Pour 2014, le Grand Dijon se met à la diète

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

“Une fin de cycle”. , président du le revendique lui-même : le budget 2014 de l’agglomération, voté jeudi 19 décembre 2013, sera bel et bien celui d’une année électorale. Peu de projets d’investissements pour éviter de crisper les éventuels mécontents à quatre mois des Municipales, mais surtout le bouclage financier de toute une mandature largement marquée par la création d’équipements nouveaux au sein du .

Après un tramway à 400 millions d’euros, un centre-ville piétonnisé, une piscine olympique, des nouvelles tribunes de stade, l’agglomération doit désormais se mettre à la diète. Un seul cap donc, après avoir, beaucoup, beaucoup dépensé : “diminuer l’endettement”. Et c’est aussi François Rebsamen qui le dit.

Un endettement record en 2012

Toutes sections confondues (le Grand Dijon gère les budgets de transport, d’eau, d’assainissement, des déchets, du crématorium…), c’est donc un régime draconien qu’engagera en 2014 l’agglomération : de 344 millions d’euros en 2013, elle devra se contenter désormais de 303 millions d’euros, soit une baisse de près de 12%.

Car les pics de dépenses avaient été atteints en 2012 avec la fin des travaux du tramway, de loin le plus grand projet de cette mandature. Les dépenses d’une part, mais surtout l’endettement, qui pour mener à bien le large programme urbanistique de l’agglomération a atteint des sommets !

Le transfert des compétences de la ville de Dijon au Grand Dijon y étant également pour beaucoup, la dette avait atteint son maximum en 2012 à hauteur de 344 millions. L’occasion rêvée pour l’opposition au conseil municipal de Dijon de dénoncer régulièrement l’irresponsabilité du maire. Car à l’arrivée de François Rebsamen en 2001, la dette du Grand Dijon n’était en effet que de 19 millions d’euros…

Aujourd’hui les élus ne peuvent plus nier la dette. Elle occupera pas moins de 15,60% des dépenses du Grand Dijon en 2014. Un constat que François Rebsamen assume totalement, affichant par ailleurs un grand optimisme sur les capacités de désendettement de l’agglomération. Il l’affirme désormais, “nous sommes sur la bonne voie !”.”On va passer à la moyenne d’endettement des agglomérations, avec une dette estimée pour la fin 2014 à 1 200 € par habitant “. Elle avait en effet atteint son climax à 1 360 € par habitant. Et comme pour faire taire toutes suspicions de maquillage des chiffres, il anticipe : “Je rappelle qu’on ne peut pas tricher avec ça “.

Des dépenses d’équipement divisées par deux

Alors dans ce contexte, l’investissement en prend un coup. Moins 5,68 % en 2014, tandis que les frais de fonctionnement augmentent eux de 1,52%. Avec la fin des travaux du tramway, les dépenses d’équipement diminuent de moitié en 2014 par rapport à 2013 : de 110 millions à 55 millions.

De quoi dégager au moins 7,98 millions d’euros pour réduire la dette en 2014, après avoir entamé le désendettement en 2013 à hauteur de 15 millions d’euros. Et si tout va bien, l’agglomération espère dans le courant de l’année 2014 inscrire au budget supplémentaire une nouvelle enveloppe de remboursement de 15 millions d’euros.

Visiblement, au moment du vote tous les élus sont satisfaits de ce budget. Très peu de débats, et une adoption à l’unanimité en quelques minutes. Parmi les lignes budgétaires notables, on trouvera durant l’année :

  • 940 000 € de subventions annuelles à la piscine olympique.
  • 3,7 millions d’euros pour le financement de la LiNO.
  • 2 millions d’euros pour le réaménagement de la caserne du Transvaal.
  • 325 000 euros pour les aménagements cyclables.
  • 1,2 million d’euros pour la construction d’une nouvelle déchetterie à Dijon-Nord. 2,3 millions d’euros pour les travaux d’entretien de l’usine d’incinération.
  • 226 000 € pour des travaux d’économe d’énergie dans les bâtiments communautaires.
  • 550 000 € pour la réfection du carrelage (trop glissant !) de la piscine olympique.
  • 1 million d’euros pour l’agrandissement de la salle de la Vapeur.
  • 457 000 euros pour la création d’un centre de formation pour le DFCO.
  • 13,9 millions d’euros d’aides à l’habitat.

Enfin, il faudra signer un ultime chèque pour les travaux du tramway de 8,4 millions d’euros… comme un peintre signe sa toile, après six ans de travail.

Les commentaires sont clos.