Flingage en série et meilleures pensées de la CGPME pour cette nouvelle année

Photo l Jonas Jacquel

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C’est sous les ors de la salle de Flore que la Confédération générale des petites et moyennes entreprises de Côte-d’Or a ouvert, lundi 6 janvier 2014 le ballet des cérémonies de vœux pour 2014. L’occasion pour les chefs d’entreprises de faire passer un message clair et revendicatif aux forces politiques sur place.

Cote de popularité : Très bonne

C’est traditionnellement la première cérémonie de vœux de l’année. Aux poignées de mains viriles se mêlent les bises plus affectives. Échange de bons procédés pour bien débuter l’année. Dans la salle de Flore, au 1er étage du palais des Ducs et des États de Bourgogne, la foule se presse. Des chefs d’entreprises déjà, quelques patrons de presse, de préférence ceux que l’on apprécie. Et des élus bien sûr.

On y croise pêle-mêle, François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et Alain Houpert, candidat aux élections Municipales, bien entendu, mais aussi François Patriat, sénateur et président du conseil régional de Bourgogne, Laurent Grandguillaume et Kheira Bouziane, les députés PS du département, une partie du conseil municipal de la ville de Dijon comme Alain Millot, Nathalie Koenders ou Pierre Pribetich pour la majorité, mais aussi Laurent Bourguignat, Franck Ayache et Marie-Claude Mille pour l’opposition. Gilbert Menut, maire UMP de Talant, Ludovic Rochette, un des conseillers généraux de Dijon ou encore Jean-Philippe Morel, candidat à Longvic sont aussi de la partie.

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Patrice Tapie et François Rebsamen | Photo Jonas Jacquel

“Bon comment ça se passe”, lâche François Rebsamen, comme pour lancer les hostilités. Il regarde sa montre avec un sourire. L’heure c’est l’heure, après l’heure… Vous connaissez la suite. Mais cette bonne humeur ne sera que passagère. Une musique digne des plus grandes productions hollywoodiennes envahit la salle. Sur l’écran installé pour l’occasion, les mots clignotent. On y parle de menace, d’abandon, de manifestation. Les entrepreneurs, vilains petits canards du pays, dévoilent au grand jour leur mécontentement.

Degré de politisation : Fort, mais avec humour

Le visage de Sylvain Camos arrive ensuite sur l’écran. “Les entreprises sont asphyxiées et attendent qu’on vienne ouvrir la fenêtre de la pièce dans laquelle elles sont enfermées”, comme pour se libérer. Le patron d’Ema Événements n’a pourtant pas connu une triste année. C’est lui qui a coproduit la cérémonie Miss France, qui se tenait à Dijon en décembre. Des galas à la parade des reines de beauté en ville, il était là. “Chaque année, 1 200 chefs d’entreprises se suicident, car ils voulaient entreprendre”, lâche-t-il. Frisson dans la salle, l’année commence bien.

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François Rebsamen et François Patriat rient jaune. Alain Houpert, un peu plus éloigné des deux hommes, ne sera pas en reste très longtemps. Quand Patrice Tapie monte à la tribune, on s’attend à un discours d’adieu. Il va finalement allier humour et politique, dans une tirade aux allusions peu dissimulées. Car c’est un exercice auquel il se plie à chaque cérémonie. Après un petit discours introductif, il déroule sa petite fiction. Cette fois-ci, c’est Geneviève de Fontenay qui en est la star. Elle veut organiser le gala Miss Monde à Dijon. De Dijon à Salives, patrie d’Alain Houpert, par ailleurs candidats aux élections municipales dans la capitale des Ducs de Bourgogne, il attaquera aussi bien le Medef que nos confrères de la Gazette de Côte-d’Or, “dont le patron est parti défendre les droits de l’Homme au Qatar”… Sans commentaire.

“A ceux qui nous accusent de profiter de cadeaux faits aux entreprises, nous répondons chiche”, lance Patrice Tapie. “Supprimons les aides et baissons à la place, à l’euro l’euro, les charges sociales et la fiscalité […] L’entreprise n’est pas un lieu d’asservissement, mais d’épanouissement. Nous sommes là pour l’affirmer, chaque fois qu’une occasion se présente, faire taire les dénigrements permanents sur le patronat et valoriser ceux qui prendront encore des risques en 2014”.

“Merde à la déprime, je vous embrasse tous”, ajoute-t-il en guise de conclusion. En espérant que les messages subliminaux concernant la composition des listes des candidats ou le futur “plus viticole” de la cité de la gastronomie aient été entendus par les principaux concernés.

François Rebsamen s’attardera à un petit discours. Deux minutes montre en main pour railler l’absence de François Sauvadet et annoncer en public qu’il a (encore) reçut un SMS d’une ministre. Celle de la Santé cette fois-ci, lui annonçant le versement de huit millions d’euros au Centre hospitalier universitaire de la ville. Une nouvelle qui date du 24 décembre c’est vrai, mais qui ne manquera pas de faire réagir son homologue du conseil général.

Qualité du buffet : Peut mieux faire

La CGPME nous avait habitué à mieux. Obligé de se serrer la ceinture, cette fois-ci, les convives qui n’auront le droit qu’à quelques gougères, le tout accompagné de Marsannay-la-Côte rouge et de blanc du domaine Olivier Guyot. A noter que le jus d’orange est étiqueté Oxfam, commerce équitable donc. Un bon point.

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Les commentaires sont clos.

  1. Que des mecs en costard noir. Ils sont bien tristes ! Fallait enterrer quoi ???

    CitoyenDijonnais le samedi 11 janvier 2014 à 0h23