Municipales : D’une pierre six coups, François Rebsamen (PS) répond à Alain Houpert (UMP)

“L’excès de mensonges et d’approximations nuit gravement à la santé de la démocratie”. Une fois n’est pas coutume, le candidat sortant à la mairie de Dijon est sorti de son silence face aux attaques de ses adversaires.

“Longtemps, fort de l’adage “plus c’est gros, plus ça passe”, on a laissé passer, d’autant qu’on n’arrivait pas à suivre car un des symptômes de l’Houpert-condrie est une tendance aiguë à l’envoi d’un communiqué de presse par jour… ” Cité de la gastronomie, accessibilité ou encore Et en un seul communiqué cette fois, chiffres et données à l’appui, a répondu à toutes les piques d’ (UMP).

Ci-dessous, le communiqué dans son intégralité.

Houpert-condriaque ?

On pourrait en rire. Ou, puisqu’Alain Houpert se prend publiquement pour Luke Skywalker luttant contre François – Dark Vador – Rebsamen, se dire que le candidat de l’UMP est définitivement passé du côté obscur de la farce… Mais les contre-vérités énoncées, lors de ses réunions politiques, par le maire de Salives, traduisent sa totale méconnaissance des dossiers dijonnais, à tel point qu’il est de notre devoir de rappeler quelques données.

Concernant la Cité de la gastronomie, il faut rappeler qu’Alain Houpert a d’abord considéré qu’il fallait la créer à Beaune et que Dijon n’était pas légitime (son communiqué du 15 octobre 2012, titré « A Dijon, la cité de la gastronomie… pour traiter le syndrome du coucou »). Il nous explique aujourd’hui qu’il faut la faire à Dijon, mais ailleurs qu’à l’hôpital général, et pourquoi pas au cœur de Dijon, sans tenir compte un seul instant des exigences de l’État, notamment sur la superficie que doit occuper l’équipement. La Cité internationale de la gastronomie va permettre de donner un nouvel avenir culturel, touristique, architectural et économique au site exceptionnel de l’hôpital général. Alain Houpert propose d’aménager plutôt un lieu d’accueil pour le handicap… Peut-être faut-il y voir une promesse destinée à réparer sa bourde sur le classement de Dijon par l’APF (Association des Paralysés de France), Alain Houpert ayant confondu sur le sujet les palmarès 2012 et 2013…

Etre Houpert-condriaque, car c’est bien de cela dont il s’agit, c’est, de façon maladive, avoir un problème avec la vérité des chiffres. Longtemps, fort de l’adage « plus c’est gros, plus ça passe », on a laissé passer, d’autant qu’on n’arrivait pas à suivre car un des symptômes de l’Houpert-condrie est une tendance aiguë à l’envoi d’un communiqué de presse par jour… Mais, aujourd’hui, force est de constater que le mal n’est pas guéri. Alors rappelons qu’il croyait déjà savoir qu’il se tenait davantage de congrès à Beaune qu’à Dijon (sic). Non content d’interpréter d’une manière très personnelle les chiffres du recensement de l’Insee, voilà maintenant qu’il veut recruter davantage de policiers municipaux : or Dijon est déjà la 6e ville de France pour le nombre de policiers municipaux par habitant, mais il a dû oublier de lire les chiffres du ministère de l’Intérieur. Rappelons encore le flagrant délit d’amateurisme mis en avant par la Chambre Régionale des Comptes de Bourgogne, rattrapant le sénateur-maire de Salives qui, dans l’exécution de son budget 2010 (ce n’est pas ancien), avait fait voler en éclats le principe fondamental qui interdit aux collectivités locales de voter un budget en déficit, un déficit – excusez du peu – de 239 227,22 euros ! Et son dernier délire porte sur le nombre d’étudiants sur le campus dijonnais : il y en aurait eu 37 000 en 1975 ! Mais d’où sort-il ce chiffre ? Les statistiques de l’université de Bourgogne sont formelles : il n’y a jamais eu plus de 28 568 étudiants sur le campus – c’était en 1995. Depuis 2003, le nombre d’étudiants progresse chaque année, avec une nette augmentation entre 2012 et 2013 ce qui permet d’atteindre actuellement 27 000 inscrits à l’uB.

Attention monsieur Houpert : pour rester dans un champ que vous prétendez connaître, souvenez-vous que l’excès de mensonges et d’approximations nuit gravement à la santé de la démocratie”.

Les commentaires sont clos.

  1. Exact! Il nous empoisonne avec ses communiqués mensongers! Ouste! Retour à Salives 😉

    Christine le samedi 1 mars 2014 à 18h37

  2. Monsieur REBSAMEN est tombé dans un excès de langage, et se prend pour un guérisseur en inventant des maladies “électorales”. Oui, Alain HOUPERT a seulement mal écrit le chiffre de 27000 étudiants, et cela a fait tout un plat. Concernant l’AFP, en ce début de 2014, Alain HOUPERT a parfaitement raison de ne prendre comme référence que les documents publiés en 2012. En effet, toutes les publications sérieuses doivent être soumises au contrôle d’un comité de lecture avant leur publication. Il ne semble convenable et sérieux de publier, dès le début de 2014, une étude portant sur toute l’année 2013. Mais il y a bien d’autres chiffres beaucoup plus importants dont dépend l’avenir de DIJON. Je suis certain que la majorité des Dijonnais ne connaissent pas les chiffres exacts des énormes dépenses concernant les gros chantiers effectués par M. REBSAMEN. Dans son communiqué ci-dessus, l’actuel maire n’a jamais dit un seul mot pour répondre à l’accusation “d’1 milliard de dette” par Alain HOUPERT. L’énorme dépense serait financée de “manière astucieuse” afin de faire paraître une “gestion saine” et ” sans “dettes alourdies” afin de laisser le soin de payer aux autres “amis du Grand Dijon”, à la future génération…et future future génération. Il n’est pas au courant que l’élève “DIJON” a été classé DERNIER dans les matières importantes comme le développement économique, le transport, l’urbanisme et la fiscalité. Pourtant, toutes ces matières sont primordiales pour attirer les entreprises à venir s’installer à DIJON, et de réduire le chômage. M. REBSAMEN a aussi oublié le chiffre du chômage de DIJON qui dépasse 14 500 en 2013, soit une augmentation de près de 20% depuis 2010. Il y a encore d’autres chiffres importants comme celui des entreprises en faillite ou de magasins qui ferment, et j’en passe. Ainsi, les Dijonnais qui estiment “contents, heureux et bons vivants” sous la haute protection de SAINT FANCOIS, sont soit ceux qui reçoivent beaucoup d’allocations de toute sorte, soit ceux qui ressemblent aux voyageurs sur le TITANIC, en train de faire la fête pendant que le bateau coule lentement mais sûrement!. Bonne chance!.

    lamquocdung le mardi 4 mars 2014 à 14h57