Dijon : Le crash test des sites web des candidats

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Internet est désormais un espace de communication incontournable pour les hommes politiques. A quelques semaines des élections municipales, la rédaction du Miroir s’est penchée sur la présence numérique des candidats à la mairie de Dijon.

Premier constat, un peu surprenant, le moteur de recherche Google ne semble pas vraiment s’intéresser aux enjeux politiques locaux. Lorsque l’on effectue la requête “candidat élections municipales Dijon”, le premier site à s’afficher est celui d’un candidat qui ne l’est plus : Emmanuel Bichot. Il s’est depuis rallié à la liste UMP/UDI menée par , en septième position. Mais plus intrigant, avec cette requête, aucun autre candidat n’apparaît sur la première page de résultats, excepté la page Facebook de David Lanaud Du Gray.

Les autres candidats seraient-ils totalement absents du web ? Non, heureusement en 2014 presque tous possèdent leur site de campagne*. Référencement, disponibilité de programme, multimédia… nous avons choisi plusieurs critères pour permettre de les évaluer. Et à y regarder de près, quelques clics seulement permettent de révéler bien des surprises…

(PS) : rebsamen2014.fr

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  • Référencement sur Google : 1/4

Requête “François Rebsamen” : le site personnel de François Rebsamen sort en premier résultat… mais aucune trace de son site de campagne.

Requête “François Rebsamen 2014” : encore une fois, le site personnel du candidat est mieux classé que le site de campagne qui figure cette fois-ci à la seconde place des résultats.

Requête “élections municipales Dijon Rebsamen” : la pire requête de recherche. La page Wikipédia du sénateur-maire termine en tête de la page, puis figurent ensuite au milieu des résultats son site personnel mais aucune trace du site de campagne.

L’adresse URL du site de campagne “rebsamen2014” est bien choisie, mais il est difficile à trouver. Google nous redirige bien plus facilement sur le site personnel du maire actuel. Mauvais point donc pour François Rebsamen.

  • Accessibilité du programme sur le site du candidat : 4/4

Un lien “Le projet” est clairement placé en plein centre de la page d’accueil du site de campagne de François Rebsamen. La page renvoie vers le fascicule du programme, hébergé en PDF et consultable grâce à au lecteur Scribd. Propositions détaillées, présentation agréable, un bon point.

  • Diversité multimédia : 2/4

Beaucoup de vidéos sur le site de campagne, malheureusement plombées par une réalisation à faibles moyens et des bugs (impossible de lancer les vidéos sur la page d’accueil). On apprécie tout de même l’effort, avec la vidéo du discours de présentation de la liste de François Rebsamen en entier (40 minutes), un clip promotionnel et des rapides interviews filmées de ses soutiens.

Niveau interactivité, l’onglet “le bilan” envoie sur une carte navigable des projets réalisés par François Rebsamen au cours de ces précédents mandats. Mais pour la plupart des réalisations, lorsque l’on clique sur “en savoir plus”, il n’y a pas de texte. Pire, pour certains, comme l’Auditorium, c’est un texte de remplissage automatique “Lorem Ipsum” qui s’affiche…

  • Aspects techniques et graphiques : 3/4

Le design du site, sans trop de fioritures, dénote tout de même d’une certaine recherche esthétique. Les boutons sont agréables, les polices pour la plupart élégantes. Toutefois, on s’emmêle un peu entre les différents menus. On se retrouve rapidement perdus lorsque l’on navigue dans le site, faute de retrouver ces catégories.

Sur la page d’accueil, seulement la première vidéo fonctionne. Impossible de démarrer les autres, sans doute à cause d’une erreur de codage. Plusieurs autres boutons ne répondent pas dans la partie inférieure du site. Ceci dit, on retient quelques bonnes idées graphiques, comme l’affichage de la photo des membres de la liste de François Rebsamen. Des petites silhouettes en ombre avec des numéros permettent de voir la tête de chaque personne. On regrette tout de même que la photo ne s’affiche pas en grand.

  • Liens vers les réseaux du candidat : 3/4

Après un court déroulement sur la page d’accueil, on retrouve trois boutons amenant à plusieurs pages sociales de François Rebsamen. Un lien Facebook sur la page “Dijon avec vous”, idem pour Twitter et un lien sur le compte Youtube du sénateur-maire.

