Dijon, 4ème ville au plus fort patrimoine vert de France

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À quelques jours des élections, l’Union nationale des entreprises du paysage a dévoilé, mercredi 19 février, son classement des villes les plus vertes de France. Dijon ne figure pas dans le classement global mais décroche une honorable quatrième place dans la catégorie patrimoine vert.

En moyenne, les grandes villes françaises abritent 11 arbres par hectares – soit 0,2 par habitant – et 31 m2 d’espaces verts par habitant. Mais cette densité est extrêmement variable. À Besançon par exemple, elle s’élève à 200m2 par habitant. Dijon n’est pas en reste puisqu’elle est la quatrième ville de France disposant du plus important patrimoine vert accessible au public. Pour , adjointe aux parcs et jardins c’est une victoire : “Alors que nous sommes vus comme des bétonneurs, nous avons passé, entre 2001 et 2013, la superficie des espaces verts de 650 à 800 hectares”.

Bien entendu, les réalisations sont moins imposantes que le parc de la Colombière. “Mais les opportunités foncières sont aussi bien différentes de celles de l’époque de Louis XIV”, sourit-elle. “Chaque habitant est à moins de 500 mètres d’un parc ou d’un square”. Et de citer quelques réalisations : le jardin japonais dans le quartier de la toison-d’or, le fort de la Motte Giron, les squares de l’avenue Victor Hugo et de la rue Berbisey, le parc Hyacinthe Vincent, le jardin de l’Arsenal, fraichement inauguré…

En 2008, Dijon voulait devenir une référence de l’écologie en France

Et si, selon l’Unep, la plupart des villes interrogées se sont montrées peu attentive à leur patrimoine d’arbres classés, Dijon se distingue avec 324 espaces, juste derrière Limoges (365 arbres classés) et devant Paris (222). “De plus, nous nous sommes engagés dans une démarche zéro pesticide”, poursuit Christine Durnerin. “À l’exception du cimetière où les citoyens n’acceptent pas la présence de pissenlit, notre démarche est plutôt bien perçue”. Ce qui n’empêche pas à la ville d’être absente du top 10 de la catégorie préservation de la biodiversité.

L’union cite par exemple des initiatives d’écopastoralisme en plein essor : une démarche qui consiste à remplacer les tondeuses à essence par des moutons ou des vaches. Onze grandes villes s’y essaient déjà, surtout dans l’ouest du pays.

D’un point de vue global, la ville d’Angers décroche, assez logiquement, la première place de ce classement. Devant Nantes et Limoges. Dans cette ville, l’investissement pour la création de nouveaux parcs et jardins représente 5% du budget annuel de la ville. Les communes se situant au nord d’un axe Lyon-Bordeaux sont souvent les plus engagées, qu’il s’agisse de développer le patrimoine vert urbain, de biodiversité ou de valorisation.

La capitale des Ducs décroche aussi la neuvième place en matière de promotion des parcs et jardins. Une place surprenante quand on sait que sont prises en compte les initiatives pour promouvoir le patrimoine vert ou l’éducation à l’environnement auprès des écoliers. La ville et le muséum du jardin des sciences de l’Arquebuse multiplient les actions dans ce sens et le palais des congrès accueille, tous les cinq ans, Florissimo, un immense jardin tropical.

Les commentaires sont clos.

  1. Cette ville est très agréable aujourd’hui! Dire qu’Houpert veut faire des parkings partout, c’est navrant

    Pierre PAILLOT le mercredi 19 février 2014 à 12h05

  2. Je suis bien d’accord, ville verte propre et agréable. Quant au bétonnage excessif,Mr Houpert a sans doute un avis sur l’élu ump le plus connu de Dijon qui a vendu sa belle maison à un promotteur immobilier pour la raser et construire un immeuble en quoi ??? Béton non???

    Christiane le mercredi 19 février 2014 à 12h45

  3. L’adjointe du service ne méritait pas à mes yeux le ruban … rouge.
    Etant donné le désastre annoncé de la partie nord de l’éco(sic!)quartier des Maraichers(resic!) et du massacre continu des ailantes des talus SNCF.
    Entre autres, hélas!

    Dijon Autrement le mercredi 19 février 2014 à 19h22

  4. Le palmares UNEP cité montre plutot des tres mauvais resultats pour Dijon, en ne faisant jamais apparaitre Dijon dans les 10 premières villes, que ce soit pour “les villes les plus vertes”, les villes qui investissent “le plus dans le développement de (leur) patrimoine végétal”, les villes “les plus exemplaires en matière de bio diversité”, ou de “traitement des déchets vert” ou de “promotion des parcs et jardins”. Dijon n’a été classée que petit 4 ème dans une rubrique mathématique et statique : la densité d’espace vert par le nombre d’habitant, qui assurément, n’est qu’un héritage et ou les 13 années des derniers mandats n’ont pas apportés grand chose. CES CLASSEMENTS DEMONTRENT PLUTOT LE FAIT QUE DIJON EST UNE VILLE “STATIQUE” sur cette question, et il est important de noter que les villes dynamiques – dans les top ten des thème évoqués – ont tous une économie plutôt bonne et un centre ville très attractif. Alors soyons objectif et ne nous masquons pas la réalité. Il y a beaucoup de travail a faire a Dijon pour rendre la ville belle et attractive.

