Dijon : Claire Rocher (LO) veut faire entendre le camp des travailleurs

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Elle fut la première à déposer sa liste, le jour de l’ouverture des inscriptions à la préfecture de Côte-d’Or. Pourtant, ne se présente pas à Dijon pour gagner. Non, elle veut “porter haut et fort les couleurs de la classe ouvrière”.

Lorsque nous lui demandons ses propositions en matière d’attractivité pour la ville de Dijon, la candidate Lutte ouvrière hésite. “C’est que nous ne nous présentons pas pour gagner”, confit-elle. “Nous voulons représenter les travailleurs, les retraités, les chômeurs, ceux qui souffrent”. Avec sa liste, “lutte ouvrière faire entendre le camp des travailleurs”, elle entend infliger un désaveu au gouvernement. À Dijon comme dans l’ensemble des villes où le parti est présent.

“Les votes aux élections municipales seront des votes politiques. Et c’est normal, car les grands problèmes, les licenciements, la montée du chômage, les bas salaires ne dépendent pas des municipalités”, note-t-elle dans sa profession de foi. “Ce désaveu doit venir clairement de ceux qui n’ont que leur salaire pour vivre et que le grand patronat, les banquiers poussent vers la misère avec la complicité des politiciens au pouvoir”.

Claire Rocher revendique ainsi la présence de chômeurs et de retraités sur sa liste : “Les gens auxquels je m’adresse sont confrontés au problème du chômage, du logement, des fins de mois difficiles, au fait que les riches du CAC 40 leur font payer la crise, et qu’il va falloir qu’ils se fassent entendre et affirment leurs intérêts. Et c’est le sens de ma candidature”.

La lutte contre le chômage clé de voute de la société

Elle propose plusieurs mesures, toutes en faveur de l’emploi, mais plus de dimension nationale. Comme l’interdiction des licenciements. “Les travailleurs doivent contrôler les comptes des grandes entreprises, savoir où passent les profits, pour imposer qu’ils servent à maintenir les emplois et à assurer des salaires qui suivent la hausse des prix. C’est eux ou nous, leurs profits ou nos emplois”.

Et pour elle, tout est lié. Résoudre ce problème du chômage viendrait casser la spirale du mal-logement ou de l’insécurité. “C’est un problème pour les habitants de certains quartiers, mais je suis profondément contre ceux qui utilisent ce thème pour jouer sur la peur de l’autre. C’est un argument électoral nauséabond.”

Claire Rocher se définit comme “vraiment communiste” avec pour “but ultime d’émanciper les classes laborieuses”. En évoquant la question des finances, elle sourit : “Ça, c’est vraiment la tarte à la crème”. “On nous répète que tout le monde doit payer des impôts, que c’est solidaire. Mais il est de notoriété publique que ce sont les pauvres qui paient le plus. Les travailleurs, les salariés, eux ils paient sur tout, leur revenu, leur logement, le kilo de nouilles”. Pour elle, il faudra un jour trouver une solution pour faire payer les riches et les banques.

Les commentaires sont clos.

  1. Bonne chance à elle.
    Regret de l’absence d’une vraie liste unitaire à gauche…

    Dijon Autrement le samedi 8 mars 2014 à 16h40