François Rebsamen, jamais deux sans trois ?

Photo Joans Jacquel

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Les écharpes jaunes de la précédente campagne, criardes et pelucheuses, ont cédé leur place à des foulards roses, plus dans le ton. Dans le ton de la ville, enfin surtout de son tramway, mais aussi dans le ton de la couleur politique du personnage, .

Le sénateur-maire sortant de Dijon a enfilé sa casquette de candidat. Dans un cellier de Clairvaux complet, il a lancé, jeudi 6 février 2014, les premiers jalons de sa candidature, attendue depuis de nombreux mois. Désormais, le rythme s’annonce effréné : première étape, l’inauguration de sa permanence de campagne rue Auguste Comte, samedi 8 février à 11h.

Suivront ensuite plusieurs réunions publiques. Car s’il a été réélu assez facilement en 2008, François Rebsamen se refuse à tout triomphalisme prématuré même si son visage trahit une certaine confiance. Cette année, la tâche sera en effet sans doute un peu plus compliquée. Mais selon lui, qui a fait, fera.

Le bilan comme premier argument

À l’entrée du cellier de Clairvaux, des jeunes militants distribuent des badges. Invitant chaque personne à les afficher bien en évidence sur sa veste. En grosses lettres blanches sur fond rose et gris : “Dijon avec vous”. Le slogan choisi par son équipe pour la campagne. Sur l’estrade, une large photo de la place de la République rappelle le jour de l’inauguration de la première ligne de tramway. “La ville s’est métamorphosée”, assure-t-il. “Il est plus facile de construire là où il n’y avait rien. Or il y avait tant de choses à faire…”

Photo Jonas Jacquel

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Sa candidature ne faisait plus illusion depuis de nombreux mois, mais François Rebsamen n’avait, du moins officiellement, pas encore lancé sa campagne. Les derniers conseils municipaux et communautaires clos, le chemin était tout tracé. “De l’autre côté de l’échiquier, les concurrents de l’UMP ne sont ni méchants ni bêtes. Pire, ils sont incompétents”, assure Daniel Cadoux, ancien préfet de Côte-d’Or. “Ils se sont même disputés, durant plusieurs mois le privilège de se faire étriller par François Rebsamen”.

Pas de triomphalisme pour autant même si un sondage récent a donné au maire sortant 50% d’intention de vote dès le premier tour contre 27% pour son adversaire de l’UMP. “Ne pensez pas que le résultat est là, ne pensez pas que nous avons gagné”, martèle François Rebsamen. “À l’UMP, ils parlent beaucoup de moi, mais nous, nous allons parler de Dijon”.

Le satisfecit du palais des Ducs

Et Dijon, celui qui en parle le mieux, c’est encore Dominique Pitoiset. Une persistante rumeur voudrait que le comédien et célèbre metteur en scène revienne dans sa ville natale. Il aurait même une place sur la liste. Si rien ne peut encore le confirmer, il trace ce soir un portrait dithyrambique de la capitale des Ducs de Bourgogne et de son premier édile. “Je ne reconnais pas Dijon et c’est un plaisir”, assure-t-il. “C’est une ville de goût et du goût. Il nous faut donc un homme similaire pour la diriger. Avec toi, elle ose être lumineuse”.

Reprenant une phrase de son ami et Président de la République, François Hollande, François Rebsamen dévoile ses intentions : “Avec le mot maire on peut écrire le mot aimer. Maire est une fonction très exigeante. Elle nécessite de la morale, de l’honnêteté, de la sincérité”. Depuis treize ans, le socialiste occupe son bureau du palais des Ducs de Bourgogne.

Photo Jonas Jacquel

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Et si, en 2001, il avait été élu sur la promesse de réveiller Dijon, il considère que cette mission a été menée a bien : “Le bilan, c’est ce qui crédibilise notre action. Dijon est devenue cette ville qui rayonne et dont on parle à travers la France”. Pour l’heure, aucune proposition même si, en filigrane on devine quelques axes : donner un nouveau souffle social, accroître l’attractivité touristique et redonner une envie d’entreprendre.

L’économie pourrait occuper une place centrale

Il faut dire qu’au même moment, de l’autre côté de la ville, Alain Houpert, son principal adversaire ne ménage pas ses efforts pour pointer les carences de “l’ère Rebsamen”. Et l’économie est justement un angle d’attaque très prisé du sénateur UMP. “”Si certains veulent tirer la campagne plus bas que terre, je ne les suivrais pas […] C’est vrai que les six dernières années ont été difficiles. Mais sur les 13 ans de mandat, nous avons gagné 2 300 emplois”. Et de citer la reconversion de la friche Seita – avec Ikéa -, le développement de Urgo, Plasto, la chocolaterie de Bourgogne, le technopôle de Mirande,…

“Ceux qui choisissent la caricature et la posture se fourvoient dans l’imposture”, lance le député Laurent Grandguillaume. Daniel Cadoux d’enchaîner : “Tu as fait un sans faute sur Dijon, un carton plein”. “François Rebsamen est un patron, il sait décider, il aime décider […] Les Dijonnais sont fiers d’avoir un maire qui compte dans la vie politique nationale”. Il glissera même quelques conseils pour le plan de carrière de l’homme. En substance, qu’il peut faire encore mieux que président du groupe socialiste au Sénat.

