Les produits bourguignons veulent conquérir le monde

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Des escargots aux États-Unis, de la moutarde au Japon et du vin aux Émirats Arabes Unis. Les produits bourguignons veulent prendre le large. Pour aider à la promotion de recettes régionales à l’étranger, l’association Vive la Bourgogne a signé une convention de partenariat avec Sopexa, une agence de communication et de marketing spécialisé dans l’alimentaire, mardi 4 février 2014.

Vive la Bourgogne rassemble 24 entreprises régionales. Usine d’escargot, d’anis, fromageries, domaines de vins… “Il n’y a pas de restrictions de filières”, précise Marc Desarmenien, son président, par ailleurs directeur de la moutarderie Fallot, à Beaune. “Il faut que l’on chasse en meute”. Cette convention signée avec Sopexa permettra aux productions locales d’être représentées au mieux sur les salons internationaux, comme le Winter fancy food show de San Francisco ou de faire de la promotion en direction des grandes surfaces.

Marc Desarmenien, président de Vive la Bourgogne et directeur de la moutarderie Fallot|Photo Nicolas Boeuf

Marc Desarmenien, président de Vive la Bourgogne et directeur de la moutarderie Fallot|Photo Nicolas Boeuf

Solidarité face au marché mondial

“En mettant en avant les meilleurs produits de notre région, on captera forcément plus de clients”, promet Marc Desarmenien. L’accent est mis sur la coopération entre les entreprises locales. Dans la matinée, les représentants de Sopexa ont pu visité une usine qui travaille des fruits, Nectars de Bourgogne, à Merceuil, ainsi que la moutarderie Fallot. “On trouve les produits des uns dans la boutique des autres”, s’étonne Jean-René Buisson, directeur de Sopexa. “Je trouve cela formidable. Il y a une vraie entraide, une solidarité et une volonté de faire ensemble”.

Les produits bourguignons profitent déjà d’une belle visibilité à l’internationale. Nectars de Bourgogne exporte 20% de ses productions vers le Japon, l’Amérique du Nord ou les Emirats Arabes. L’international représente 52% des ventes de Fallot. Au dernier salon de San Francisco, la Bourgogne occupait une très large place dans le stand France.

Jean-René Buisson, président de Sopexa|Photo Nicolas Boeuf

Jean-René Buisson, directeur de Sopexa|Photo Nicolas Boeuf

La France, ce ne doit plus être la baguette, le béret et la Tour Eiffel

“Nous allons vous aider à promouvoir vos produits”, promet Jean-René Buisson. Sopexa a un projet de fusion avec Ubi France, l’autre grande organisation nationale dans ce secteur. “Nous sommes une vraie force de frappe à votre disposition. En plus, nous ne voulons pas être une structure technocratique parisienne. Nous avons conscience que tout se passe en région. Les petites entreprises représentent 98% de l’alimentaire en France.”

Pour Marc Dersarmenien, l’avantage de cette coopération avec Sopexa est évident. “Nous avons un problème d’identité. Nous allons travailler avec Sopexa pour l’affirmer sur nos stands, etc.” Avec peut-être une ambition plus grande que celle d’augmenter le chiffre d’affaire à l’étranger. “Il faut que l’on porte haut et fort les produits d’excellence de l’alimentation française. La France, cela ne doit plus être la baguette, le béret et la Tour Eiffel.” Fin stratège marketing, Jean-René Buisson analyse : “Il faut faire avec le reste ce que vous avez réussi avec le vin”. Mais faire manger de l’Epoisses aux Chinois et introduire les escargots au Mexique, c’est pas gagné.

Les commentaires sont clos.

  1. “Communication et marketing”, dixit. Quid de la locophagie?

    Dijon Autrement le samedi 8 février 2014 à 11h44

  2. Je voulais dire Locavorité…

    Dijon Autrement le dimanche 9 février 2014 à 9h20