ma casquette de médecin.

Le conseil de surveillance n’a pas de pouvoir de décision au sein du CHU. Il a un droit de regard à postériori.

Il y a une proximité trop grande entre les dirigeants et le président du conseil de surveillance.

Pour en revenir à la question de base. Comment proposez-vous de réduire cette dette ?

Je m’engage à ne pas augmenter les impôts contrairement à mon adversaire qui veut les augmenter au taux de l’inflation. Les bases locatives progressent déjà chaque année, elles sont fixées par l’État. François Rebsamen inflige donc une double peine, indigeste. Je m’engage à ne pas augmenter la fiscalité, voire à la diminuer.

En diminuant les impôts, vous donnez un signe fort à l’entreprise, vous donnez de la confiance. Les entreprises sur le territoire se voient comme un développement endogène et vous attirez d’autres entreprises. Jean-Louis Borloo, lorsqu’il a repris Valenciennes a baissé la fiscalité et est allé chercher des entreprises. Désormais quand Toyota se développe, ils le font à Valenciennes. Lorsque Jtekt se développe, elle le fait en Tchéquie. On ne peut pas faire de solidarité sans développer l’économie. On ne peut pas dissocier l’économie et l’humain.

La fiscalité des entreprises va bénéficier directement au Grand Dijon qui pourra ensuite reverser à la ville. Mais sur le cas de la ville et j’en reviens à ma question, dans quel budget faut-il rogner ?

Nous allons faire des économies importantes. Dans le train de vie de la municipalité.

À combien peut-on chiffrer ces réductions ?

C’est symbolique, important. Tout le monde doit faire des efforts. Je ne m’engage plus à donner des chiffres. Ceux que j’ai donnés sur la dette sont ceux des comptes administratifs. Monsieur le maire, qui veut devenir ministre de l’Intérieur, peut les consulter directement sur le site du ministère. Les économies on les fait sur le train de vie. En 2001, François Rebsamen devait mettre l’eau en régie, on attend toujours. Il y a soixante millions d’euros à gagner.

Je souhaite végétaliser le centre commercial Dauphine
Changeons de thème, parlons du centre-ville. Chaque candidat y va de sa proposition, notamment sur le centre Dauphine. Quel avenir voyez-vous à ce centre commercial ?

Je suis le candidat du centre-ville. J’y ai vécu et travaillé trente ans. Le centre Dauphine est une copropriété où les locataires demandent qu’on arrange les lieux de passage. Je vais proposer à la copropriété d’acheter les lieux de passage et de les rénover. Nous allons travailler sur l’accueil des badauds et clients. Le centre Dauphine est le plus vieux de l’agglomération, il n’est pas laid. Sur le plan architectural, c’est une belle réalisation. Nous souhaitons l’embellir. C’est pour cette raison que je me suis entouré d’architectes et d’urbanistes pour préparer le projet. À terme, je veux le végétaliser comme ceci a été fait pour le musée du quai Branly.

Pas d’extension à l’ordre du jour ni de rénovation des bureaux dans les étages supérieurs ?

Ente l’idée et l’action, il y a la réflexion. Nous allons réfléchir tous ensemble : avec les commerçants, mais aussi les utilisateurs. Des commerces et du parking. La municipalité vient de rénover les ascenseurs, mais il faut aller bien au-delà. Nous nous en occuperons, mais dans la concertation et le dialogue. C’est le moyen d’avoir la confiance.

Vous avez comparé la rue de la liberté à un caniveau. Un dérapage ou vous assumez ces propos ?

Si Monsieur Rebsamen se sent concerné, tant mieux. Sur le plan architectural et urbanistique, c’est cracher sur nos racines. Cette rue a été construite avec une géométrie particulière, celle du soleil. Elle n’est plus dans la lumière. Dans sa piétonnisation, le profil de la rue n’a pas été respecté. Désormais cette rue est devenue un lieu de passage et non plus de vente. Les gens passent au centre et sont écartés des vitrines. Les galeries Lafayette accusent une baisse de fréquentation de 30%. Et pas au niveau des caisses, bien au niveau des portes.

Cette modification architecturale et urbanistique est préjudiciable pour le commerce. Tout comme les façades. Le béton, sur une nappe phréatique, empêche à l’humidité de remonter par une autre voie que les façades. Heureusement que nous n’avons pas eu d’hiver rigoureux sinon les dégâts auraient été importants.