    JPF le mercredi 19 février 2014 à 19h44

  5. @ Dijon autrement : attention, les Ailanthes posent problèmes et sont peu facteurs de biodiversité. Mieux vaut des ronciers et des fourrés bas.

    Par contre, la ville ne peut s’enorgueillir des coupes de grands et vieux arbres (sains) lors des projets urbains ; ces grands arbres composent des écosystèmes insoupconnés.

    Le projet de l’écocité des maraîchers est un exemple de detruction de milieux non urbanisés. La ville va perdre un poumon vert et l’urbanisme devrait être revisité ici.

    Par ailleurs, les chiffres d’espaces verts masquent une réalité : quelle en est la gestion ? et là le classement serait très délicat. C’est très difficile à chiffrer mais les dijonnais peuvent voir à quel point il y a des progrès à faire pour avoir une gestion novatrice des epaces verts. Lyon, Paris, Lons-le-Saunier et bien d’autres grandes villes sont très en avance et notre ville pourrait apprendre beaucoup à cesser de se regarder et de pratiquer l’autosatisfecit.

    Merci à JPF pour son analyse pointue.

    Phil le mercredi 19 février 2014 à 22h28

  6. Petit rajout positif : le retard de fauche testé au jardin de l’Arquebuse a des effets extraordinaires pour la biodiversité. Conduit en de nombreux autres lieux de Dijon, il contribuerait au retour de la vrai biodiversité.

    La biodivresité cultivée à force de semences et plantations est coûteuse et un leurre, le mieux étant le laisser aller, avec le développement de végétations spontanées favorables aux insectes puis de toute une chaine d’espèces.

    Au parc de la Colombières, la biodiversité peut se maintenair au sein des sous-bois préservés du piétinement et préservés de gestions intervenionniste. C’est une bonne chose, mais si peu déployée dans la ville où dominent les surfaces engazonnées et tondues à répétition.

    Phil le mercredi 19 février 2014 à 22h49

  7. Chiffres trompeurs car la majeur partie du poumon vert se résume aux combes périphériques dont la Serpent, la plus parcourue et l’historique Parc de la Colombière. Quid de d’abattage des peupliers et du non remplacement des majestueux marronniers cours du Parc.

    Dijon Autrement le jeudi 20 février 2014 à 6h09

  8. Un gazon ras, ce N’EST PAS DE LA BIODIVERSITE !! Rien n’y vit, rien n’y butine ! IL est quand même assez effarent que les responsables des “espaces verts” (qui ne sont que des jardins à la française) ne sachent pas ce que veut dire biodiversité : des marronniers, des ailanthes n’ont RIEN à VOIR chez nous, ce sont des arbres exogènes ! Il faut planter des charmes, tilleuls, chênes, peupliers, trembles, pour espérer cette biodiversité, et faucher (pas “TONDRE”) tardivement, avec exportation de la biomasse, si on ne veut pas avoir l’air d’un rigolo : petite leçon simple et gratuite pour “la” responsable….. ;).

    Enfin, le parc de la Colombière, avec des terrains de sport et ses gazons tondus est une agression contre la Nature, la vraie, celle qui se passe des interventions intempestives des Hommes !

    soleil vert le jeudi 20 février 2014 à 10h49

  9. Recte : je voulais parler du Parc de la Combe à la Serpent….(pas de la Colombière) (biodiversité = ZERO en fond de combe !)

    soleil vert le jeudi 20 février 2014 à 10h51

  10. Une demi-douzaine de parc-s ou jardin-s créés en douze plus un ans dont la moitié programmés par l’équipe précédente: pas de quoi se satisfaire.
    Bien souvent des bandes de gazon comme au mail Junot où le goudron domine.
    Au boulot et en particulier pour les rives et lit du Suzon nord,une honte!
    Sans compter les arbres tristounets de l’avenue V. Hugo et Bd de la Trémouille: ouille! Ouille!

    Dijon Autrement le jeudi 20 février 2014 à 19h33

  11. Bonsoir,
    Allez donc voir l’étude de l’UNEP sur son site internet http://www.entreprisesdupaysage.org où les explications permettent de prendre du recul et voir que nos élus actuels peuvent mieux faire, et faire moins aurait été difficile !

    Joseph B le jeudi 20 février 2014 à 21h26

  12. 100% d’accord avec vous Dijon Autrement ! Et dans le même temps nous avons vu des parc devenir ecore plus minéral qu’ils n’étaient, par exemple le petit square de la rue Buffon, où la pelouse (où tout le monde pique-niquait le midi) a laissé place a du gravier (où l’on ne pique nique plus). Bravo la municipalité sortante et pas peu fière d’elle.

    Parler vrai le samedi 22 février 2014 à 17h13