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Sauf que celui qui a, un temps, brigué le poste de ministre de l’Intérieur, n’a depuis cessé de le marteler : il ne quittera pas sa ville pour un autre fauteuil à Paris. “J’aime Dijon. Il faut aimer sa ville, il ne faut pas la dénigrer”. Il aurait ainsi toujours en travers de la gorge, la sortie de son adversaire sur la rue de la Liberté, comparée à un caniveau.

“On ne fait pas de résultat en disant du mal de Dijon”, pointe François Patriat. “Il faut être fier de sa ville et revendiquer qu’il s’agit d’une capitale régionale”. “À vocation européenne”, précisera plus tard François Rebsamen. “Je veux écrire une nouvelle page pour Dijon, une nouvelle page de l’histoire de la ville, une ville que nous aimons”.

Les commentaires sont clos.

  1. Enfin un candidat qui aime Dijon, ça devenait lassant les commentaires d’Houperd qui ne faisait que critiquer Primark, cité de la Gastronomie, tram, rue de la Liberté… Comment espérer gagner une ville que l’on aime pas, j’espère que Dijon ne sera pas le marche pied de la conquête du pouvoir pour ce monsieur qui a abandonné son fief

    Pierre PAILLOT le vendredi 7 février 2014 à 9h10

  2. C’est drôle la façon que vous avez d’orthographier le nom du candidat opposé à François REBSAMEN. Ca me rappelle une déclaration enflammée du sieur Houpert qui, toute modestie piétinée affirmait qu’il ne serait pas, aux cantonales, élu par hasard dans le canton de Grancey le Château. Je pense que si Hou…perd à Dijon, ce ne sera pas, là non plus, le fait du hasard.

    Marcel FOLLEA le vendredi 7 février 2014 à 9h29

  3. Ces pléthoriques François qui nous gouverne(ro)nt

    Dijon Autrement le vendredi 7 février 2014 à 9h42

  4. Bonne ambiance et beaucoup de monde! C’est agréable de voir une équipe unie! La campagne prend de la hauteur… et ça fait du bien!

    Marc ROUSSEAU le vendredi 7 février 2014 à 10h17

  5. “Jeune Pousse de Vigne” a trouvé son climat (mais pas de dauphin(e)…)

    Dijon Autrement le vendredi 7 février 2014 à 10h20

  6. J’y étais et les discours valaient le détour!
    On attend les prochaines réunions.

    hollinger le vendredi 7 février 2014 à 11h26

  7. On n’est pas assez dans le caca comme ça… en plus il faudrait que Rebsamen soit ré-élu? pauvre Dijon, ville qui ne comprends rien à rien!

    Marie le vendredi 7 février 2014 à 11h42

  8. @Marie je pense que Rebsamen sera beaucoup mieux pour Dijon! Regardez Dijon aujourd’hui et ce qu’il était avant. J’ai des amis ex dijonnais qui sont revenus après quelques années d’absence, ils ont été émerveillés par notre ville. Ils aimeraient revenir mais ont des impératifs pro. Ce que vous dites, je pense, est partisan mais regardez avec objectivité comme Dijon est mieux qu’hier.

    Pierre PAILLOT le vendredi 7 février 2014 à 11h51

  9. J’habite à Dijon depuis 1960. J’ai toujours aimé ma ville et franchement je ne trouve pas qu’elle est mieux aujourd’hui qu’hier. Elle a perdu totalement de son charme. Tout est devenu froid et minéral. Ne me dites pas que vous trouvez que la rue de la Liberté est belle maintenant avec son revêtement de bas de gamme !

    Dijonnaise le vendredi 7 février 2014 à 13h13

  10. Moi je préfère la rue de Liberté maintenant au moins on peut se parler, rencontrer des gens, se détendre… Avant il fallait esquiver les bus et tenter de survivre dans le bruit et les gaz d’échappement

    JF OUDOT le vendredi 7 février 2014 à 14h17

  11. Bon, les dorures, c’est bien gentil, mais quand est-ce qu’on va parler de l’envers du décor ? Démocratie à Dijon, rigolons un peu deux minutes. C’est une ville où un citoyen ne peut pas consulter les documents publics pour savoir où va l’argent des usagers.
    Ensuite, les dettes toxiques. Il a été jusqu’en 2008 au CA de Dexia où il touchait 20 000 euros. Quel est le montant des dettes toxiques ? Sans parler du conflit d’intérêt.
    Le crédit municipal, 65 millions d’euros de fonds propres se sont évaporés, alors que la loi l’oblige à mobiliser ces fond pour le CCAS (action sociale). Où est l’argent ? Ça commence à faire beaucoup là !