Est intégré au site un plug-in Facebook retraçant l’activité du compte personnel de François Rebsamen.  Il y a également un flux Twitter du compte du candidat, peu visible toutefois.

  • Le bilan : 13/20

Une note en demi-teinte pour François Rebsamen. Si le site donne une très bonne impression au premier abord, après quelques minutes de navigation, on est rapidement déçu. Ce ne sont pas que les bugs qui ont raison de la note finale, mais cette impression que l’équipe de communication du sénateur-maire a voulu faire les choses en grand, mais sans avoir réellement le temps ou les capacités de terminer proprement le site.

Alain Houpert (UMP) : dijon2014.fr

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  • Référencement sur Google : 4/4

Requête “Alain Houpert” : requête courte et résultats concis. Dans l’ordre de tirage : la page Wikipédia du candidat, sa page Facebook, son profil sur Senat.fr et son site de campagne, dijon2014.fr.

Requête “Alain Houpert 2014” : le site de campagne arrive directement en tête.

Requête “élections municipales Dijon Houpert” : son site de campagne s’affiche en 4ème position, exactement comme lors de la première requête.

Le candidat UMP passe ce premier test de sa présence sur Google avec succès. Avec une adresse de site simple mais comportant l’essentiel (dijon2014.fr) et titre qui permet d’afficher son nom sur toutes les pages de recherche, Alain Houpert est le candidat le mieux référencé.

  • Accessibilité du programme sur le site du candidat : 2/4

Le menu du site d’Alain Houpert se décompose en sept parties distinctes, dont le programme. La page est constituée de cinq images thématiques relatives aux idées du candidat. Elles sont cliquables, mais elles ne s’affichent pas en plus grande dimension, pas forcément des plus simples pour la lecture. De plus, la liste des propositions est assez légère. Sans donnée chiffrée, le candidat affiche plutôt un résumé qu’un véritable programme complet.

  • Diversité multimédia : 3/4

Le site, somme toute classique, intègre photos et diaporamas simples. La seule touche multimédia est une unique vidéo qui présente en page d’accueil le candidat. Bien réalisée et au rendu agréable, elle est un bel atout qui n’est pourtant pas évident à apercevoir : il faut descendre dans la page pour la trouver.

Point notable : la frise en bas de page, “dans la campagne”, qui retrace l’historique des actions du candidat, le tout agrémenté de photos, de repères visuels et d’un compte à rebours… figé.

  • Aspects techniques et graphiques : 3/4

Avec un mélange de bleu et de gris tournant au blanc, le site annonce clairement la couleur avec sobriété. Pourtant, si le bleu est bien présent, impossible de deviner que le candidat est affilié à l’UMP… à moins de prêter l’œil et de s’attarder sur la vignette de la vidéo de présentation. Tout aussi marquant, le buste détouré du candidat qui “flotte” en haut de page. Un défaut visuel fâcheux.

Quant au menu, il est simpliste mais pas forcément clair. Les différences entre “Actualités”, “Communiqués” et “Sur le vif” sont peu évidentes et intuitives. Le pied de page, même s’il est très peu lu en général, est soigné et on apprécie la biographie, présente également en Une.

Le diaporama en haut de la page d’accueil, intègrant des photos pas vraiment adaptées pour la titraille qui les accompagne, n’est pas du meilleur effet. Dommage pour une option qui sensée dynamise le site, un peu “plat” et aux interactions limitées.

  • Liens vers les réseaux du candidat : 3/4

Sur la page d’accueil, on retrouve un petit widget Twitter customisé qui affiche les derniers message d’Alain Houpert. La navigation est aisée, les images s’affichent parfaitement, un bon point.

Seulement, il faudra descendre tout en bas de la page pour trouver un lien vers sa page Facebook. Pas d’autres réseaux sociaux disponibles visiblement.

  • Le bilan : 15/20

En un mot : efficace. Sans fioriture, clair et avec un aspect plutôt joli, le site d’Alain Houpert est globalement réussi. Dommage de ne pas pouvoir en apprendre plus sur les propositions du candidat plutôt qu’avoir des billets un peu rapidement expédiés. Mention spéciale à la vidéo de campagne plutôt bien réalisée.

Isabelle de Almeida (Font de gauche) : municipales2014.fr

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  • Référencement sur Google : 0/4

Requête “Isabelle de Almeida” : pas de résultat, si ce n’est la fiche d’Isabelle de Almeida sur le site du PCF. Normal a priori, puisque la candidate du Front de gauche n’a pas de site personnel. Elle appuie sa campagne sur une plateforme collaborative lancée par son parti.

