Pour les municipales, le Front de gauche veut jouer la carte du participatif

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Officiellement, il s’agit de battre la droite. Pourtant on sent bien que le nourrit quelques rancœurs vis-à-vis de François Rebsamen. Les membres de la coalition de gauche vont bien se lancer dans la campagne pour les élections municipales.

Si l’on connaît déjà les premiers noms de la liste, le Front de gauche a tout d’abord souhaité lancer une campagne interactive et participative. Un site internet collaboratif est en ligne pour inciter les citoyens à s’exprimer sur les pistes programmatiques de la liste, mais aussi en soumettre.

Le revers de la médaille…

À la Grande Taverne, ce vendredi 24 janvier, affiche un sourire déterminé. Une nouvelle fois, c’est elle qui va conduire la liste du Front de gauche à Dijon. Derrière elle on retrouve Denis Guvenatam pour le Parti de gauche et Mikou Noufissa pour “Ensemble”, un nouveau mouvement. “Nous nous engageons à développer des politiques de solidarité, voire à les inviter” assure . La femme s’adresse particulièrement aux électeurs de gauche, “peu motivés”, par le scrutin.

L’une des solutions, selon eux, est la mise en place d’un atelier collaboratif virtuel. Le site internet, déjà en ligne, doit fonctionner sous forme de boite à idées : “Toutes les idées sont librement consultables”, explique le Front de gauche. “Celles retenues pour le programme municipal seront distinguées”. “Avec son tramway, avec son patrimoine, Dijon a une belle image”, note Denis Guvenatam. “Mais le revers de la médaille est une réelle austérité et précarité. Nous devons remettre les Dijonnais au cœur de la campagne et le programme ne doit donc pas venir d’en haut”.

Mais le parti ne compte pas que sur les internautes pour préparer les échéances. “Nous allons lancer des chantiers de reconquêtes des services publics”, lance Isabelle de Almeida. Parmi ces services, celui des transports ou de l’eau. “La mise en régie de ces deux services n’est pas une promesse, mais un objectif”, tempère Isabelle de Almeida. “Les entreprises ne doivent pas financer les bénéfices d’une entreprise privée. Ces grands groupes profitent d’un besoin vital  pour s’enrichir”. En somme, il s’agit de “reconquérir les biens communs socialement, écologiquement et économiquement”, détaille Denis Guvenetam.

Déjà une vingtaine de propositions

Sur le site mis en ligne par le Front de gauche, on retrouve ainsi plusieurs propositions allant dans ce sens. La gratuité des transports publics est plébiscitée tout comme le développement et l’encouragement d’une production de proximité en circuit court. Plus surprenant, l’item “Stopper la chasse aux demandeurs d’asile et Roms”, ne semble pas faire – du moins pour le moment – l’unanimité. Il s’agit pourtant bien d’un axe fort souhaité par le parti.

Comme le justifie Jean-Louis Seuzaret pour le collectif “Ensemble” : “Nous ferons la promotion d’une politique empreinte de plus d’humanité, contre les expulsions arbitraires par une administration obnubilée par la politique du chiffre”. Dans le même ordre d’idée, il propose de remplacer la démocratie participative par une démocratie active : “Les comités de quartier devront traduire les volontés et les souhaits des habitants”.

Leur objectif est de “redonner aux Dijonnais le goût de la politique”. “Nous avons déjà fait l’expérience de la droite à Dijon et dans le pays, notre démarche est donc très claire”, martèle Isabelle de Almeida. “Les Dijonnais n’ont rien à attendre d’une droite revancharde sur Dijon. Alors, pourquoi ne pas faire l’union derrière François Rebsamen ? Elle botte en touche : “La question des divisions, il faut la poser à François Rebsamen”. La position du Modem reste le principal obstacle.

Les commentaires sont clos.

  1. Une politique “empreinte” de plus d’humanité et non pas “emprunte” comme vous l’écrivez.

    Empreinte: Bien marqué,comme scellé

    Emprunte n’est pas un adjectif en français et l’adjectif emprunté est synonyme de contraint, embarrassé. C’est à dire exactement le contraire de ce que j’ai exprimé. Car notre soutien aux demandeurs d’asile et aux Roms est parfaitement assumé et sans honte, n’en déplaise à tous ceux qui expriment des discours haineux vis à vis de ces populations en grande précarité.

    seuzaret jean-Louis le jeudi 30 janvier 2014 à 0h12

  2. Bonne chance à eux! Vive le vraie gauche, humaine et non clientéliste.
    Attention au vote populaire pour les haineux social-nationalistes. Blessure encore ressentie de l’opportune trahison du SM
    pour l’inutile MODEM(tm) et les surreprésenté-e-s PRG(tm)

    Dijon Autrement le jeudi 30 janvier 2014 à 7h18

  3. On souhaite que le Front de Gauche nous fera un beau programme, novateur, social, écologiste, pendant que le PS imposera un programme social démocrate mièvre à ses vassaux au garde à vous du MODEM, de EELV, de CAP21, etc.

    Joseph B le jeudi 30 janvier 2014 à 23h42

  4. J’oubliais, le PC est lui aussi au garde à vous pour exister sur la liste du PS ?

    Joseph B le vendredi 31 janvier 2014 à 9h03

  5. Les 3 élus “PC” restés sur la liste Rebsamen en 2008 ont adhéré au MUP et n’ont jamais été dans le Front de Gauche.

    seuzaret jean-Louis le vendredi 31 janvier 2014 à 17h17

  6. En réponse à Mr Seuzaret, vous êtes bien mal renseigné, sur les 3 élus de 2008 seulement deux restent sur la liste de François Rebsamen et ont adhérés au MUP, la 3eme donc moi est communiste et au Front de Gauche
    On ne peut pas dire n’importe quoi sans vérifier ses sources!!!

    CHRISTINE TRUCHOT DESSOLLE le vendredi 21 février 2014 à 21h56