Finalement, vous regrettez la piétonnisation de la rue de la liberté ou la façon dont ceci a été fait ?

La façon. La façon. Il fallait faire quelque chose. Comme la place de la Libération. Elle est mieux qu’avant, mais elle n’est pas terrible. Il n’y a pas eu de réflexion.

Contrairement à François Rebsamen, vous ne souhaitez pas investir d’argent public dans les Tanneries. Le 30 mars, vous ne les relogez pas ?

1,6 million pour reloger les Tanneries aux frais du contribuable, c’est 1,6 million que l’on pourrait mettre ailleurs.

Où par exemple ?

La culture permet d’avoir un horizon, permet de tirer vers le haut. Je suis allé au potager des Lentillères. Je suis tombé sur des personnes qui étaient très agressives, car je ne pensais pas comme eux. Ils refusent le dialogue. Je prône l’ouverture, l’altérité.

Alors, vous souhaitez le retour de fêtes populaires. Les fêtes de la vigne par exemple ?

Non, ne tombons pas dans la caricature. Je veux que Dijon retrouve sa place dans la culture. Nous sommes au centre de l’Europe, dans un lieu de passage. Je veux que les gens s’arrêtent, viennent poser leur regard sur nos façades, nos toits. Quoi de mieux que la culture pour attirer ? Nous avons la chance d’avoir un Auditorium, une des plus belles salles acoustiques d’Europe, sous exploitée. Je connais le président des Amis de l’Opéra Bastille. Son rêve est que Dijon puisse avoir une vraie programmation artistique. Car tous les Parisiens rêvent de venir à Dijon assister à un opéra, écouter un concert. Mais il n’y a pas que la musique classique, il y a tous les arts populaires. Nous avons une ville diversifiée, avec des cultures, des religions différentes. Il faut les mettre en valeur pour que tout le monde s’y sente reconnu.

Je n’ai pas peur du vote étranger, pas du tout. Au contraire.
Dans la journée, un de vos colistiers, Laurent Bourguignat, a posté un message sur le réseau social Facebook assurant que voter pour vous c’était voter contre le droit de vote des étrangers. Il a finalement retiré ce post.

Vous venez de me l’apprendre. Je n’ai pas peur du vote étranger. Je suis parlementaire. Pendant un an, j’ai fait le tour des quartiers sensibles, des quartiers où cette sensibilité s’exprime. Je n’ai pas peur du vote étranger, pas du tout. Au contraire.

Vous avez signé la charte de la Manif pour tous. Célébrerez-vous les mariages homosexuels en cas d’accession à la mairie ?

Ne soyons pas réducteurs, car être réducteur c’est être vulgaire. Je suis parlementaire, je respecte la loi. Elle doit s’appliquer à tous les édiles. Par cette signature, j’ai voulu exprimer un regret : celui de ne pas avoir voté une union civile plutôt qu’un mariage. Il y avait une injustice terrible entre le mariage et le Pacs. Un Pacs se fait au tribunal d’instance. Il était important de trouver une solution pour sacraliser ce moment et s’assurer qu’il n’y ait aucune rupture d’égalité entre les couples homosexuels et hétérosexuels.

Alain Houpert, pour conclure. Au regard des précédentes échéances, accéder au second tour sera-t-il, pour vous, déjà une victoire ?

Chaque élection est différente. Il y aura un deuxième tour et je serai élu le 30 mars. Je ne m’occupe pas des sondages qui sont trafiqués. Mon sondage, c’est mon stéthoscope. Quand je vais ausculter, quand je vais écouter les gens des quartiers, mon sondage est différent.

Les commentaires sont clos.

