François Rebsamen pend la crémaillère de sa permanence

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Elle était jusque-là recouverte de panneaux de bois, comme pour cacher le manège qui se déroulait à l’intérieur. La ferronnerie, au centre-ville de Dijon, a revêtu une parure rose pour devenir, samedi 8 février, la permanence de campagne du candidat socialiste aux élections municipales, .

Debout sur une table basse Ikea faisant office d’estrade, François Rebsamen a donc officiellement pris ses quartiers rue Auguste Comte, tout juste deux jours après son lancement de campagne. Ironie du sort, c’est dans cette même enceinte que François-Xavier Dugourd avait établi, il y a six ans, son QG. Il était alors en campagne contre François Rebsamen, justement. “Cela ne lui a pas porté chance, mais ce ne sera pas notre cas”, François Rebsamen touche du bois. Cette fois-ci, son adversaire politique, Alain Houpert, a opté pour un local au bas de la rue Monge, sur deux étages.

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

“La ferronnerie est un très bon choix, car elle est financièrement très abordable dans le cadre d’une campagne. Nous sommes respectueux des deniers publics”, fait remarquer François Rebsamen. Les partis récoltant en effet plus de 5% des suffrages exprimés se verront rembourser leurs frais de campagne.

Dès le hall d’accueil, pas de doute possible : le rose indique clairement qu’il s’agit du local de François Rebsamen. Dans la grande salle attenante, une bonne partie des futurs colistiers et de nombreux militants. Daft Punk résonne encore dans la pièce. “J’ai vu que vous aviez apprécié la musique que mon équipe a choisie pour la campagne [il s’agit du tube Get Lucky du duo français, NDLR]. C’est sans doute parce que les casques sont à la mode” – clin d’œil au président français.

“Ici c’est chez vous”, assure le sénateur-maire sortant avant de dérouler les grands axes de la campagne : “N’hésitez pas à dire aux gens que nous avons un des meilleurs bilans en France”, s’enorgueillit-il. “Ne cédez pas aux provocations, allez convaincre les gens et rappelez que ces élections permettent d’élire un maire, une équipe, un projet et non pas de blâmer le gouvernement”. Dans quelques jours, il devrait présenter plus de cent propositions pour la ville.

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Les commentaires sont clos.

  1. Les dijonnais ont un choix facile, un bilan solide contre un parachuté qui a d’ailleurs abandonné ses électeurs qui ne fait que dénigrer notre ville.

    Pierre Paillot le samedi 8 février 2014 à 13h57

  2. Beaucoup de monde ! Belle ambiance, une équipe unie, à la différence de l’UMP locale et de ses deux têtes de liste, deux équipes et deux locaux de campagne!

    Marc ROUSSEAU le samedi 8 février 2014 à 15h00

  3. vous gagnerez sans problème : les autres sont ennemis intimes et le fhaine sera balayé sans problème (5%)
    par contre daft punk non en boucle

    roques le samedi 8 février 2014 à 17h13

  4. j’ai oublié : houppert n’aime pas dijon : il veut rendre la circulation rue de la lib le tram et une ligne et arrêt tgv devant les galeries lafayette faire un parking souterrain de 10000 places un héliport tout çà pour contenter ses uniques électeurs les commerçants ceux là même qui vous font des courbettes devant vous mais vous descendent à la moindre occasion , je les ai entendu dans leurs magasins : voiture voiture voiture et surtout des emplacements de parkings devant leurs boutiques ! qu’houpert s’occupe de ses champs et cages à lapin : lorsque l’on a endetté sa cambrousse à ce point on se fait petit : de plus il vous dénie vos cumuls mais se garde bien de remettre en cause les siens ! En définitive mr FXD était plus tolérant et moins bête que cet individu : mais moi à longvic j’ai le même sous le nom de morel

    roques le samedi 8 février 2014 à 17h19

  5. Roques : vous flinguez bien !
    Houpert est vraiment trop nul en effet. Ce matin je parcourais la rue de la lib et me disait : il est vraiment si pourri le revêtement de la rue piétonne ? Non, il est clair et sombre de manière barriolée et assez bien agrippant pour éviter de déraper à la moindre couche d’eau ou de léger verglas ou neige. M Houpert trouve cela couleur de caniveau mais voulait-il des pierres de Bourgogne comme revêtement hyper glissant, comme il en est devant la mairie ?
    Triste que M Rebsamen ait une tête de liste si nulle face à lui aux minicipales, car cela ne le force pas à nous annoncer un programme intéressant. Gros risque de poursuite de l’existant, avec l’urbanisme froid de M Pribetich.

    Joseph B le samedi 8 février 2014 à 18h02

  6. L’ambiance était chaleureuse, conviviale, sereine et bon enfant: je dirais presque une ambiance familiale.
    Effectivement M.Rebsamen et son équipe peut être fier d’avoir fait revivre la ville: vieille dijonnaise avant eux pas de bus, je devais descendre à pied en Fac, si on voulait sortir il n’ y avait pas de bus de toute façon il n’y avait aucune manifestation excepté le théâtre avec ses opérettes ou ensuite l’auditorium dont le prix faisait d’office la sélection des personnes, je peux y aller que depuis la nouvelle municipalité avec ses tarifs de dernière heure. Tiéfaine, enfant du cru, était interdit de spectacle à Dijon, Léonard Cohen n’avait droit qu’à la salle de la patinoire. Le centre ville serait plus attractif si il se posait les véritables questions et non pas de jouer les pauvres éplorées qu’on assassine car maintenant le centre ville sans voiture donne envie de faire du lèche vitrine mais si les devantures sont tristes à mourir cela ne donne pas envie de rentrer et de plus l’accueil qui vous est fait lorsque vous pénétrez. Il faut savoir se remettre en cause

    MUMMY le samedi 8 février 2014 à 18h40

  7. “… A L’HUMANITE TOUTE ENTIERE”(Rien de moins!)dixit le candidat-maire à propos des Climats de Bourgogne(tm). Laurent G. le “Sport” et Philippe D.
    les “abeilles”(il en faut). Et la table-rase idéologique aux Lentillères. Voilà, hormis le Modem (sic!) les préoccupations des sortants. Affligeant.

    Dijon Autrement le lundi 10 février 2014 à 13h14

  8. Dijon Autrement : attendez les 100 propositions ! Il y aura peut être des projets pour une ville innovante, vivante !! Avec des notions sociales et environnementales réelles. On l’espère vivement !! Et non pas un auto-satisfecit du passé, renouvelé… Dijon est une ville très en retard en matière de démocratie participative, peut être que les socialistes triomphants (et affiliés soumis et sans réelles convictions de projet si ce n’est d’être bien placés sur la liste électorale) vont l’entendre…

    Joseph B le mardi 11 février 2014 à 11h50