Pour 2014, la CCI vous livre sa recette du bonheur

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Neuvième et dernière étape de notre course aux . Durant tout ce mois de janvier, nous vous avons transmis les bons vœux des élus et des institutions. Ils vous étaient destinés, ainsi qu’aux grands patrons, aux Dijonnais, aux Beaunois…

Bref, mais et nous ? Le Miroir, entreprise de presse encore à l’état embryonnaire, rêve de succès entrepreneurial dans un contexte plus que difficile pour le domaine de l’information. Pour clore notre marathon, nous avons donc décidé d’aller chercher un peu d’espoir auprès de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or.

Le carton d’invitation représentait un bambin sur un plongeoir, prêt à faire le grand saut, encouragé d’un convaincant “Lançons-nous !” par la Chambre. A ce qu’on dit, l’important ce n’est pas la chute, mais l’atterrissage…

Cote de popularité : l’atout jeune

Déjà bien rodés des huit précédentes étapes de vœux, on commence à reconnaître les visages des habitués aux cérémonies. Les candidats en campagne aux Municipales d’abord, sur tous les fronts en cette période préélectorale. On a ainsi pu apercevoir les deux candidats UMP à Dijon, Emmanuel Bichot et le sénateur Alain Houpert.

Pas de maire sortant en vue sur leur passage, mais une flopée d’adjoints à la mairie, côtoyant entre autres le président du conseil régional François Patriat et son homologue du Ceser François Berthelon. Pour représenter le département, quelques conseillers généraux également, croisant au passage leur ancien collègue devenu député, Laurent Grandguillaume.

Mais la première ligne des notables étant passée, le fond de la salle était surtout peuplé de jeunes entrepreneurs, rajeunissant fortement la moyenne d’âge habituelle. Il faut dire que Xavier Mirepoix, nouveau président de la Chambre de commerce de Côte-d’Or, a décidé de les mettre à l’honneur pour sa première cérémonie…

Degré de politisation : compétitif

Devra-t-il rendre des comptes pour son manquement à la tradition ? Car Xavier Mirepoix a délibérément enfreint le protocole dans son discours enlevé ; alors que l’orateur doit traditionnellement faire la part belle, dans la première partie de son intervention, aux notables qui se sont déplacés pour l’occasion, le président de la CCI 21 a d’abord salué ses jeunes invités, les entrepreneurs. Pour “féliciter ceux qui ont choisi d’entreprendre”, leur “formuler des vœux de réussite et de siéger un jour ici”.

Plus encore, le président s’est lancé dans une véritable ode à ceux qui, “opiniâtres, se sont endettés”, “sont la cheville ouvrière de notre pays”. Ceux dont les journées sont ponctuées “par leur quantité quotidienne de Stilnox et de Prosac”. Peu engageant pour l’auditoire, qui préfère en rire … jaune.

Xavier Mirepoix, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte-d'Or | Photo Jonas Jacquel

Xavier Mirepoix, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or | Photo Jonas Jacquel

Mais l’orateur a plus d’un tour dans son sac. D’une part, ce sacrifice sur la santé peut payer : 85% des entreprises accompagnées par la CCI perdurent trois ans après leur création. D’autre part, ce dur statut d’entrepreneur sacrifié pourrait être bien moins douloureux si le gouvernement allégeait les charges des jeunes patrons. Et pour cela, il en appelle directement aux “gouvernants” François Patriat et Laurent Grandguillaume – il rend hommage à ce dernier pour son travail de parlementaire -, leur adressant les mêmes recommandations que les syndicats patronaux de la CGPME ou du Medef : baisser les charges pour diminuer le coût du travail, favoriser la flexibilité, passer à la retraite à 67 ans, et supprimer les 35 heures. Rien de moins.

Est-ce que cela suffira ? ” Non, il faudra aussi favoriser l’export. Bref, “soutenir sans faille les entrepreneurs de notre territoire”. “Si mon vœu pieux se réalise, alors nous verrons des chefs d’entreprise refaire du sport, reprendre le goût de lire, de s’investir dans la vie politique”… Pauvres de nous.

Heureusement, d’ici là, Xavier Mirepoix possède la “recette pour être heureux” : “Il faut penser, il faut aimer, il faut avoir une douce société, il faut avoir un ami avec qui parler, il faut avoir un bon souper, et il faut tenir la nuit entre ses mains le cher être que l’on aime”. Soit. Dont acte !

Qualité du buffet : la priorité est ailleurs !

Le président de la CCI l’a dit, quand on est jeune entrepreneur, on doit savoir se sacrifier. Quand on prend sur son précieux temps pour se rendre à la CCI, c’est pour “confronter ses idées et se créer un réseau”. L’heure n’est alors pas encore aux buffets luxuriants, mais aux simples bouchées et gougères de chez Germain Traiteur, de quelques plateaux en plastiques de petits fours, aux verres de Kir et jus d’orange.

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

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