Une “loi d’avenir sur l’agriculture” qui porte bien mal son nom, pour le député Rémi Delatte

La “loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt”, adoptée mardi 14 janvier par l’Assemblée nationale, en est-elle vraiment une ? Pour le député de Côte-d’Or , par ailleurs maire de Saint-Apollinaire et agriculteur de profession, il n’en est rien : “Cette loi sur l’agriculture n’est pas à la hauteur des enjeux auxquels les paysans de France sont confrontés”, a-t-il affirmé dans un communiqué transmis à la presse lundi 13 janvier 2014.

Il explique en effet qu’elle ne permet ni “de répondre aux demandes des agriculteurs en matière de simplification administrative”, ni de soutenir “le pouvoir d’achat des agriculteurs”.

Ci-dessous, le communiqué dans son intégralité :

Loi d’avenir sur l’agriculture : un leurre de plus

L’Assemblée Nationale s’apprête à voter cette semaine la nouvelle loi sur l’agriculture française, annoncée et préparée par le Gouvernement et le Ministre Stéphane LE FOLL. Ce texte, intitulé « loi d’avenir » porte cependant bien mal son nom.

Ce n’est pas une loi d’avenir car elle ne permet pas de répondre aux demandes des agriculteurs en matière de la simplification administrative. Il faut en France deux années pour obtenir une autorisation de regroupement de deux installations classées, alors que six mois suffisent en Allemagne ; l’agriculture franaçse y perd en efficacité.

Ce n’est pas non plus une loi d’avenir car elle ne soutient pas le pouvoir d’achat des agriculteurs français. La loi ne prévoit pas de rétablir la baisse des charges initiée par Nicolas SARKOZY et le Gouvernement de François FILLON ; elle n’apporte aucune solution pour pallier efficacement la fin des quotas, pas plus qu’elle n’encourage l’organisation de filières et la contractualisation.

Ce n’est pas enfin une loi d’avenir car elle alourdit toujours plus les contraintes environnementales pour les agriculteurs.

Ainsi, le monde paysan français, premier producteur agricole européen, perd de sa compétitivité face à la concurrence européenne et internationale.

A l’heure où sont engagées les négociations commerciales mondiales, les agriculteurs ont besoin d’être confortés dans leurs objectifs de production alimentaire de qualité, pour relever les défis démographiques et environnementaux qui les attendent.

Hélas, cette loi sur l’agriculture n’est pas à la hauteur des enjeux auxquels les paysans de France sont confrontés”.

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