    Arnaud Guvenatam le vendredi 7 février 2014 à 15h00

  12. Petite lecture instructive :
    http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Commune-Commune-de-Salives-Cote-d-Or

    Un extrait : “CONSTATE que l’arrêté des comptes de la commune de Salives fait apparaître dans
    l’exécution du budget 2010, après vérification de la sincérité des inscriptions en recettes et en
    dépenses, un déficit consolidé de 239 227,22 € ; que ce déficit représente 32,36 % des recettes
    réelles de fonctionnement, pourcentage très supérieur au seuil de 10 % fixé par l’article
    L. 1612-14 du code général des collectivités territoriales précité”

    Pierre PAILLOT le vendredi 7 février 2014 à 16h24

  13. Au moins,Mr Rebsamen a défendu la cité de la gastronomie alors que houpert veut l’envoyer à Beaune…on se demande bien à quoi elle sert cette belle liste “d’union” de la droite parachutée non-dijonnaise?

    Philou le vendredi 7 février 2014 à 17h23

  14. Satisfecit surement, avec ses colistiers au garde à vous ! Ces chers Modem, EELV, PC et Cap21, qui tremblent d’être bien placés dans la liste du maître ! Une ville sous la coupe du PS hégémonique. Une troisième mandature, celle de trop ?

    Alex le vendredi 7 février 2014 à 21h40

  15. Finalement ils l’adorent Houpert : il est tellement nul qu’ils peuvent se gosser en commentant ses propos grotesques. Houpert, caricatural, le meilleur allié de Rebsamen, avec son opposition à 2 sous ?

    Triste qu’il n’y ait pas une liste solide face à M Rebsamen et sa clique soumise, dont gros nul à la clé type Pribetich, pseudo écolos de salons, coco dévoyés, centristes opportunistes.

    Joseph B le samedi 8 février 2014 à 0h01

  16. Hou perd perdra, c’est certain! aucun charisme, que du “carriérisme ” et de l’ambition mais aucune vocation ( pas même celle d’être médecin!)
    Oui, c’est bien regrettable que l’opposition n’ait rien trouve de mieux! Dijon est transformée mais pour les gens qui ne travaillent pas, pour ceux qui ont tout leur temps pour flâner aux terrasses des cafés! Ceux qui bossent sont complètement bloques par cette ville impénétrable, les commerces disparaissent peu a peu, c’est triste a voir! Ouvrer les yeux bon sang!!!!

    Croco le samedi 8 février 2014 à 6h46

  17. En tant qu’électrice très active (commerçante)du bassin dijonnais, je déplore ce qu’est devenue Dijon. Notre beau mâle de Rebsamen à bien mit les commerçants dans la mouise! Dijon va mal : regardez un peu plus loin que le bout de votre nez! la France va mal et on devrait rengainer sur du PS? vous êtes dans le dénie total! quand il ne restera plus que les murs et qu’aucun commerçant (ou artisan) n’aura résisté à la débâcle… qui vous paiera, vous les fonctionnaires? hein? hum…..

    Marie le samedi 8 février 2014 à 13h26

  18. Marie,
    Dijon va beaucoup mieux que bien d’autres villes de taille similaire… Les commerçants qui ont des soucis doivent aussi s’interroger, se remettre en question, certains marchent très bien!

    Marc ROUSSEAU le samedi 8 février 2014 à 14h24

  19. @MarcRousseau,
    Vous avez l’air de bien connaître le commerce dijonnais!… quels sont les commerces qui marchent si bien? ah, les franchises? ou peut-être pain d’épices, moutardes & cie? pour côtoyer les dijonnais tous les jours, je peux vous assurer qu’ils ne tiennent absolument pas votre discours… pouvez-vous me citer les autres villes qui vont moins bien que Dijon? je serais bien curieuse de les connaître! Étoffez votre commentaire d’exemple si vous voulez être pris au sérieux

    Marie le samedi 8 février 2014 à 15h46

  20. @Marie un peu de lecture
    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=22&ref_id=19261

    Marc ROUSSEAU le samedi 8 février 2014 à 16h13

  21. @MarcRousseau,
    Industrie, transport… 2009,2010… des chiffres qui ne correspondent plus à la réalité. Je parle de Commerces pas d’industrie. Je parle de 2011/2012/2013, après l’arrivée de notre beau suppositoire rose cassis et du centre magnifique de la Toison d’Or.
    Et puis, au passage, comptable de métier, je sais qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres! et là, c’est de la poudre aux yeux. Alors, quels sont les commerces qui sortent du lot?

