Municipales : Alain Houpert dénonce la dette accumulée par son adversaire

“Quand le maire de Dijon cumule les mandats, les Dijonnais eux, sans le savoir, accumulent les dettes”. Le candidat UMP aux Municipales à Dijon n’est pas tendre avec son adversaire sortant, . En effet, il s’est prêté au jeu des additions des dettes des différentes collectivités publiques relatives à l’agglomération dijonnaise.

En plus des 560 millions d’euros que doivent rembourser la municipalité et le Grand Dijon, le candidat a rajouté la dette des sociétés publiques d’aménagement, et celle, à la louche qu’il soupçonne d’être cachée aux Dijonnais, soit 400 millions d’euros supplémentaires. Ce qui permettrait d’obtenir le chiffre très rond d’un milliard d’euros de dette.

Mais avant de clore la rédaction de son communiqué et comme pour anticiper la réponse du clan adversaire, il tient à rappeler la bonne gestion de la ville dont il est actuellement maire, Salives. Celle-ci figurait en effet il y a peu au top 200 des villes les plus endettées de France…

Ci-dessous, le communiqué dans son intégralité.

“Deux mandats, un milliard d’euros de dette

Quand le maire de Dijon cumule les mandats et les fonctions, quand il cumule avec son équipe les indemnités d’élu, les Dijonnais eux, sans le savoir, accumulent les dettes.
Et des dettes à Dijon, il y en a à tous les étages ; nous en trouvons dans la majeure partie des structures. En premier lieu et tout le monde le sait à Dijon (215 M d’euros) et …au Grand Dijon (345 M d’euros) et 360 M d’euros de transferts. A cela il faut ajouter celles des sociétés satellites : Société d’Economie Mixte (SEMAAD pour 33 M d’euros) et la Société publique Locale d’Aménagement (SPLAAD pour 69 M d’euros). Au total la dette cumulée, en grande partie cachée aux  Dijonnais dépasse le milliard d’euros. Mais ce n’est malheureusement pas tout, une partie non négligeable de cette dette que nos enfants devront rembourser, est constituée d’emprunts risqués et toxiques. Pourquoi le maire de Dijon n’a-t-il pas déposé de recours en justice contre les banques, comme l’ont fait les autres villes concernées ?
A défaut de défendre les intérêts de la ville, le maire sortant brade les plus beaux joyaux du patrimoine de Dijon ; les hôtels particuliers Chambellan, Aubriot, Cariatides,…et même le Rectorat. La vente de l’activité bancaire du Crédit Municipal de Dijon n’avait pour seul objectif que de récupérer 45 M d’euros des fonds propres de celle-ci au détriment   des 119 emplois qui ont été sacrifiés.

Quand un maire supprime des emplois, augmente les charges et donc la fiscalité, comment peut-il encore se présenter comme un maire gestionnaire ?
Le 23 et 30 mars changeons d’ère.

Alain Houpert, candidat  à l’élection municipale de Dijon et sénateur de la Côte d’Or.

PS : pour information, cette dernière année, j’ai réduit de 2/3 la dette de Salives dont je suis encore maire et j’ai diminué les impôts de 14 %”.

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