Le Mâconnais, entre autonomie et influence lyonnaise

L’ publie deux notes sur le mâconnais. La première sur l’emploi, la seconde sur son attractivité. “La structure de son tissu productif fait du Mâconnais un territoire à l’économie autonome, où le taux de chômage est faible et les situations de précarité moins nombreuses qu’ailleurs”, explique l’Insee qui explique que la ville et son agglomération attire des nouveaux habitants venant principalement de Lyon.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous ou consulter les notes.

“Aux frontières des régions Bourgogne et Rhône-Alpes, le Mâconnais se caractérise par une population et des activités polarisées autour de Mâcon, ville moyenne qui joue le rôle de poumon économique local. Le développement démographique et économique de ce territoire repose sur ses forces propres, mais aussi sur la proximité d’autres pôles urbains, à commencer par celui de Lyon. C’est ce que montre une étude financée par la DATAR à l’initiative des deux préfectures de région (SGAR), menée par les directions régionales de l’INSEE, dans le cadre d’une démarche qui les associe au Centre d’études techniques de l’équipement de Lyon, à une urbaniste et à une économiste.

La structure de son tissu productif fait du Mâconnais un territoire à l’économie autonome, où le taux de chômage est faible et les situations de précarité moins nombreuses qu’ailleurs. Les activités sont diversifiées autour de l’industrie, des services à la population, de l’administration publique et de l’agriculture-viticulture. La zone d’emploi de Mâcon compte 60 200 emplois en 2009, soit une progression de 15 % en dix ans. Le Mâconnais est épargné par le recul de l’emploi industriel : orientée vers l’agro-alimentaire et la fabrication d’équipements électriques, son industrie offre le même niveau d’emploi qu’en 1990, ce qui contribue à la bonne santé économique du territoire.

Le Mâconnais attire de nouveaux habitants, venant pour beaucoup de Lyon et de ses environs. Ce sont surtout des familles avec enfants, dont l’arrivée stimule les activités de commerce et de services. Inversement, les jeunes quittent Mâcon. Ils vont poursuivre leurs études le plus souvent à Lyon, pôle très attractif doté d’un large éventail de formations supérieures.

Le Mâconnais gagne des habitants au jeu des migrations. Mais une part croissante des actifs, notamment les plus qualifiés, travaillent en dehors du territoire, renforçant ainsi les liens de Mâcon avec les pôles urbains proches.

Un quart des actifs qui habitent dans l’aire urbaine de Mâcon vont travailler en dehors. Si Lyon est la destination privilégiée de ces travailleurs mobiles, ce n’est pas la seule. Mâcon entretient des relations fortes et équilibrées avec Bourg-en-Bresse, favorisées par la complémentarité des activités économiques des deux aires urbaines. Beaucoup d’actifs effectuent de courts trajets vers Chalon-sur-Saône, Cluny ou Tournus. Du fait de l’éloignement, les liens économiques avec Dijon sont plus ténus, mais la capitale de région est, après Lyon, la deuxième destination pour les études supérieures des jeunes Mâconnais.

Au cœur d’un carrefour géographique, Mâcon entretient ainsi des liens de coopération plus diversifiés que d’autres villes comparables, satellites de Lyon (Saint-Etienne, Bourg-en-Bresse, Vienne…).
Le renforcement et le développement de ces coopérations entre villes et institutions, au-delà des limites administratives, apparaissent comme un enjeu pour l’avenir du Mâconnais, sans pour autant remettre en cause son autonomie économique.”

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