  1. Bonne interview d’un politicien ambigû

    Dijon Autrement le jeudi 20 mars 2014 à 13h13

  2. Il ne répond pas aux questions!
    -sénateur ou maire?
    -comment allez-vous procéder pour baisser la fiscalité?
    -la rue de la Liberté? Si les magasins ouvraient entre midi et 2, ça ne serait pas mieux? Ou s’ils ne baissaient pas leur rideau à 19h pétantes. Seules les grandes enseignes restent ouvertes, ils ont compris au moins que pour avoir des clients il valait mieux être ouvert tout simplement…
    -le post raciste de Bourguignat? Mon oeil qu’il ne savait pas 😉
    Langue de bois et mauvaise foi… Beurk

    Christine le jeudi 20 mars 2014 à 14h07

  3. Etonnant… Il devient inquiétant même, c’est n’importe quoi!

    Marc ROUSSEAU le jeudi 20 mars 2014 à 14h14

  4. Une ville au bord du gouffre…N’importe quoi! Et lui serait le sauveur , le messie…Laissez moi rire! Son programme est au mieux inexistant , au pire indigent et son bilan… Quel bilan d’ailleurs , celui de Salives? Soyons sérieux deux minutes. C’est un conservateur bien réac dont Dijon se passerait bien. A part parler de la dette en boucle en bon petit soldat , il n’a strictement aucune ambition pour la ville hormis mettre des parkings partout… Avoir commme seul angle d’attaque la critique systématique et outrancière ne suffira pas à faire de lui le Maire de Dijon et encore moins le sauveur qu’il pense être.

    David le jeudi 20 mars 2014 à 14h48

  5. Monsieur Houpert a eu + de 200 000 dijonnais en consultation?! Il a vraiment un problème avec les chiffres…

    Pierre PAILLOT le jeudi 20 mars 2014 à 15h41

  6. En trente ans de carrière avoir vu 200 000 Dijonnais c’est possible.

    Franck le jeudi 20 mars 2014 à 17h12

  7. Eh oui, les adeptes de SAINT FRANCOIS “2” ont du mal à aller potacher à l’école de la République, et ne connaissent même pas le nombre de malades que leur médecin reçoit par jour. Démonstration :
    – 30 malades/jour
    – 5,5 jours par semaine x 30 = 165 par semaine
    – 4 semaines x 165 = 660 par mois
    – 11,5 mois par an x 660 = 7 590 par an
    – 30 ans x 7 590 = 227 700

    Allez repasser votre Bac et inscrivez vous aux différents examens et concours de médecine, Vous qui êtes “trop intelligents” : la France a besoin de vous car il y a une pénurie d’ânerie dans ce pays.

    PRIEZ SAINT FRANCOIS N°1 et SAINT FRANCOIS N°2 POUR QU’ILS VOUS PROTEGENT, VOUS DONNENT DE PLUS EN PLUS D’ALLOCATIONS DE TOUTE SORTE, ET SURTOUT PAS TROP DE TRAVAIL ! AMEN.

    lamquocdung le jeudi 20 mars 2014 à 17h25

  8. Quelle mauvaise foi lamquocdun!
    30/ jour optimiste! 3/heure pour 10heures par jour!! ils sont brièvement reçus!
    30 ans : optimiste !
    5.5j /semaine (en étant maire et sénateur?!)
    Mais surtout : seulement une partie de ses patients est dijonnaise!

    Rose le jeudi 20 mars 2014 à 17h42

  9. LE MAIRE A TEMPS PLEIN, CE NE SERA PAS VOUS MONSIEUR HOUPERT.

    Myriam le jeudi 20 mars 2014 à 17h45

  10. Un maire à temps plein? Ha bon? Pour rappel,le cumul des mandats , il a voté quoi le Sieur de Salives? Radiologue, sénateur, maire? Que choisir? Les 3 mon capitaine! Vive le cumul et les revenus qui vont avec! Vive la démesure du maire de Salives

    PaulUneToutel le jeudi 20 mars 2014 à 18h11

  11. ROSE, vous êtes vraiment représentative de la masse laborieuse et travailleuse !. Je suppose que vous travaillez plus de 70 heures par semaine……comme votre médecin de famille !. Si vous estimez insuffisantes les 20 minutes en moyenne de chaque consultation, vous pouvez aller vivre en Italie, en Angleterre, en Espagne ou en Portugal. Là-bas, vous verrez que vous serez mieux soignée. Ne restez pas en France! Ici, il n’y a que des âneries!.

    lamquocdung le jeudi 20 mars 2014 à 19h35

  12. @ lamquocdung

    Vous êtes également un grand rigolo non ?
    M Houpert ne voit ses patients qu’une fois, et ne les revoit jamais plus ?

    Votre calcul (et le sien) ne fonctionne que s’il voit ses patients entre 20 et 30mn et ne les revoit jamais ! Ils décèdent tous ?