Requête “Isabelle de Almeida 2014” : pas mieux.

Requête “élections municipales Dijon de Almeida” : pas plus de résultat.

Difficile de donner une note à Isabelle de Almeida pour ce qui est du référencement, puisqu’elle a fait le choix de ne pas mettre son nom en avant sur son site internet de campagne. Mais il faut bien jouer le jeu.

  • Accessibilité du programme sur le site du candidat : 4/4

Encore une fois, le site internet de campagne du Front de gauche se démarque très largement. En plus d’exposer de manière très claire et complète les propositions du parti, le site se veut collaboratif et permet aux visiteurs de s’exprimer, voter pour les propositions et même en soumettre de nouvelles. Une innovation démocratique qui mérite d’être saluée. A noter que le programme national est disponible en PDF.

  • Diversité multimédia : 0/4

Très peu d’efforts de ce côté. Image d’en-tête du site commune, pas de vidéos, à peine une photo de la tête de liste et aucun autre cliché de ses colistiers.

  • Aspects techniques et graphiques : 3/4

Simple, peut-être même trop. Visiblement, peu d’attention a été portée à l’aspect esthétique du site internet. Néanmoins, cela fonctionne. La navigation se fait aisément, on sait où l’on est et on trouve facilement ce que l’on cherche. Coup de chapeau à la gestion des propositions et des votes des utilisateurs (qui requiert e tout de fois une inscription préalable).

  • Liens vers les réseaux du candidat : 2/4

En bas de page, toute une série de liens, dont plusieurs vers les réseaux sociaux. Aucun ceci dit vers un éventuel compte personnel d’Isabelle De Almeida. On se contentera de la page Facebook et du compte Twitter du Parti de gauche.

  • Le bilan : 9/20

Le site web de campagne d’Isabelle De Almeida est bien atypique. Difficile de le comparer avec celui des autres candidats. On garde en tête le côté un peu trop simpliste du graphisme du site, le manque de multimédia. C’est dommage de ne pas exploiter ces outils qu’offre Internet. Mais le web, c’est aussi la participation de tous. Et pour cela, le Front de gauche fait preuve d’inventivité et de courage en ouvrant ses propositions au jugement de chacun.

(FN) : edouardcavin.fr

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  • Référencement sur Google : 0/4

Requête “Edouard Cavin” : pas de trace du site de campagne avec cette recherche, mais on retrouve sa page Twitter, Facebook et des articles de presse.

Requête “Edouard Cavin 2014” : là encore, chou blanc. Le premier résultat est la page Facebook “Dijon bleu marine 2014”, puis suivent des articles et vidéos liées sur la première page Google.

Requête “élections municipales Dijon Cavin” : toujours aucune trace du site de campagne. Les résultats sont sensiblement les mêmes que précédemment, si ce n’est qu’un article du site satirique du Gros Dijon s’y est glissé…

Impossible de dénicher le site du candidat. Pourtant, l’adresse est des plus simples (edouardcavin.fr), mais visiblement les mots-clés liés au site ne sont pas suffisants pour bien figurer dans les résultats de Google.

  • Accessibilité du programme sur le site du candidat : 0/4

Un onglet “Mon projet” est bel et bien disponible en haut de la page du site internet d’Edouard Cavin, et renvoie vers une page avec une vidéo Youtube. Malheureusement, celle-ci est en accès privé, et n’est donc pas visible ! On n’en saura pas plus pour l’instant sur les propositions du candidat du Front national.

  • Diversité multimédia : 1/4

Du texte, du texte, pour grande part tiré de sites de médias locaux. Seule interaction, le minuteur qui décompte les heures jusqu’au jour du premier tour… Mention spéciale au diaporama “photos de campagne”, tout en bas du site. Format timbre poste, il affiche entre deux photos du candidat des images par défaut.

  • Aspects techniques et graphiques : 2/4

Même si la lisibilité des textes n’est pas idéale, le site web d’Edouard Cavin est plutôt élégant, avec un diaporama en haut de page. Un peu terne et monotone, mais somme toute assez efficace.

