Départ de l’activité aérienne permanente de BA 102 : À qui la faute ?

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Depuis l’annonce des départs des Alphajet de la Base aérienne 102 de Dijon-Longvic, le président du conseil général de Côte-d’Or, dénonce les choix politiques de François Hollande et donc, au niveau local de .

À l’inverse, les socialistes locaux pointent la loi de programmation militaire de 2008, de Nicolas Sarkozy donc. Alors, le dernier communiqué de François Sauvadet est resté en travers de la gorge du sénateur-maire de la ville de Dijon. François Sauvadet accusait en effet François Rebsamen de “mensonge éhonté”. En réponse, ce dernier évoque un “nouveau délire”.

Départ prévu en juin 2014

“Il prétend que je serais complice, par mon silence, de l’arrêt de l’activité aérienne permanente, qui serait selon lui la conséquence de la loi de programmation militaire 2014-2019”, écrit François Rebsamen dans un communiqué. Faux selon lui. Depuis de longues années, l’armée étudierait l’option d’une réduction de l’activité aéronautique sur la base Guynemer. Le sénateur-maire de citer un passage de l’interview que l’ancien-maire de Dijon, Robert Poujade, nous a accordé (Voir magazine du mois de février 2014) : “Dès 1995, l’armée de l’air voulait se débarrasser de la base, c’est donc un sursis”, nous a assuré celui qui fut maire de la ville durant trente ans.

Reste que d’après le Ministère de la Défense, par la voix du général de division aérienne Patrick Pacorel, “la déclinaison de la Loi de programmation militaire 2014-2019 conduit à l’application de nouvelles mesures de réorganisation des armées. Dans ce cadre et à compter du 27 juin 2014, l’armée de l’air n’assurera plus la mise en œuvre de la plate-forme aéronautique de Dijon et des services associés du contrôle de la circulation aérienne”. Ce courrier, François Sauvadet l’a transmis à la presse il y a quelques jours. Il confirme selon lui l’arrêt de mort définitif signé par le gouvernement en complicité avec François Rebsamen.

“Le président du conseil général de Côte-d’Or oublie un peu vite l’histoire, ou peut-être ne la connaît-il pas bien”, renchérit François Rebsamen. “Il néglige de rappeler que c’est la loi de programmation militaire 2009-2014, qu’il a votée au titre de son soutien au gouvernement Fillon, qui a engagé de manière définitive le démantèlement de l’activité de chasse de Dijon en imposant le départ de l’escadron 2/2 Côte-d’Or, c’est-à-dire le départ des derniers Mirage 2000-5 de Dijon”.

Le départ sera actif en juin 2014. Laissant le tarmac de l’aéroport vide d’une grande partie de son activité. Les deux hommes, à leur façon, s’interrogent sur l’avenir. François Sauvadet a par exemple saisi le ministre de la Défense et le premier Ministre. François Rebsamen appelle lui son homologue du département à se rasseoir autour de la table de ceux qui travaillent pour que l’activité aéronautique civile se poursuive au service de l’activité économique et de l’attractivité de notre territoire”. Autrement dit pour que le département fasse marche arrière sur sa décision de ne plus financer l’aéroport…

Les commentaires sont clos.

  1. il oubli toute les lois qu il vote pendant plusieurs années et on ne l entendait pas tout les jours il est formi d able

    wad le vendredi 14 février 2014 à 8h00

  2. Oui à une reconversion en un musée vivant de l’Aviation

    Dijon Autrement le vendredi 14 février 2014 à 11h33

  3. Mieux qu’un musée de l’aviation : l’implantation ; délocalisée d’ailleurs d’une entreprise sous traitante dans la construction aéronautique . ( Airbus)

    Patrick Lepak le vendredi 14 février 2014 à 11h45

  4. Superbe ping-pong de va-et-vient sur “c’est la faute à l’autre” !!

    Quelqu’un peut-il estimer la durabilité économique de l’aéroport civil ? Le coût pour la collectivité et le réel retour sur investissement ? Bien desservi par le train, Dijon est non loin des aéropors de la région parisienne et de Lyon, faut il que toutes les dites grandes villes aients des aéroports gouffres de finances publiques ? et au coût écologique…

    Phil le mardi 18 février 2014 à 1h04