Stéphane Woynaroski (PS) veut “faire l’unanimité” à Talant

Stéphane Woynaroski, candidat PS aux élections municipales de Talant | Photo Jonas Jacquel

Stéphane Woynaroski, candidat PS aux élections municipales de Talant | Photo Jonas Jacquel

Un soir de juin 2012, dans les salons de la préfecture de Côte-d’Or. Laurent Grandguillaume reçoit un coup de téléphone de François Hollande, le félicitant de son élection au poste de député de la première circonscription du département.

Un peu plus loin, brandit les résultats sur la commune de , son fief politique. Son “ami” Laurent Grandguillaume, sort des urnes en tête, avec 51,3% des suffrages. “Rien n’est joué”, relativise-t-il rapidement, mais son sourire en dit long sur les ambitions qu’il porte.

Un an et demi plus tard, il se prépare à transformer l’essai en briguant le poste de maire de la ville. Après avoir officiellement déclaré sa candidature en décembre 2013, il anime cette semaine les deux premiers ateliers qui doivent qui permettre de boucler son projet.

Dans la suite des Législatives

Son ordinateur posé à côté de lui, il consulte une dernière fois les chiffres de l’Insee avant de répondre à nos questions. L’homme qui a essuyé les bancs de l’école Paul Langevin ne se présente pas pour la première fois sur la commune de Talant, mais cette fois-ci, le contexte est différent. “Le maire actuel, est en place depuis trente ans, déjà en tant que premier adjoint puis en tant que maire depuis 1996. Nous y allons donc pour gagner”.

Le contexte local serait donc plutôt favorable. “Je me garderai bien de transposer les différents résultats électoraux de 2012 aux échéances municipales, car il ne faut pas confondre les élections même si les fondations sont bonnes”. D’autant que la cote de popularité du Parti socialiste s’est depuis bien érodée depuis. Ce qui n’empêche pas les ténors du PS local, François Patriat et François Rebsamen en tête d’apporter leur soutien, sans réserve avec la promesse de revenir sur un terrain où la gauche nourrit de nombreux espoirs.

Depuis 2001, il est, avec son équipe, dans l’opposition municipale. De quoi lui laisser du temps pour “se faire sa propre opinion sur la vie municipale”. Ainsi, au cours des réunions publiques qu’il organise (Voir ci-dessous), il entend boucler sa liste et définir les priorités de son programme. Certaines pistes sont cependant déjà tracées.

Le dynamisme et l’attractivité comme enjeux majeurs

La ville est à l’aube d’un changement majeur. L’ouverture de la Lino début février devrait bouleverser le paysage, du moins purement urbanistique, de la quatrième cité de Côte-d’Or. “Cette dernière marque nettement les limites de l’aire urbaine de Talant. Il a donc été décidé de ne pas étendre la ville au-delà de cette limite afin de préserver les espaces naturels et agricoles”, détaille-t-il. Ce sera aussi l’occasion pour le candidat, s’il est élu maire, de relancer la zone d’activité, en collaboration avec le Grand Dijon, autorité compétente en la matière.

“Des entreprises et des emplois ont quitté Talant, car la zone est mal identifiée, la voirie peu entretenue”, pointe l’élu. “Et la conséquence est directe sur notre fiscalité qui est ainsi parmi les plus fortes de l’agglomération et même du département pour la taxe sur le foncier bâti”. Mais la perte de dynamisme et d’attractivité ne serait pas uniquement l’apanage du domaine économique.

Et pour le voir, le candidat s’appuie sur les statistiques de l’Insee, dévoilées le 1er janvier 2014. Talant fait en effet partie des grandes villes de la région, avec Chenôve par exemple, qui ont perdu de nombreux habitants sur la période 2006-2011 : 11 118 habitants au dernier recensement. “Trois écoles ont fermé ces dernières années et ce dynamisme, nous souhaitons le retrouver. Ce sera une de nos priorités”.

Il est hors de question d’opposer un quartier à un autre, d’autant que nous cherchons à faire l’unanimité

En outre, Stéphane Woynaroski promet de lancer une réflexion pour fédérer les quartiers. Durant le mandat qui s’achève, le quartier du Belvédère a concentré de nombreux crédits des différentes collectivités pour accompagner l’opération de renouvellement urbain en cours. “Nous soutenons totalement le projet de médiane verte qui structure le quartier, les réhabilitations de logements, les créations de parkings et d’espaces verts”, relève le candidat. “En revanche, nous déplorons la reconstruction de logements sur le site En Nachey, à proximité immédiate de la Lino. Ces habitants sont très enclavés”.

Car Talant à une topographie à la fois très singulière et complexe. Selon l’élu PS, il reviendra à son équipe de travailler à gommer l’illusion de frontière entre les quartiers. “Elles se sont créées par nécessité de la vie quotidienne puisque quasiment chaque entité dispose de ses commerces de proximité”, rappelle-t-il. “À nous ensuite de transcender ces limites lors d’événements culturels ou festifs”. La liste qu’il présentera en février reflètera, selon lui, la diversité des quartiers. “Il est hors de question d’opposer un quartier à un autre, d’autant que nous cherchons à faire l’unanimité”.

Stephane Woynaroski a tenu sa première réunion publique, mardi 14 janvier 2014 au soir. Une seconde aura lieu jeudi 16 janvier sur le thème de la culture. Plus d’informations ici.

Les commentaires sont clos.

  1. Stéphane W. ou l’opiniatreté invisible d’un apparatchik
    Bonne chance quand même face au clientéliste et antidiluvien
    autre politicien apprenti-sénateur non repenti qui s’accroche…

    Dijon Autrement le jeudi 23 janvier 2014 à 14h21