    Marie le samedi 8 février 2014 à 16h37

  22. Je vous donne un document fiable et vous le contestez, votre esprit partisan vous aveugle. Je connais des commerçants qui s’en tirent bien : restauration, bars, fleuristes, épicerie, mode… Bien sur ceux qui se sont reposés sur leurs acquis souffrent, mais ça n’est en rien dû à la municipalité… Dans les villes gérées par vos amis, les commerçants qui ne font pas d’effort ferment aussi !

    Marc Rousseau le samedi 8 février 2014 à 16h52

  23. Document fiable? mais de quelle année parlons-nous? vivez-vous en 2014? et de quel secteur? l’art et la manière de détourner les questions! ah oui, vivre sur les acquis… parlons-en. Je travaille 60 heures par semaine et vous me dites “ceux qui vivent sur leurs acquis…”. Je ne suis pas sure et certaine que vous connaissiez des commerçants qui fonctionnent bien… savez-vous combien de commerce sont à vendre à Dijon? si tout fonctionnait aussi bien, ils n’y en aurait pas autant… mais cela vous semble inconnu! vous ne devez pas être quelqu’un de terrain!

    Marie le samedi 8 février 2014 à 17h17

  24. Marie : svp, donnez nous les statistiques de fermetures de commerces sur Dijon. Vous serez plus crédible.
    Habitant le centre de Dijon, je trouve des commerçants aux vitrines assez rutilantes et ne vois guère de fermetures et moins encore de pas de porte non repris. Au contraire, le centre ville me semble être un centre de consommation des plus actifs.
    Seul ferme la Lib de l’U, une librairie en moins et quel commerce rutiliant va suivre. Finalement Dijon est peut être trop bourgeoise. La culture, notamment populaire, a peu de place. Nous aurons le choix entre la froide librairie Grangier et la Fnac un peu concentrationnaire, mais avec des vendeurs sympas généralement.

    Joseph B le samedi 8 février 2014 à 17h56

  25. Certains se retranchent derrière des stats, moi je vis la situation. 200 commerces à vendre si pour vous c’est une broutille… un commerce à vendre ne l’affiche pas forcément en vitrine! discrétion oblige! Des vitrines rutilantes? vous avez remarqué les vitrines pour Noël? non apparemment! auriez-vous de la peau de saucisse devant les yeux? les commerçants souffrent, mon commerce souffre! et vous que faîtes-vous pour vous permettre que tout va bien? vous voyez bien ce que vous voulez voir et vu de ma fenêtre, Dijon va mal!

    Marie le samedi 8 février 2014 à 19h18

  26. Marie : je vais une à deux fois par an maximum en grande surface, et je fais quasiment tout mes achats en centre ville, mais en choisissant les commerçant, en évitant ceux qui en vendent que du made in “très loin” et/ou sont désagréables. Je fuis les commerçants hautains ou peu accueillants.
    Les 200 commerces à vendres : d’où viennent les chiffres ? de vous ?

    Joseph B le samedi 8 février 2014 à 19h49

  27. Les chiffres… ils viennent des différentes agences immobilières spécialisées dans le commerce. De plus, lisez notre journal local Dijon l’Hebdo, tout est bien expliqué, même pour les novices!
    Pour info, je vend du 100% français et je dis Bonjour et au revoir à toutes les personnes qui passent le seuil de ma porte… et oui, les bons commerçants peuvent aussi être en difficulté. Et n’en déplaise à votre égo, le “vrai” dijonnais à contrario ne sait pas dire bonjour ni au revoir (mais c’est un autre sujet)

    Marie le dimanche 9 février 2014 à 14h57

  28. Maie : pourquoi tant d’agressivité ? Pourquoi écrire “n’en déplaise à votre égo”, je ne suis pas dijonnais d’origine.
    Bravo néanmoins pour le 100% français !
    Espérons vous comme nous que les habitants et commerçants soient joyeux ! :)

    Joseph B le mardi 11 février 2014 à 11h54

  29. voilà ce que je prédis ! Arrêtons toute démagogie, et regardons la réalité en face.
    Le retour de M.REBSAMEN, c’est le retour de Dijon à l’époque du Moyen Âge, nos enfants n’auront que des guenilles à se mettre sur le dos et un bol de riz en guise de repas ! On vous manipule depuis longtemps, car ce n’est pas le sauveur que vous espériez, mais l’imposteur que vous redoutiez
    voter Monsieur REBSAMEN, c’est voté Hollande à l’échelon national,
    les riches devront encore plus payer, mais les pauvres devront encore plus se taire.

    MARCUS

    Marcus licinus crassus le samedi 15 février 2014 à 11h41