    Mais ceci est mineur si ce n’est qu’il est révélateur d’un égo démesuré.
    L’important est de voir qu’il n’a pas bien grand chose à proposer aux Dijonnais.
    Il se plaint de la piétonisatoin de la rue de la Liberté n’a pas respecté le profil de la rue : les façades des maisons ont été réagencées ? qu’appelle-t-il le “profil de rue” ?
    Il invente des risques de remontée d’humidité à cause du béton de la voie piétonne. Les revêtements bitumés qui précédaient étaient-ils plus perméables ?

    Et tant d’autres de ses propos ne tiennent pas.

    Joseph B le jeudi 20 mars 2014 à 22h21

  13. @Joseph B
    Entre partenaires et concitoyens, je ne me permets pas de vous traiter de grand rigolo, ce qui vous prouve que je n’ai pas un ego démesuré. Et vous ?. Je ne sais si vous revoyez votre radiologue plusieurs fois dans votre vie, mais dans la population générale, sauf des cas particuliers, il y a une majorité de gens qui, heureusement, ont une ou deux radiographies dans leur vie.

    En ce qui concerne les candidats, le titre des 100 propositions de M. REBSAMEN me font penser à un comte de fée ou à un film au cinéma. Il aurait y ajouter encore une proposition pour que ça fasse “101” comme les 101 dalmatiens. Il me fait aussi réfléchir sur toutes les merveilleuses promesses de son ami, Francçois “Moi, Le Président normal”.

    Quant à la rue de la Liberté, je me suis amusé à aller voir moi-même il y a quelques jours, et j’ai pu questionner plusieurs commerçants. Eh bien! la quasi majorité des gens pensent comme Alain HOUPERT. Pis! J’ai demandé l’avis d’un groupe de touristes chinois qui s’y trouvent : “Ils ont préféré la beauté des petites rues comme celle avec la chouette”.

    Quant à la différence de perméabilité entre un revêtement “bétonné” et celui “bitumé”, je vous invite à revoir les cours élémentaires de 1ère année des travaux publics…..ou alors, demandez la confirmation des ouvriers qui y travaillent!

    Si vous avez encore d’autres tracasseries concernant les beaucoup moins nombreuses propositions d’Alain HOUPERT, je pourrais me renseigner pour vous. A bientôt!

    lamquocdung le vendredi 21 mars 2014 à 8h02

  14. Dans cet entretien on lit que :
    « Nous avons la chance d’avoir un Auditorium, une des plus belles salles acoustiques d’Europe, sous exploitée. Je connais le président des Amis de l’Opéra Bastille. Son rêve est que Dijon puisse avoir une vraie programmation artistique. Car tous les Parisiens rêvent de venir à Dijon assister à un opéra, écouter un concert. »
    L’auditorium de l’Opéra de Dijon est effectivement une des plus belles acoustiques d’Europe mais elle est loin d’être sous-exploitée ! Avec plus de 100 représentations par an d’opéra, de concerts, de spectacles de danse, c’est un jour sur trois que les spectateurs se voient proposer un spectacle de qualité exceptionnelle ! On ne peut pas non plus laisser affirmer qu’il n’y pas de vraie programmation artistique. C’est aberrant. C’est méconnaître la qualité de la programmation de l’Opéra, reconnue au niveau national et européen, comme en témoignent le travail mené en coproduction avec de grandes institutions comme le Festival d’Art lyrique d’Aix en Provence, les Opéras de Lille, Angers-Nantes, Limoges, Caen, mais aussi Vienne, Prague, Luxembourg, etc. C’est nier l’indiscutable excellence des artistes en résidence et associés à l’Opéra, qui rayonnent dans le monde entier comme David Grimal et les Dissonances, Emmanuelle Haïm et le Concert d’Astrée, Jos van Immerseel et Anima Eterna Brugge, Andreas Staier, le Chamber Orchestra of Europe, l’orchestre de la SWR Baden-Baden-Freiburg, et qui portent haut l’image de notre Ville. Il y a sans doute des « Parisiens qui rêvent de venir assister à un opéra ou écouter un concert », mais il y en a surtout qui viennent déjà, et même de l’étranger : j’en veux pour preuve le public extrêmement nombreux venu assister au Ring à l’automne dernier, dont plus de 10% venaient de l’étranger et 15% d’autres régions françaises !
    Nos productions sont régulièrement retransmises sur France Television, Arte, France musique, mais aussi Mezzo, que les disques des Dissonances enregistrés à Dijon sont distribués partout dans le monde avec succès…..

