Talant : La droite se divise aux portes de Dijon

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

En place depuis 1996, peut-il vaciller ? Si le chemin semblait jusque là assez direct pour retrouver son fauteuil de maire, il doit désormais faire face à une candidature dissidente, inattendue. En face, la gauche espère toujours réitérer l’exploit des Législatives où les électeurs avaient placé le parti socialiste en tête des suffrages.

Le devenir de la zone économique

Aux portes de Dijon, les ambitions ne manquent pas. Gilbert Menut, le maire UMP sortant et conseiller général du canton de Fontaine-lès-Dijon, est en place depuis trente ans, déjà en tant que premier adjoint puis en tant que maire depuis 1996. “La dernière fois aussi, mon adversaire voulait faire basculer , alors qu’il continue comme ça”. Il avait été élu dès le premier tour avec 55,76%. Mais cette fois-ci, une autre candidature pourrait venir bouleverser la donne.

Proche du maire sortant, a décidé de mener sa propre liste. En coulisse, pendant plusieurs semaines, il a œuvré pour rassembler ses colistiers et déposé sa candidature au dernier moment en préfecture. “Pour mes adversaires, Talant est leur champ de bataille, mais leurs ambitions sont ailleurs”, explique-t-il en citant les ambitions sénatoriales de Gilbert Menut. Et il dresse un constat très sévère de la ville. “Que nous partageons avec l’équipe de d’ailleurs”, note-t-il.

La quatrième ville de Côte-d’Or, longtemps enclavée, vient de bénéficier d’une bouffée d’oxygène avec l’ouverture de la Lino, permettant de relier l’autoroute A38 à la rocade Est de la ville et donc le nœud autoroutier de l’Est et du Sud Dijonnais. “La lino marque nettement les limites de l’aire urbaine de Talant”, détaille Stéphane Woynaroski. “Il a donc été décidé de ne pas étendre la ville au-delà de cette limite afin de préserver les espaces naturels et agricoles”.

Mais cette position ne fait pas l’unanimité. Si Gilbert Menut se refuse à annoncer de grands projets pour le moment, il assure qu’il faudra profiter de cet effet Lino pour dynamiser la ville mais en aucun cas pour l’agrandir. Cyril Gaucher lui, ambitionne de créer une nouvelle zone économique, de l’autre côté de la voie. “La première en venant de Paris”. Il faut dire que la ville ne compte que 576 établissements d’après l’Insee. Avec les conséquences que cela peut avoir sur la fiscalité.


Survolez l’image avec votre souris pour voir les propositions des candidats dans les différents domaines que nous avons choisis.

Les impôts en question

“C’est vrai que la pression fiscale est assez élevée”, reconnaît le maire sortant. Mais à la clé, il détaille les investissements qui ont permis à la ville d’enregistrer une “évolution spectaculaire” : la médiane dans le quartier du belvédère, le boulevard de Troyes,… “Les impôts locaux sont les plus élevés de l’agglomération”, martèle Cyril Gaucher. À gauche, on promet un audit sur la situation financière de la ville tout en densifiant la zone d’activité économique qui permettrait d’apporter de nouvelles ressources à la commune.

Lutte ouvrière présente ici aussi une liste. Menée cette fois-ci par Julien Thévenin. Sur les ondes de K6FM, il a taclé sévèrement le maire sortant : “La politique de Gilbert Menut a consisté à se débarrasser des personnes les plus pauvres […] Dans cette élection nous n’entendons parler que d’attractivité, que d’envie de faire venir les entreprises. Comme si la solution à cette crise était d’aider les patrons”. Comme à Dijon, il entend défendre les retraités, les ouvriers ou encore les chômeurs et se place donc au-dessus des polémiques.

L’équipe de Gilbert Menut assure que “la zone d’activité a été volontairement bridée par le Grand Dijon et la région qui en ont la charge. Le développement économique ne profitera jamais au budget communal, car c’est le Grand Dijon qui perçoit l’impôt”. Sur les réseaux sociaux comme sur le terrain, les candidats s’attaquent désormais mutuellement. Parfois violemment. L’ambiance promet d’être bonne au conseil municipal.

Les commentaires sont clos.

  1. Euh… Savez-vous que l’activité économique n’a plus aucune influence sur une ville ? C’est le Grand Dijon qui perçoit les taxes des entreprises. Doubler ou quintupler la zone économique ne fera pas un centime de recette en plus pour Talant. Etonnant que des journalistes ne soient pas capables de s’apercevoir qu’on se paye leur tête. Et un peu inquiétant aussi.

    Paul Simon le jeudi 20 mars 2014 à 16h10

  2. Euh … Savez vous que l’activité économique créé de l’emploi? Savez vous que Talant fait partie du grand Dijon et bénéficie de l’agglomération (Transport, ordures, eau, urbanisme…).
    Par ailleurs, une partie de ce qui est perçu par le Grand Dijon est redistribué à Talant et cette somme est amenée à être réévaluée dans l’avenir.

    Rose le jeudi 20 mars 2014 à 16h29

  3. Une liste crypto-frontiste,
    une liste clientèliste sarkhosiste
    et une liste quasi-à moitié de retraité-e-s
    menée par des citoyen-ne-s qui veulent l’alternance.
    Notre choix: “Talant autrement!”oui, mais en plus grand!!!

    Dijon Autrement le vendredi 21 mars 2014 à 8h57

  4. Droite triste et divisée : préférons Stéphane Woynarovski !!

    Antoine le samedi 22 mars 2014 à 20h05