Kheira Bouziane (PS) ne veut plus que le stagiaire soit “une main d’œuvre disponible et à bas prix”

La députée socialiste se félicite de l’étude de la proposition de loi relative à l’encadrement des stages. “Les stages sont un ‘plus’ dans la formation d’un jeune ; encore faut-il qu’ils correspondent à la fois à un objectif pédagogique et/ou à un objectif professionnalisant”.

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“La proposition de loi déposée par la députée Chaynesse Khirouni et étudiée le 19 février 2014 en séance était un engagement du Président de la République et correspond à une attente très forte de l’ensemble des jeunes.

Les stages sont un « plus » dans la formation d’un jeune ; encore faut-il qu’ils correspondent à la fois à un objectif pédagogique et/ou à un objectif professionnalisant. Cette proposition propose de mieux encadrer les stages pour éviter certaines dérives.

Responsable sur ce texte et soucieuse de la formation et l’avenir professionnel de notre jeunesse, Kheira Bouziane tient à rappeler que cette proposition vise à :

  • améliorer l’encadrement des stagiaires, par un renforcement des missions de l’établissement d’enseignement et par une limitation du nombre de stagiaires par organisme d’accueil ;
  • organiser un égal accès aux stages pour les jeunes ne disposant pas d’un réseau personnel ou familial, via un renforcement de l’accompagnement à la recherche de stage ;
  • veiller à une meilleure adéquation du stage avec le projet pédagogique et de formation, notamment en définissant les compétences à acquérir ou à développer ;
  • lutter contre le travail dissimulé et donc contre le recours abusif des stagiaires en remplacement d’un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité, occuper un emploi saisonnier, ou remplacer un salarié ;
  • renforçant la protection à laquelle ont droit tous les jeunes durant leur période de stage et notamment en ce qui concerne le harcèlement sexuel ou moral ;

Il y a eu quatre lois successives en quatre ans sous la précédente législature, et sept décrets, dont aucun n’a été appliqué correctement. Aujourd’hui est proposée une loi, une seule réglementation, qui dépendra du seul code de l’éducation et de la responsabilité des trois acteurs principaux concernés : le stagiaire, l’établissement et l’entreprise. Les jeunes pourront prétendre à une formation complète et de qualité sans pour autant être victime d’un marché du travail qui ne les considère parfois que comme une variable d’ajustement, ou comme une main d’œuvre disponible et à bas prix ! “

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