Emmanuel Bichot : “Ma candidature élargira la base électorale de l’UMP”

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Ils seront bien deux. Sauf retournement de situation (et d’égo), il y aura deux candidats UMP pour les prochaines élections municipales à Dijon : , officiellement investi par le parti, mais aussi . Le conseiller général et maire de Saint-Romain (Côte-d’Or) a dévoilé sa stratégie, lundi 13 janvier 2014.

Cette ambition, Emmanuel Bichot la nourrit depuis le 5 mars 2013 et la création du collectif Agir pour Dijon. “Le 15 mai 2013, mon collègue Alain Houpert, qui a fait la même démarche que moi, refuse d’organiser une primaire sur la ville”, explique-t-il. “Il refuse aussi de se répartir les rôles à travers un binôme ville / agglomération. Et depuis la décision de la commission d’investiture, j’attends qu’il réponde à mes courriers et qu’il honore son engagement de réaliser l’union”.

Depuis plusieurs semaines il brandissait donc cette menace pour faire plier son collègue. Sans grande réussite aussi bien sur le principal concerné que sur les proches des candidats. “Il faut 59 noms pour faire une liste, autant dire qu’il ne les aura pas”, assurait la semaine dernière, un conseiller municipal à propos d’Emmanuel Bichot. Et comme pour tordre le cou aux idées reçues, il a aussi dévoilé une “partie de son équipe de campagne”.

On y retrouve Malika Gauthié, conseillère municipale d’opposition ou encore Lionel Rousseau. Et là, le constat est amer : “Je me rends compte qu’il [Lionel Rousseau, NDLR] est très connu dans tous les quartiers”. “C’est bien vrai”, entend-t-on dans la salle. “Souvent, les gens viennent le saluer puis demandent qui est l’homme à côté”, poursuit Emmanuel Bichot en souriant… Sauf que l’homme à côté, c’est lui justement.

Emmanuel Bichot. Votre candidature se fait-elle contre François Rebsamen ou contre Alain Houpert ?

Ni contre l’un ni contre l’autre. Je fais acte de candidature pour Dijon. Vous n’entendrez de notre part aucune critique envers mon collègue Alain Houpert ni même envers mon collègue François Rebsamen. Ce n’est pas le sujet. Nous pourrons débattre de la politique conduite par le maire de Dijon, mais il n’y aura aucune attaque personnelle ni de ma part ni de mon camp.

Pour justifier votre candidature, vous rapportez les dires des médias nationaux qui jugent que l’élection est déjà jouée, en faveur de François Rebsamen. Avec deux listes de droite, c’est pourtant ce qui se dessine…

C’est le constat que nous avons établi avant de relancer notre campagne : l’élection, à Dijon, se présente mal pour l’UMP, ce sera difficile. Or, nous pensons avoir quelque chose à apporter à cette campagne, permettre d’élargir la base électorale de la droite et du centre. Et si ceci se fait avec deux listes de droite, ce sera malgré tout positif eu égard à la seule démarche d’Alain Houpert. Ce sera encore plus positif si nous arrivons à faire l’union, car il y aura assurément un effet multiplicateur.

Vous parlez d’élargissement de la base électorale. Quelles sont les réserves de voix que vous voulez ponctionner ?

Les abstentionnistes déjà. Mais aussi ceux qui seraient tentés de voter François Rebsamen ou d’apporter leur soutien au candidat du Front national. C’est ça élargir, trouver les voix où elles sont. À nous par exemple d’aller voir les électeurs de David Lanaud du Gray aussi, s’il se présente.

Vous avez axé votre campagne autour de trois thèmes. Celui de la sécurité répond à cette nécessité de satisfaire les électeurs du Front national ?

Non, ce n’est pas un calcul électoral. Nous essayons de partir des préoccupations que nous sentons sur le terrain pour ensuite les transformer en axe programmatique. Dans certains quartiers, l’insécurité est quasi inexistante. Dans d’autres, si. Il n’y a qu’à voir ce secteur (celui de la Rue Marceau au Nord de la place de la République), la gérante de la supérette est agressée au moins une fois par semaine. Elle en a plus qu’assez.

Pour l’équipe d’Alain Houpert, vous n’arriverez pas à boucler votre liste. Trouver 59 noms sera-t-il possible ?

Il n’y a aucune difficulté à faire une liste lorsque le collectif qui soutient ma candidature rassemble plus de 400 personnes. En revanche, nous souhaitons nous donner le temps pour construire cette liste soigneusement pour qu’elle représente au mieux les Dijonnais.

Les commentaires sont clos.

  1. il ne va pas chercher des aides dans les autre département comme dans la haute saone

    pol le mardi 14 janvier 2014 à 7h03

  2. Bichot c’est le confirmât qu’il faut pour dijon !

    YAN le mardi 14 janvier 2014 à 8h15

  3. Le condidat *

    YAN le mardi 14 janvier 2014 à 8h16