    Enfin, le 18 mars la chaîne franco-allemande ARTE publiait sur son site son palmarès culturel des grandes Villes françaises de plus de 100.000 habitants. Dijon arrive en 1ère position :
    « Top1
    En 2013, Dijon est la capitale de la Culture. La ville consacre par habitant plus de 400 euros par an à la culture. Soit près de 60 millions d’euros annuels consacrés à la culture.  Ce qui vaut sa première place  au chef-lieu de Bourgogne, c’est avant tout l’étendue de son patrimoine historique et architectural. Et qui dit conservation de ce patrimoine, dit investissements lourds mais aussi d’importants retours en terme de revenus touristiques. 
    Mais  cette ville au label d’art et d’histoire  ne se repose pas sur ses lauriers et valorise également la création contemporaine. La ville est aussi à l’initiative sur des édifices publics comme le Zénith (réhabilité en 2012), l’Auditorium ou de salles de spectacle, comme La Vapeur, consacrée à la musique actuelle. Un volontarisme tous azimuts. »
    Alors, vraiment on ne peut laisser dire au candidat UMP que « Dijon doit retrouver sa place dans la culture ». Dijon rayonne, Dijon s’embellit, Dijon crée, Dijon fait confiance aux artistes et aux créateurs et avec eux, avec le public de plus en plus nombreux, nous tissons les liens essentiels du vivre ensemble, ensemble.

    Yves Berteloot le vendredi 21 mars 2014 à 14h38

  15. @ lamquocdung
    Désolé de vous avoir habillé d’un “grand rigolo”, j’avoue que je n’appréciais pas le ton du début de votre écrit vers Rose. Passons.

    Rue de la Liberté : les commerçants préfèraient la rue lorsqu’elle était carrossable ? Nous ne fréquentons pas les même commerçants ! J’y vais régulièrement et tous me disent apprécier le fait qu’il n’y ait plus le bruit des bus et les voitures pétaradantes en fin de journée.

    Bitume : le bitume qui précédait l’actuel revêtement béton était perméable ? Et le béton actuel n’est pas un peu poreux ? Il n’y avait pas de collecte des eaux météoriques auparavants ? Quant aux remontés capilaires de la nappe phératique, on va attendre de voir les facades se dégrader pour juger du propos de A Houpert, qui confond rue piétonne et canivaux.
    Désolé, je n’ai pas fait comme vous la “1ère année des travaux publics” mais il n’est pas nécessaire de comprendre toute les règles de la physique des matériaux pour juger le propos mal venu de M Houpert.

    Doublement désolé, car moi aussi j’espère une opposition intelligente face à l’équipe de M Rebsamen où les incompétences sont nombreuses parmi les colistiers suivistes.

    Vous qui comprenez le propos de A Houpert : que veut il dire lorsqu’il prétend que le profil de la rue de la liberté n’a pas été respecté lors de la piétonisation ?

    Joseph B le dimanche 23 mars 2014 à 14h20

  16. NOUS SOMMES A 3 JOURS DU VOTE DU 2è TOUR
    et malgré la demande insistée de ses adversaires et des citoyens de Dijon, M. REBSAMEN n’a toujours pas communiqué le chiffre exact des emprunts de DIJON. C’est un manque de transparent flagrant. Il conteste les chiffres d’Alain HOUPERT, sans donner en retour son chiffre à lui. C’EST TRES “LOUCHE” car en tant que maire, il détient tous les contrats d’emprunts de Dijon. Notre ville est probablement au bord du gouffre!. Et pendant ce temps là, les adeptes de la Rose nous bercent avec SAINT FRANCOIS qui reste très proche de son ami HOLLANDE. Ce dernier vient d’aller voter en avion présidentiel : cela a coûté environ 9000 euros pour les contribuables. C’est 1 vote en ROSE, et un acte très très très civique!.

    lamquocdung le jeudi 27 mars 2014 à 14h21

  17. Houpert, çà suffit ! Va travailler dans “ton” cabinet de radiologie, occupe-toi de ta mairie… et cesse de perdre du temps à poser pour les journaux !

    Andrycha le jeudi 3 avril 2014 à 12h02