PixMix, invasion de post-it sur le dancefloor électro

Photo Louise Vayssié

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Après le règne tyrannique du DJ sur le dancefloor, un nouveau concept s’impose sur les pistes de danse. La démocratie. La musique électronique montre qu’elle sait vivre avec son temps et propose sa nouvelle invention, la soirée . En substance, le public choisit son style préféré en collant des post-its sur un mur. Un genre , une couleur, une session à laquelle se plie le DJ.

C’est le jeu instauré par l’association RISK sur le plateau du Zénith, samedi 18 janvier à partir de 21h30.

Joue-la comme le jazz

Photo Louise Vayssié

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Si l’électro est capable de proposer plusieurs styles – techno, bass, house, disco, pop – c’est parce qu’à l’image du jazz, elle est tentaculaire. Pour faire simple, la musique électronique née d’une maman disco et d’un papa électronique (comme Kraftwerk) dans les années 70-80, s’est rapidement divisée en courants à sensibilité différente.

Son lourd ou hystérique, léger ou extatique, il répond à tous les tempéraments. Généralement, en fonction de sa personnalité, on finit par en aimer un plus que les autres. Généralement. Parce que pour les organisateurs, en choisir un a vite été frustrant. “Moi, j’étais plus technorock”, récapitule Konik (DJ), “Ptit Luc, plutôt house-jazz et un autre minimal Allemande…”

Comment procéder alors pour remédier à cette insatisfaction ? Réponse : la PixMix. “Il a fallu que l’on conceptualise notre envie en trouvant une façon de l’identifier. On a appelé la première mouture “Fais tourner” et puis finalement, on a ajouté un système de vote, assimilé les post-its à des pixels.” Et voilà, elle est née, l’idée originale capable de susciter l’envie chez de nouveaux publics.

Zénith, Bal’tazar, Quentin, An-fer ou Espace Grévin : “Le lieu, c’est 50% de l’affluence”

Photo Teknet

Photo Louise Vayssié

Car c’est là la clé, renouveler un public difficile à fidéliser – les 20-30 ans finissent souvent par changer de ville à la fin de leurs études, par exemple. Pour cela, il faut aller chercher plus loin que les connaisseurs et les habitués, du côté de “ceux qui écoutent Vitalic dans leur salon, mais qui ne font pas encore partie du milieu culturel”.

Et le meilleur moyen de rencontrer ce nouveau public, c’est d’accéder à un lieu qui brasse large comme le Zénith. La PixMix au Zénith, ce sera en somme la rencontre d’un microcosme avec le mainstream, le grand public. Avec un peu de chance et de doigté, l’association RISK, organisatrice, pourrait bien métisser la salle. Mais pour pérenniser le rendez-vous, il lui manque, selon elle, un ingrédient essentiel : un lieu.

Car sans lieu, pas de rendez-vous. Pas d’habitudes comme à l’An-fer ou l’Espace Grévin comme au cœur des entraînantes années 90. “Le lieu, c’est 50% de l’affluence”, estime Konik. RISK tente d’ailleurs aujourd’hui de recréer des rendez-vous électroniques comme la PixMix à la péniche Cancale (5 éditions déjà) et celui du “Q” (le jeudi soir au Bal’tazar) en partenariat avec le Bistrot Quentin.

“On remettrait bien au goût du jour les soirées clubbing.”

Photo Teknet

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Les commentaires sont clos.

  1. Je suis à l’anniversaire d’une copine! Je ne pourrai pas y aller!

    CamilleG le lundi 13 janvier 2014 à 23h07