Plafond de concentration : K6FM écrit aux parlementaires de Côte-d’Or

Le 11 décembre 2013, le a pris la décision de revoir le mode de calcul du plafond de concentration en radio, qui fixe à 150 millions d’habitants la population cumulée desservie par les radios d’un même groupe. Pour le syndicat interprofessionnel des radios et télévisions et la radio locale , le pluralisme et la liberté sont visés. La radio dijonnaise a envoyé une lettre ouverte aux parlementaires de Côte-d’Or.

A retrouver ci-dessous.

“La concentration n’est pas l’avenir de la radio : nous avons besoin de vous pour préserver la diversité, le pluralisme et la liberté

Par sa décision du 11 décembre 2013, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel porte atteinte à une disposition de la loi sur la liberté de communication du 30 septembre 1986 sur laquelle repose la diversité des éditeurs et le pluralisme des programmes radiophoniques : le plafond de concentration.

L’article 41 de cette loi fixe à 150 millions d’habitants la population cumulée desservie par les radios d’un même groupe. Ce plafond permet aux groupes nationaux du secteur d’éditer chacun de 3 à 4 réseaux. Il préserve en même temps l’existence des radios indépendantes comme K6FM au sein desquelles s’expriment les voix des régions, des territoires, la diversité musicale et les cultures plurielles de notre pays.

Ce plafond de concentration a été au fil des années l’objet d’attaques visant à le supprimer ou à le relever. Le Parlement l’a toujours défendu et maintenu, quelle que soit sa majorité.

Face à cette constance du Parlement, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) utilise un subterfuge technique qui abaisse artificiellement de plusieurs dizaines de millions d’habitants le décompte de la population desservie par chacun des groupes nationaux, en changeant les instruments de calcul.

Le CSA contourne ainsi le Parlement et empiète sur ses prérogatives législatives.

Le CSA prend le risque et la responsabilité d’initier un nouvel épisode de concentration dans l’audiovisuel, il fait peser de lourdes menaces sur nos PME de radios indépendantes qui emploient 2 500 salariés dont 500 journalistes, sans aucune aide ni subvention.

Les radios indépendantes comme K6FM sont indispensables à la diversité et au pluralisme du média par l’apport de thématiques éditoriales, musicales et culturelles exclusives. Elles sont en relation de proximité avec leurs publics, produisent quotidiennement de l’information locale et régionale, et donnent la parole aux personnalités et élu(e)s en régions.

Nous avons besoin de votre soutien !

Vous pouvez agir dès maintenant en demandant au Président du CSA, Monsieur Olivier Schrameck, de revoir sa décision. Vous pouvez également poser des questions au gouvernement, et mener toute autre initiative que vous jugerez utile.

Nos 150 radios indépendantes, nos 2 500 salarié(e)s, nos 9 millions d’auditrices et d’auditeurs, vous remercient du soutien que vous pourrez apporter à leur combat pour la liberté, le pluralisme et la diversité en radio.”

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