Pour Gilbert Menut (UMP), “nous allons perdre la BA 102”

, vice-président du conseil général de Côte-d’Or, vice-président du Grand Dijon et maire de Talant, s’interroge sur l’avenir de la Base aérienne 102. “Sa fin aura été une suite d’erreurs d’analyse et de confusions”

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“BA102 ou la ronde des quiproquos

Nous allons perdre la : elle ne fêtera pas ses 100 ans. Il n’y a plus d’avions. Il n’y aura plus de meeting ! Sa fin aura été une suite d’erreurs d’analyse et de confusions.

Confusion entre la BA102 et l’aéroport civil ou la fable à l’envers de l’aveugle et du paralytique : au lieu de se compléter, ils ne firent que s’entraver.

Confusion entre les objectifs de la base, par nature militaire dont la vocation première n’est pas d’être une rente pour l’aviation civile.

Confusion dans l’activité civile : peu importe les destinations où aller, l’important est combien de visiteurs peuvent venir ici, touristes et voyageurs. Il fallait faire de Dijon une destination, et non un point de départ.

Confusion dans les usages : Tavaux est à 40 km c’est-à-dire n’est pas ici ! Bien des élus locaux ont travaillé pour le roi de Prusse.

Confusion dans les financements : il n’y a pas eu et il n’y a pas de chef de file. La Région ? Entravée par une majorité éclatée, elle ne s’engagera pas. Il faut aussi rappeler que Tavaux ne vit que d’argent public, et n’est pas à ce titre un bon modèle économique.

Et pourtant, il reste ici encore 1 500 militaires dans des services variés :

  • Soutien à la base de défense
  • Ecole des commandos de l’Armée de l’Air
  • Unité de commando-para très spécialisée
  • Archives de l’Armée de l’Air
  • Ecole technique du Mirage 2000
  • Un Etat-Major important

Il semble que personne ne s’en soucie plus, que la résignation a prévalu sur les sursauts passés.
Dans un contexte de luttes âpres entre villes pour garder le peu d’armée que l’Etat actuel peut financer, Dijon retourne à la belle endormie !

Il est encore temps, non pas d’amener ici des avions mais d’autres services : une base de services ! Ça irait très bien !
Y a-t-il quelqu’un pour s’en occuper ?”

Les commentaires sont clos.

  1. Gibus Ier qui conclut la présentation de sa liste ZZZ en écorchant la Marseillaise. Grotesque! Cela après avoir transformer la place PMF en place d’armes avec son mat aux couleurs. Ne manqueque la levée des couleurs par les enfants des écoles… Cocardisme ridicule. Quant à la BA sans eux, on trouvera bien un usage civil (Airbus industrie,IUT voire Musée vivant), tout en gardant l’usage civil existant.

    Dijon Autrement le vendredi 21 février 2014 à 14h00

  2. Concernant le siècle avorté, restera l’excellent travail de mémoire d'”Histavia 21″ sur le net et peut-être bientôt en librairie.

    Dijon Autrement le vendredi 21 février 2014 à 14h03

  3. Croyons nous vraiment que des industries reprendrais le site ??? Arrêtons de rêver sur la base Aérienne qui fermera ses portes en 2014 faute que les politiques (Mr Rebsamen ministre du travail !!! ) Peut être est-il mieux a Paris que vers les gens qui l’ont élu. N’est- il pas tant pour tout le monde de se dire que si l’armée quitte la région, fini les familles qui habitent sur la région et donc augmentation des impôts, réduction des classes dans les écoles, mais surement cela ne regarde personne ici !!! Tout va bien dans le meilleur des mondes ! Pfffff !!!!

    Willyhrd le dimanche 11 mai 2014 à 19h02

  4. Contrairement à ce que dit “Willyhrd” (post précédent), la base aérienne ne fermera pas ses portes en 2014, seuls en juin les alphajets de l’Escadron 2/2 Côte d’Or quitteront la plateforme pour rejoindre la base de Cazaux.
    En revanche l’intérêt individuel politique du maire de Dijon prévalerait il sur l’intérêt économique local. En effet, afin de rester “ministrable” Mr REBSAMEN a préféré garder ses distances quant au futur incertain de la base de Dijon, “ne pas froisser le gouvernement en place pour garantir sa place”.

    Egalement, pour rebondir sur les lignes de “Dijon Autrement”, 40 millions d’euros de retombées économiques locales ne parraissent pas négligeables, surtout pour les municipalités mitoyennes de la Base Aérienne. “Sans eux” (les militaires je suppose), présent depuis 100 ans sur cette emprise aérienne, Dijon vivrait de son histoire propre, de la viticulture (pas tant qu ça) mais en aucun cas le nom de la ville de Dijon ne serait appairé à l’hsitoire cruciale de l’aviation française mais égalament de la formation et l’entrainement de commandos se déployant à travers de multiples théatres d’opération dans le monde afin de préserver la PAIX.

    Desormais l’avenir de la Base Aérienne 102 est plus que très incertain, est il encore temps d’agir afin de conserver cette page d’histoire, ce poids économique, ce lien social, ce lien intercommunal, mais également, afin de conserver nos écoles, crèches, commerces de proximités ?

    LA CAROTTE le lundi 12 mai 2014 à 21h53