Mais il ne semble pas tout à fait terminé : outre les bugs notés plus haut, lorsque l’on clique sur l’onglet “Agenda”, le planning du candidat du FN apparaît vide… Dernier clin d’œil au webmaster qui a nommé le thème du site “Cauvin”. Pas loin.

  • Liens vers les réseaux du candidat : 2/4

En haut et bas de page, trois jolis petits icônes renvoient vers les comptes Facebook, Twitter et Instagram d’Edouard Cavin. A noter que celui d’Instagram ne marche pas. On regrette un peu de ne pas pouvoir directement lire les dernières publications.

  • Le bilan : 5/20

Un site internet introuvable, visiblement incomplet. Est-ce temporaire ? Comme l’affiche le compte à rebours, le temps presse ! 2014-02-Municipales-404-Cavin

* : Claire Rocher (LO) qui n’a pas de site internet personnel de campagne n’a pas été évaluée. Pour ce qui est de David Lanaud du Gray, il y a bien un site à l’url osée (prochainmairededijon.fr). Seulement, le site est en construction depuis plusieurs mois, et à trois semaines du premier tour, il y a peu de chance pour que celui-ci émerge définitivement.

Les commentaires sont clos.

  1. LA PAGE FaceBook de LANAUD ! Sciences piPo Dijon avec Lanaud !
    https://www.facebook.com/pages/David-Lanaud-du-Gray-DIJON-2014/424629917631288

    Sciences piPo Dijon le vendredi 28 février 2014 à 13h42

  2. Il vaut “error” pour houp’ère…quand on voit,entend ou lit le tissu de mensonges qu’il balance…un vieux dicton dit “quand on n’a rien à dire,il vaut mieux fermer sa g…” Il ferait bien de se l’appliquer! Foncièrement UMP depuis des années, et bien,ce cher houp’ère m’a lassée! Il n’aura pas mon vote!

    Christine le vendredi 28 février 2014 à 15h40

  3. Quid de l’éventuelle “interactivité” des sites?

    Dijon Autrement le vendredi 28 février 2014 à 16h03

  4. Lol!

    CamilleG le vendredi 28 février 2014 à 17h59

  5. Un article qui a dû prendre du temps à écrire. Merci beaucoup pour cette info décalée! :)

    CamilleG le vendredi 28 février 2014 à 18h00

  6. Entre le fond et la forme, le site d’Houpert ne vaut pas la note que vous lui avez attribuée : O

    Marc ROUSSEAU le vendredi 28 février 2014 à 20h39

  7. Je vous conseille de retourner sur le site d’Alain Houpert, qui a manifestement corrigé l’erreur 404… avec humour, ce qui assez rare dans cette campagne, malheureusement.
    D’ailleurs, j’y vois plus d’une vidéo, puisqu’au moins deux d’entre elles sont disponibles depuis le bandeau défilant en haut de la page.

    Internaute dijonnais le vendredi 28 février 2014 à 21h25

  8. EDIT : d’ailleurs sur le site de Houpert, ils ont modifié quasiment toutes les rubriques dont vous parliez dans votre article hier… Cela a dû les pousser à améliorer leur site, puisqu’il y a maintenant un programme en six ou sept pages, la liste officielle (depuis le menu), etc. Ils dvraient quand même ajouter une rubrique avec les vidéos, parce qu’elles sont difficiles à trouver, en effet.
    Espérons que les autres candidats aient le même réflexe !

    Internaute dijonnais le samedi 1 mars 2014 à 15h53

  9. Très bonne idée ce crash test ^^, du coup COAGUL a aussi fait le sien mais tourné vers l’usage des logiciels libres : http://coagul.org/drupal/publication/crash-test-sites-web-candidats-municipalite-dijon

    Dlareg le mercredi 5 mars 2014 à 11h02

  10. The word “arrogance” is as well often heard in the very same sentence as Apple. As demonstrated by the lack of actual innovations within the iPad, it seems that Apple workers aren’t super human soon after all. For all of Steve Jobs?hyperboles that is not a phenomenal, incredible, wonderful, definitely magical, revolutionary, excellent, unbelievable, crowning glory masterpiece. It quite cool, but it generally a supersized iPod Touch. Okay Sony, HP, Samsung, as well as the rest of you around with analysis labs and cutting edge technology, here your chance to take a giant leap with a new thoughts reading, natural language employing, gesture-based, solar powered, lightweight, truly revolutionary device.

    Anonyme le samedi 6 septembre 2014 à 8h00